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6 juin 2017

Invitation aux commencements par Bernard Ginisty

Trouvez le sens de votre vie en moins de vains mots

par Philippe Grauer

Identifier des engagements, créer des communautés, élargir nos horizons. Depuis la fin des « grands récits » le post modernisme en propose de nouveaux, d’allure souvent rétro sous la coupe post moderne qui les habille. Enfin, à nous de voir.


Trouvez le sens de votre vie en moins de vains mots

Climat d’abord ça c’est sûr. Revenu universel, idée à suivre. Donner du sens à sa vie, chez nous on y avait déjà pensé. Redéfinir l’égalité des chances ? Mais comment s’y prendre, quand on est dans l’eau (chanson) ?

Donc Bernard Ginisty, chroniqueur catho progressiste, nous fait part du propos d’un Zuckerberg qui a réussi en s’engageant, en engageant son existence dans la mise en place d’une entreprise de communication, ce qui lui procure la capacité de nous armer moralement. On avait déjà entendu le sympathique d’aspect fondateur de la Pomme comment s’appelle-t-il déjà ? ah oui, Steve Jobs un nom comme ça, à ne pas confondre avec celui sans le S. Le Mark Zuckerberg ayant réussi nous indique à son tour la voie, et quelques priorités, que nous donne à méditer Ginisty.

• réchauffement climatique

• maladies

• revenu universel

• créer une communauté vs. se contenter d’appartenir. Autrement dit, vivez associativement, et davantage, montez un projet pluriel, voyez comment j’ai fait avec FB, ça marche (une fois sur 1 million). C’est ainsi que se prêche le capitalisme.

C’est bien américain tout ça regroupez-vous et par paquets de proximité engendrez le sens de votre génération.

& vous cher lecteur/trice, les choses, les choses de votre vie post-moderne, et de la société ambiante, comment les voyez-vous donc ? un vent de nouveauté par le rajeunissement traverse notre phase électorale. Pourtant pas de New Deal à l’horizon, de « nouveau contrat social » ou de nouvelle république. Juste un réajustement social-libéral. Sous le vernis conservateur intelligent, comment distinguer les germes des ailes qui poussent ?


par Bernard Ginisty

Chronique de Bernard Ginisty du 31 mai 2017

Le 25 mai dernier, Mark Zuckerberg, créateur et PDG du réseau social en ligne Facebook qui compte plus d’un milliard d’utilisateurs actifs quotidiens,  a prononcé un discours à l’université d’Harvard à l’attention des diplômés de l’année (1). Dans son intervention, il définit ainsi la mission de sa génération : « Pour que notre société continue d’aller de l’avant, nous avons face à nous un défi générationnel : il ne s’agit pas simplement de créer de nouveaux emplois, mais de redonner du sens. Il ne suffit pas d’avoir votre propre raison d’être. Vous devez créer une raison d’être pour les autres ». Pour relever ce défi, Mark Zuckerberg indique trois chemins : identifier des engagements, créer des communautés, élargir nos horizons.

engagements urgents    

Parmi les engagements les plus urgents, il cite entre autres la lutte contre le réchauffement climatique et la prévention des maladies : « aujourd’hui, nous dépensons 50 fois plus pour traiter les personnes malades que pour chercher à prévenir les maladies. Cela n’a aucun sens ». Mais ce qui lui semble le plus fondamental, dans une société où chacun, à son niveau, sera confronté à la nécessité de créer et non simplement de répéter le passé, c’est de « définir un nouveau contrat social », car « si chacun n’a pas la possibilité de transformer une idée en entreprise historique, nous sommes tous perdants ».  Ce qui le conduit à demander « d’explorer des idées comme le revenu universel afin de donner à chacun une sécurité permettant d’essayer de nouvelles choses » (2). Cette dernière idée, défendue lors des élections présidentielles par Benoît Hamon, méritait certainement plus que les sarcasmes faciles dont elle a le plus souvent fait les frais.

Pour Mark Zuckerberg, l’essentiel consiste à promouvoir une articulation entre le local et le global, les communautés locales et la citoyenneté du monde. Pour lui, « le sens n’est pas nécessairement lié au travail. Une des façons dont nous pouvons  créer du sens pour chacun est de créer une communauté, un sentiment d’appartenance ». Au moment où les communautés traditionnelles sont en crise, il affirme, à partir de son expérience, « je sais que nous pouvons rebâtir des communautés et en créer de nouvelles (…) C’est aussi mon histoire. Un étudiant dans une résidence universitaire qui connecte une communauté à la fois et qui continue jusqu’à ce qu’un jour nous connections le monde entier ».

La surinformation, en temps prétendument « réel », sur l’ampleur des problèmes de notre planète, risque d’amener beaucoup d’entre nous au scepticisme et au découragement.  Face à cette tentation, le créateur d’un des plus importants réseaux sociaux mondiaux invite à s’investir d’abord au niveau local : « Le changement commence au niveau local. Même les changements mondiaux commencent à petite échelle, avec des personnes comme nous. Pour notre génération, la question de savoir s’il faut se connecter davantage et saisir nos opportunités majeures se résume à notre capacité à créer des communautés et un monde où chacun trouve sa raison d’être ».

Aucune institution, aucun parti politique, aucune religion, aucun réseau social, aucun personnage emblématique ne saurait dispenser chacun d’entre nous de risquer personnellement l’épreuve concrète des valeurs qui donnent du sens. Croire que de simples appartenances pourraient nous en dispenser conduit à des impasses. L’avenir ne sera fait ni de la répétition du passé ni de l’installation satisfaite dans la critique de boucs émissaires. Il est ce que nous allons commencer ensemble.


 

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