RechercherRecherche AgendaAgenda

Actualités

Revenir

18 décembre 2012

Profession psychopraticien : rapport moral SNPPsy 2012 philippe grauer

Esquisse d’une terminologie, quelques points de repère, éléments d’histoire, panorama de l’année 2012.

Texte incomplètement repris du site snppsy.org.

Avertissement

Ce texte, reprenant une maquette inachevée qui d’ailleurs n’a pas été prononcée telle quelle, une improvisation la prenant comme base l’ayant remplacée, n’est pas un
rapport moral formel, au sens que lu publiquement il aurait été approuvé dans les termes exacts soumis à l’Assemblée générale. Cela provient du fait que le SNPPsy s’est petit à petit lassé de ces prononciations d’une quinzaine de pages et a préféré le discours et dialogue directs, à partir d’une trame. L’esprit est bien là, et cet esprit a bien été approuvé. En vue de publication l’écriture du discours non lu en public a évolué, et s’est vue agrémentée de notes après-coup. Tel quel nous livrons la chose à la réflexion de nos lecteurs. Les membres du SNPPsy le prendront comme base de réflexion infidèlement fidèle au Rapport moral initial.

Manœuvres de lecture du texte

En parcourant les automatismes pour vous les décrire nous nous rendons compte de la possibilité d’améliorer la consultation de notre site, dont nous étions naïvement si fiers. Nous sommes résolus à faire en sorte que tout soit facilité d’ici peu (prudence, ne jamais s’engager en pareil cas inconsidérément).

comment ça marche sur ce site

Tout le monde n’est pas internaute aguerri. Pour les plus timides, voici comment ça fonctionne. Une certaine fantaisie préside à la chose, introduisant de l’inattendu machinique dans le maniement. Le système a probablement conçu de vous maintenir en éveil par ce moyen, et d’ainsi vous rappeler à la contrainte d’imperfection – voir à ce sujet Yalom ou Salathé.

Ce texte donc se trouve appareillé en hyperliens ocre rouge, qu’il suffit de cliquer pour en déclencher la lecture. Au mieux une fenêtre apparaît, qui vous livre le texte, Retour facile vous fermez la fenêtre – cas de figure favorable. Hélas pas tous les jours dimanche. Au pire vous cliquez ça pédale pour vous donner l’hyperlien, puis ça repédale pour vous redonner le texte. Quand ils ont fait ça plusieurs fois certains renoncent. Dommage. Nous travaillons à améliorer ces manœuvres. Parfois pourtant il faut sacrifier du temps et déployer sa patience ça peut en valoir la peine. Cas 2 : sur un clic Retour de votre logiciel vous revenez enfin là – parfaitement classique – où vous en étiez.

On peut encore stationner sur un numéro de note également ocre rouge. Elle dévoile ses premiers mots et si vous cliquez pour l’obtenir, c’est soit fenêtre commode soit cas 2 aller et Retour à la ligne initiale non assuré, puis c’est mal fait, il faut repédaler jusqu’au point où vous en étiez. Facile vous remontez dans le texte jusqu’au numéro interrogé.

Courage & bonne consultation à tous.


philippe grauer

SNPPsy – Rapport moral

– extraits

par philippe grauer

Les lignes bougent. Nous demeurons & évoluons.


QUELQUES TERMES

Nous avons besoin d’une terminologie soigneusement assise. Nous proposons ici quelques points de repère pour contribuer à la stabiliser.

métier discipline méthode

– Nous pratiquons un

métier

, celui de psychopraticien(1) (aucune garantie).

– Nous nous réclamons d’une

discipline

, la psychothérapie relationnelle (héritière de la psychologie humaniste et du Mouvement de croissance personnelle(2)). (3).

– Au sein de cette discipline qu’à la fois nous proclamons, revendiquons, soutenons et dont les sociologues et les autres professionnels constatent l’existence effective nous nous réclamons d’une

spécialité

,

école

ou

méthode

(relevant d’une société savante(4)). Ne pas confondre domaine, méthode et technique(5).

parcours

Certification

: nombre d’entre nos nouveaux adhérents sortent désormais d’une école (agréée Affop) qui les a diplômés dans une méthode (diplôme professionnel privé – délivré à l’issue d’une reconversion – de 1500 à 2000 heures, l’équivalent de cinq années universitaires). Leur méthode les rattache à une société savante.

Professionnalisation

: en fin d’études ils connaîtront une période d’exercice stagiaire (encadré par leur école) au cours de laquelle ils s’inscrivent au Snppsy en qualité de membres étudiants associés d’une école agréée Affop.

qualification

: Sortis de l’école les voici syndiqués de base, membres qualifiés du Snppsy, autorisés à se dire psychopraticiens relationnels du Snppsy (sans le ®, par dérogation AFFOP), se réclamant par là de leur discipline de référence.

Habilitation

: un peu plus tard, ayant rencontré une commission de pairs expérimentés relevant de méthodes diverses (pluralisme), ils passent (cinquième critère) psychopraticien relationnel®, et se voient habilités à porter ce titre (6)

– Des

parcours atypiques

restent possibles, respectant le principe de l’échelle décrite ci-dessus.

garanties, syndicat garant professionnel

Nous constituons un syndicat particulier, professionnalisant(7), garant solidaire de la qualité professionnelle des praticiens qui le constituent et qu’il encadre. Noyau préordinal, entre le cas de figure et l’anomalie caractéristique. Notre dispositif de titularisation permet de confirmer la reconnaissance et autorisation de soi en qualité de professionnel de notre discipline auprès de représentants expérimentés de laquelle le candidat déjà en exercice vient présenter décrire et évaluer sa pratique. Le dialogue entre pairs relevant de champs méthodologiques divers (pluralisme) de leur discipline commune permet d’attester d’un référentiel solidaire commun (les cinq critères), de la valeur symbolique de l’exercice du praticien, de la représentation qu’il s’en fait, et de sa compétence suffisante.

paradigme

Notre titre d’exercice professionnel privé (exercice libéral) garanti par les quatre membres historiques du GLPR, se présente comme alternatif au titre d’exercice paramédical d’État qui ouvre l’accès à l’hôpital. L’alternative que nous représentons, institutionnellement faible, mais socialement suffisante et professionnellement consistante, se propose comme profession de santé non médicale (ce qui ne veut en aucune manière dire anti médicale).


1) UNE ANNÉE D’ÉTABLISSEMENT

Conflits en cours

Un épisode de la guerre des psys se termine, celui que j’ai appelé la bataille des charlatans. La guerre n’est pas finie, une autre bataille se déroule sous nos yeux, la bataille de l’autisme, tandis que les psychiatres des 39 luttent de leur côté contre le couplage de leur discipline et de l’instance juridique opéré sous l’ère Sarkozy, les enrôlant dans un dispositif sécuritaire qui ruine le concept même de psychiatrie. De leur côté nos écoles poursuivent leur travail de transmission de notre psychothérapie relationnelle et il serait imprudent d’attendre des pouvoirs publics leur reconnaissance à court terme, car en l’actuelle situation cela signifierait le remplacement des actuels enseignants de ces écoles par des universitaires en activité, à tout le moins leur subordination à des mandarins scientistes, correspondant à une véritable annexion qui signerait la disparition de leur spécificité. La génération qui vient devra s’occuper de faire entériner si elle le souhaite, sans se faire confisquer au passage, l’état de fait, pragmatique, de l’existence, bonne performance et utilité publique de nos écoles agréées, avec leur philosophie, idéologie, pédagogie et programmation propres. Nous ignorons encore si cela sera souhaitable et sous quelle forme. Pour l’instant perpétuons la situation actuelle, maintenons nos écoles syndicats et fédérations, notre consistance institutionnelle. Établissons-nous solidement.

En fait des tensions sont maintenues, des conflits se poursuivent nous venons de le voir, simplement ceux nous concernant n’occupent plus le devant de la scène, et si nous y prenons part c’est en appui, à titre parfois de quasi invisibles.


La bataille des charlatans s’achève. La guerre des psys peut-être pas. Pour l’instant nous vivons l’acalmie. La psychanalyse aux prises avec les TCC qui veulent l’expulser de l’hôpital livre, deuxième épisode, la bataille de l’autisme. Hors l’hôpital nous ne participons pas à cette action qui concerne psychologues et psychiatres.
Cette année a vu notre dernière mutation institutionnelle nous adapter au nouveau régime réglant le fonctionnement des différents protagonistes du carré psy.

frontières inchangées

En ce qui concerne le titre de psychothérapeute attribuable à nos grands-parents qui l’ont revendiqué, les dossiers des candidats au titre paramédical de psychothérapeute définitivement acheminés, les ARS poursuivant leur travail, il ne reste plus qu’à s’occuper des contestations en cours ou à venir. Les nouveaux psychopraticiens en place auront affaire au contrôle d’institutions qui ont conservé l’habitude de ne pas distinguer entre psychopraticiens sans garantie spécifique et nos psychopraticiens relationnels. Nos écoles agréées AFFOP continuent leur travail de formation et transmission dans des conditions parfois économiquement tendues. Nous continuons de travailler et évoluer, pour occuper respectablement notre territoire dont les frontières n’ont pas bougé, et populariser notre discipline, métier, titre.

ARS

Nous nous sommes occupés des dossiers ARS pour ceux d’entre nous qui trouvaient leur intérêt à continuer de s’appeler psychothérapeutes(8), souvent habitués à le faire depuis des décennies, avec talent et sérieux. Il pourront en outre de la sorte appartenir formellement à l’autre bord. Ces dossiers suivent à présent leur cours, accompagnés par nous quand c’est nécessaire. Les ARS traitent les dossiers de façon différente, parfois incohérente. Les décisions de certaines nécessiteront une reprise auprès du Tribunal administratif. L’excellent travail de préparation de Geneviève Mattei a manifesté son utilité. Nous accompagnerons jusqu’au bout les dossiers litigieux qui le nécessitent.

post ARS

Les nouveaux arrivants dans notre métier ne s’appelleront pas, ne porteront pas le titre de psychothérapeute de toute façon. Je le rappelle notre profession à partir de maintenant recrute fondamentalement des étudiants apprentis en reconversion (ils ont entamé leurs nouvelles études entre 40 et 50 ans) sortis de nos écoles. Si cet état de fait vient à changer nous le verrons bien. Pour l’instant il s’agit d’un fait concernant toute l’Europe. Bien entendu les parcours atypiques classiques si l’on peut dire continueront d’approvisionner également nos effectifs. Nous avons modifié notre institution de recrutement précisément de façon à pouvoir accueillir ces populations ancienne et nouvelle selon des modalités conformes aux besoins actuels de publication de listes et d’affichage pour chacun de son identité disciplinaire et professionnelle.

nouveau libellé identitaire

Nous avons tardé à réviser notre personnalité institutionnelle. Notre terminologie disciplinaire et professionnelle est seulement en train de s’établir, à preuve qu’il n’y a quelques mois que nous nous sommes avisés en tant que syndicat il fallait attribuer l’appellation disciplinaire et professionnelle de psychopraticien relationnel à l’ensemble de nos membres, la confusion entre titre et appellation s’étant prolongée après notre AG réformatrice du printemps.

syndicat de titulaires sur trois décennies

À l’origine nous avons créé un syndicat professionnel spécifique puis nous sommes battus sur la ligne : Profession psychothérapeute, tout en créant un code de déontologie et avons encadré et garanti la qualité de la formation des méthodes-écoles. Nous nous définissions comme un syndicat de titulaires (dès le début, un titre), fondé sur la reconnaissance par des pairs (les cinq critères) issus d’écoles différentes, toutes fondées sur le principe de la psychothérapie par la relation. Nombreux furent nos membres qui ne devinrent jamais titulaires, le titre n’était pas alors nécessaire pour exercer.

agents et objets du changement

Les choses et les temps ont changé. Nous distinguons à présent métier, titre, discipline, spécialité, méthode ou technique, système de certification, syndicat, fédération. Notre profession s’est consolidée notre discipline s’est donné son nom (en 2001), notre titre professionnel spécifique, alternatif, garanti dans le cadre du GLPR, s’affirme face au