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29-31 mars 2019

TRAVAIL PSYCHOTHÉRAPIQUE EN PISCINE D’EAU CHAUDEUn stage résidentiel bisannuel sous la direction de Jean-François Tardy.

Travail psychocorporel, travail psychothérapique à médiation, plongée en douceur, aquabioenergetics, Bindrim, bébés nageurs. Une exploration en semi profondeur (1,20 m).

 

TRAVAIL SUR SOI AU FIL DE L’EAU CHAUDE

par Philippe Grauer

Le travail sur soi en piscine d’eau chaude se pratique relativement peu. Dommage. C’est nettement plus sympathique qu’un protocole cognitiviste de déssensibilisation à la peur des araignées. Il s’agit de ce qu’on appelle un travail à médiation psychocorporelle. Il y faut une compétence clinique affinée. Consistant en une maîtrise du média et un sens clinique relationnel adapté à cette maîtrise.

rêver peut-être

L’eau chaude c’est comme un gant, le fluide à température du corps humain, quand vous y pénétrez au ralenti, vous fait l’impression de passer un vêtement de soie magique qui rehausse l’être. L’exact opposé de la fatale tunique d’Héraclès. Savourer, dans le silence, cette immersion progressive qui rappelle au corps sans qu’on en prenne conscience le séjour originel au cœur de la galaxie mère. Savourer l’exploration d’une rêverie en apesanteur.

Trouver sa place au bord de la piscine (profondeur 1,20), y prendre appui et sécurité, en restant concentré sur ce qu’on fait et ce qui nous arrive, tout son appui, pour lentement, à son rythme, quitter le bord et prendre appui sur quelqu’un pour descendre en soufflant par le nez son air musicalisé d’un mm ! — sans apnée (rien qui brusque ou verrouille), remonter (sans urgence) s’approvisionner en s’assurant de l’absence de tout danger d’asphyxie, maîtriser son acclimatation à la vie subaquatique sans stress, recommencer, très lentement toujours. Se mettre à deux ou trois, mains sur les épaules, entrer en contact et prendre appui — toujours un appui —, le toucher dans l’eau est différent, profiter de la différence, descendre ensemble sans contrainte (le port d’une ceinture plombée rend l’opération économique en dépense d’énergie), s’explorer en relation à quelques instants de vie sous marine détendue, en milieu ami, chacun remonte s’approvisionner en air selon son besoin, et devient progressivement, parmi les autres, subaquatique. Tout cela se fonde sur des méthodes mises au point depuis longtemps avec les bébés nageurs. Tout cela guidé par une groupe d’animateurs rodés à la manœuvre.

douceur et lenteur

Attention douceur ! Ensuite ça continue, mais on ne va pas tout vous raconter. Il existe des tas de figures, vous les découvrirez. La douceur et la modification du repérage font le reste. Petit à petit, dans le cadre relationnel collectif favorable, il va vous remonter des choses. La psychothérapie telle que nous la concevons consiste à faire en sorte que ça remonte tout seul. Ensuite ça se met à travailler, toujours en relation bien entendu, et pourrait déboucher sur quelque remaniement.

Le travail s’effectue dans l’eau, où parfois aussi on se laisse conduire et accompagner, cool, maintenu/e par de propices frites, ensuite à sec au sol, où se recueille et retraite le matériel sensible fraîchement éclos ou en train de le faire.

Leçons du corps

Un travail à médiation comme celui-ci permet, si les conditions sont réunies (ayant au préalable examiné qu’il n’y avait pas de contre-indication), d’explorer des zones du psychisme difficilement accessibles voire inaccessibles par les moyens classiques. Leçons du corps comme dirait le psychanalyste Roger Gentis. On y envoie soit de futurs professionnels, qui ont besoin de faire le ménage de leur psyché soigneusement, pour pouvoir exercer ensuite, en psychothérapie relationnelle c’est requis, ou des patients dont certaines voies sont bouchées, qui n’avancent plus, et qu’un changement de média pourrait aider, ou encore qui en sont à un point tel que cette exploration pourrait leur permettre d’effectuer un bond en avant profitable.

différence avec l’analyse bioénergétique en eau chaude

Le travail que nous évoquons ici est particulier. Certaines écoles pratiquent de l’analyse bioénergétique en eau chaude (méthode Paul Bindrim), plus toniques dirons-nous, utilisant l’eau comme un super matelas à la surface duquel se débattre sans risque. Le style CIFPR reste soft. Style incubation tranquille. L’eau y sert de milieu, c’est sous sa surface que beaucoup de choses se passent, subaquatiquement. On y devient dauphin à temps (très) partiel et ce changement de référentiel provoque des émergences plus ou moins conscientes qu’il n’y a plus qu’à accueillir.

attention

Certains y prennent goût, on a du mal à les faire sortir de l’eau, et ils demandent à revenir l’année suivante. Ça fait nettoyage de printemps. En tout cas un moment fort.

Il est prudent de s’inscrire à l’avance.



Lieu : non précisé — en Touraine.
Horaires : Démarrage le 29 à midi — fin du séminaire à 14:30
Tarif : 350 € / hors pension.

Toute inscription sera validée à réception du paiement.

Formulaire d'inscription

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