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Glossairede la psychothérapie

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Groupe de contact

Groupe de contact d’associations de psychanalystes. Associations de psychanalystes représentées au Groupe de contact et signataires :

Analyse freudienne

Association lacanienne internationale (A.L.I.)

Le Cercle freudien

Espace analytique

F.E.D.E.P.S.Y.

Fondation européenne pour la psychanalyse

École de psychanalyse des Forums du champ lacanien (E.P.F.C.L.)

Quatrième Groupe

Société de psychanalyse freudienne (S.P.F.)

Société psychanalytique de recherche et de formation (S.P.R.F.)

Société psychanalytique de Paris (S.P.P.) .

un groupe informel

Ce groupe de fait, informel, n’est constitué ni en association, ni en rassemblement institutionnel d’associations. À la diligence de Jacques Sédat, appuyé par Danièle Lévy, ce groupe de pression a conjugué les efforts de la SPP, de la SPF, d’Espace analytique, du 4è groupe et d’autres, avec l’objectif de préserver un statut privilégié à la psychanalyse auprès des pouvoirs publics en cas de réglementation relative aux psychothérapeutes(1).

un second Groupe de travail, 2000-2004

Colloque de soutien à Accoyer

On rapprochera les activités de ce groupe avec l’événement auquel participa la SPP, le Colloque de soutien à Accoyer du 23 mars 2000 Les psychothérapies et la loi organisé à l’Assemblée nationale par l’Association française de psychiatrie, AFP, que présidait alors Christian Vasseur (autre praticien d’Annecy dont Cournut présida à la mise en relation avec Bernard Accoyer).

santé mentale à marly

Les participants au colloque Accoyer de 2000 se retrouvèrent le 20 mars 2004 à Marly-le-Roi réunis en Groupe de travail par la même Association française de psychiatrie (présidence Christian Vasseur) dans le cadre d’une Semaine d’information sur la santé mentale. Il s’agissait de

– Jean-François Allilaire, Collège national universitaire de psychiatrie
– Bernard Brusset, Société psychanalytique de Paris
– Jean-Pierre Chartier, Fédération française des psychologues et de psychologie
– Françoise Coret, Fédération européenne de psychanalyse
– Charles Gellman, Société française de sexologie clinique
– Philippe Grosbois, Syndicat national des psychologues
– Jacques-David Beigbeder, Jean-Jacques Kress et Christian Vasseur, Association française de psychiatrie
– Didier Houzel, Fédération française des psychothérapeutes psychanalytiques d’enfants et d’adolescents
– François Kammerer, Syndicat des psychiatres français
– Roger Salbreux, Comité d’action syndical de la psychiatrie
– André Sirota SIUEERPPSéminaire inter-universitaire européen d’enseignement et de recherche en psychopathologie et psychanalyse
– Elie Winter, Association française fédérative des étudiants en psychiatrie.

changement de paradigme

C’est contre la politique du Groupe de contact que se dressèrent en 2003 Jacques-Alain Miller et Élisabeth Roudinesco, ce qui donna de la vigueur à la lutte contre le projet Accoyer. Il en résulta la situation actuelle [janvier 2011], dont la confusion présente ne doit pas masquer, à la fois le triomphe du plan Accoyer, de remise aux mains de la médecine des destinées du titre de psychothérapeute arraché des mains des organisations historiques responsables de la psychothérapie relationnelle, et le maintien de ces dernières, demeurées responsables du nouveau système de reconnaissance institutionnelle en train de se mettre en place sous l’égide du GLPR.

psychanalystes mués en psychothérapeutes

Le paradoxe de la situation étant que le néo titre de psychothérapeute est en passe de revenir de droit, avec réserves paramédicalisatrices, aux psychanalystes qui jurent qu’ils n’en veulent pas tout en faisant tout pour se le voir attribuer (n’oublions pas qu’il s’agit massivement de psychologues cliniciens – les psychiatres-psychanalystes ont déjà tout en main). Les psychopraticiens relationnels, réorganisés de leur côté, demeurant en place au sein du Carré psy. Ces grandes manœuvres auront servi à quoi ? le quadrillle achevé on verra à quoi ressemble le nouveau paysage. Psychologues et psychiatres auront remanié leurs relations, au bénéfice et détriment de qui et de quoi ? ne pas oublier la santé mentale.

effondrement de la psychanalyse

Et la psychanalyse française dans tout ça ? À ce régime la psychanalyse est en passe de devenir un regroupement de psychothérapeutes, affichés tels. Littéralement, elle s’estompe. Comprimée à l’extrême dans ses fortins universitaires d’une psychologie qui ne veut plus d’elle, conviée par le club des Six du Manifeste à se pencher sur la signification d’une dissolution vieille de trente ans, sa morgue suffira-t-elle à compenser sa déconfiture ?

discipline alternative

La psychothérapie relationnelle elle, dépouillée du titre de psychothérapeute ce qui n’est pas rien, ne s’en sort pas trop mal à première vue, dans un contexte idéologico politique difficile pour tout ce qui n’est pas comportementaliste et scientiste. Elle se trouve dans la dynamique d’occuper la place enviable (et fragile, on ne peut pas tout avoir) de discipline alternative. Alternative à la médicalisation de l’existence, à terme héritière de l’extra-territorialité psychanalytique – laquelle peut se partager avec les psychanalystes demeurés non conformes non conformistes. Au lieu de guéguerroyer contre « la-psychothérapie« , la psychanalyse serait bien inspirée de repérer ses alliés là où ils sont. Unis, nous résisterons mieux au contrôlitaire.

Philippe Grauer


Créé le 9 janvier 2011 – mises à jour : 30 novembre 2011 – 6 mars 2012 – 11 décembre 2012 – 17 février 2014 – 16 avril 2014 – 30 décembre 2014 –
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