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Glossairede la psychothérapie

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MULTIRÉFÉRENTIALITÉ 2 — IDENTITÉ SCIENTIFIQUE DU CIFPR

IDENTITÉ SCIENTIFIQUE ORIGINALE DU CIFPR

S’ARTICULANT AUTOUR DU CONCEPT DE MULTIRÉFÉRENTIALITÉ


1) éventail : 5 CHAMPS DISCIPLINAIRES

À l’enseigne du multiple, le CIFPR propose et expose un véritable éventail de méthodes et disciplines dispensées SANS HÉGÉMONISME d’aucune d’entre elles, réparties par nos soins en 5 champs disciplinaires (en rouge). Dont le premier comporte 3 grands champs de méthodes(en noir) transmis par l’école. Le deuxième, psychanalytique, comportant des courants et non des méthodes, les « grandes controverses » ayant fait l’économie de l’éclatement en entités disjointes, ne permettant pas selon notre logique classificatrice, de parler « des psychanalyses » au pluriel – ce qui embarrasse les classificateurs face au jungisme, tantôt « psychologie analytique » (le nom que lui a donné Jung), tantôt psychanalyse jungienne (qui définit l’inconscient différemment) selon la revendication des jungiens de la troisième génération (motion de synthèse, le jungisme comme entité intégrative ?). Trois champs de méthode donc, internes à la psychothérapie relationnelle (qui en comporte d’autres), ainsi disposés :

— 1) psychothérapie relationnelle : 3 CHAMPS DE MÉTHODES

— 2) psychanalyse [1]

— 3) philosophie

— 4) psychopathologie

— 5) méthodologie

Les opérations de conjonction, disjonction, disssociation, intégration, hybridation, feuilletage, interméthodes (dans le champ relationnel) et interdisciplines (psychanalyse/psychothérapie relationnelle) s’effectuant à proprement parler sous la régie conceptuelle de la multiréférentialité lorsque les différentes doctrines sont disjointes, et de l’intégrativité lorsqu’elle se trouvent conjointes (moyennant dans la majorité des cas altération d’au moins l’une des composantes, et rection de l’une sur l’autre), produisant parfois des composites trop facilement réputés inclassables.

2) tresse didactique

La programmation d’ensemble des matières dispensée à l’école, s’effectue selon une tresse organisant ensemble les matières exposées ci-dessus, année par année, précisément en procédant par le jeu d’une alternance continue, dans le cadre d’une transmission par apprentissage (dimension pratique, dite clinique en psychologie du même nom) combinant l’expérienciation, la méthodologie et la théorisation, en vue de faciliter l’intégration par l’étudiant, sur le mode critique (chaque méthode ou discipline psy à même de recevoir son analyse critique de la part des autres. D’où le principe de non hégémonisme).

3) spécificité du mode de transmission de l’école

Cette démarche didactique en tresse, est spécifique de l’école. Sous cette forme on ne la trouve nulle part ailleurs. Elle combine ainsi

méthode et éthique universitaires, avec le principe critique d’analyse comparatiste, mais pas uniquement intellectuelle.

le principe d’implication relationnelle qu’on trouve dans l’expérientialité. Consistant à donner aux étudiants à vivre par eux-mêmes, à expérimenter en situation, à vivre soi-même au cours de la dynamique d’apprentissage, la pratique et l’éthique du savoir transmis en travail de groupe à indice fortement psychothérapique implicatif.

4) historique, sources

Le concept provient des chercheurs de Paris 8-Vincennes, Jacques Ardoino, Guy Berger (Sciences de l’éducation, années 80). Repris plus tard par Philippe Grauer.

On trouve une première trace de ces recherches à :

— introduction : http://barbier-rd.nom.fr/ATintro.PDF

— conclusion : http://www.barbier-rd.nom.fr/A.T.conclusion.PDF

— théorisation en lien avec le chapitre sur l’écoute sensible en page 2 de la fiche : http://www.avmh4.com/document/virginie-hingre-barbier-approche-transversale-rev01.pdf

5) commentaire

Un brouillard terminologique enveloppe le concept de multiréférentialité, dont on fait volontiers usage en le confondant avec l’intégrativisme notamment, qui pratique l’aménagement combinatoire, selon des modalités précises (sinon, simple éclectisme par juxtaposition indifférente, mode bric-à-brac ou boîte à outils ; plus que l’hétérogène, le disparate). Ainsi le point de vue et l’attitude phénoménologique de la relation existentielle ne sont pas compatibles tel quels avec le principe de l’inconscient psychanalytique et la posture psy qu’il commande. La multiréférentialité manie la conjonction/disjonction de champs méthodologiques et conceptuels hétérogènes et contradictoires (contradictoire, plus radical que contraire, commande l’incompatibilité). Pas si simple que ce qu’un usage du langage courant pourrait induire à première vue.

voir également l’entrée multiréférentialité.

5 février 2019 —

 


[1] La psychanalyse intégrative est classable selon notre taxinomie comme méthode relevant du champ de la psychothérapie relationnelle : intégration psychanalyse/psychocorporel (par feuilletage, mode Max Pagès ?). L’intégrativité psy navigue souvent entre psychothérapie relationnelle et psychanalyse. Ainsi le groupe façon psychanalytique Anzieu-Bion, intégrant des éléments techniques de groupe de rencontre, ou le psychodrame analytique, amalgamant Moreno et Freud, sous dominance psychanalytique. Les taxinomies peuvent même se montrer incertaines, les composites difficiles à classer, l’essentiel étant de chercher à distinguer ce qui peut l’être : point de méthode critique.

 

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