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Glossairede la psychothérapie

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traitement

Soin de type médical proposé à un patient mis en position d’objet face à un médecin en position de sujet (épistémè sujet-objet par opposition à l’épistémè sujet-sujet de la psychanalyse et de la psychothérapie relationnelle), et par extension face à un psychologue médicalisé, à qui serait confié d’administrer un traitement en sous-traitance, ce qui va à l’encontre des prérogatives des psychologues protégés par leur titre.

La médecine connait l’adage, en matière de santé quand on a produit le bon diagnostic on tient le traitement, et la voie vers la guérison. La même procédure vaut pour la maladie, et donc la santé mentale. Qui dit traitement dit prise en charge (la Sécurité sociale n’est pas loin). Ainsi un psychologue peut vous prendre en charge (le diagnostic relevant exclusivement du médecin).

Qu’en est-il du cas où c’est la personne qui entreprend de prendre en charge son malaise et sa problématique existentielle, de se prendre en charge, sans être pour autant malade au sens médical du terme (malaise vs. maladie, l’un n’empêchant pas l’autre) pour envisager, se connaissant mieux elle-même, de mieux comprendre et définir le sens de sa vie et se réorienter de façon plus responsable ? elle entreprend alors une psychothérapie d’un certain type (par exemple relationnelle) auprès d’un professionnel qui accepte d’accompagner cette prise en charge d’un nouveau genre. On a quitté le domaine du traitement. On est en psychothérapie relationnelle ou psychanalyse.

L’ambiguïté du terme soin, qui peut vouloir dire à volonté soin-souci ou soin-traitement (médical ou psycho-médicalisé) nécessite une vigilance intellectuelle et scientifique de tous les instants dans la conplexité terminologique régnant au sein du Carré psy.


15 mai 2012

La nouvelle législation entrée en vigueur

– les psychothérapeutes administrent des traitements et relèvent de la médecine

– les psychopraticiens relationnels n’administrent rien, ils proposent un cadre permettant à la personne qui recourt à eux en allant « voir quelqu’un », de prendre soin d’elle même grâce à la catalyse que permet la situation spécifique de dialogue psychothérapique en relation.

Note concernant la situation particulière de la psychanalyse

Les psychanalystes proposent la même chose avec le cadre psychanalytique, sauf que, devenus principalement en qualité de psychologues (1) psychothérapeutes par le nouveau titre, qui les paramédicalise, ils exercent pris dans les mâchoires d’un étau à deux logiques antagonistes. Médicalisation de l’existence et psychothérapie scientiste à protocole d’une part, psychothérapie de type relationnel, à transfert, de l’autre. Leur discours psychanalytique contredisant leur pratique que nous dirons psychothérapeutique (par opposition à psychothérapique, relationnelle), leur situation institutionnelle en particulier dans le cadre hospitalier mais pas uniquement les conduit à tenter le grand écart de pratiquer une discipline sous couvert d’une profession contradictoire avec elle.

Quoiqu’il en soit les alternatifs à ce qu’on pourrait appeler désormais la psychothérapeutique, pratique des psychothérapeutes, alternatifs essentiellement psychopraticiens relationnels, n’administrent jamais de traitement, ni n’entendent prodiguer de soins directs afin de réduire le symptôme. Ils président essentiellement au processus de subjectivation au cours duquel une personne venue auprès d’eux dans le cadre qu’ils proposent prendre soin d’elle même, de son existence et du sens qu’elle va progressivement être conduite à lui donner, prend le risque de se découvrir et d’advenir à elle-même. Cela soigne en effet mais d’un soin non médical.

9 février 2010 – 15 mai 2012 – 20 octobre 2012 – 18 avril 2014 –

PHG

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