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Glossairede la psychothérapie

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déontologie

Ensemble des règles régissant la pratique d’un métier, organisé en profession. Une déontologie émane d’un organisme professionnel responsable, en matière de psychothérapie, dans notre pays, un syndicat ou une fédération. Ou encore une société savante, ce qui complique la figure par confusion de rang institutionnel. Une déontologie suppose une codification, un code.

codes de déontologie

Les psychologues, auprès desquels le SNPPsy milita jusqu’en 1990 au sein de l’ANOP, se sont inspirés du code SNPPsy pour améliorer leurs propres codes car ils en comptent deux (1990 et 1996) – non contraignants. Les psychanalystes se sont organisés en profession avec un code non formalisé, garanti par l’Association internationale de psychanalyse (IPA en acronyme anglo-saxon), depuis les années 20 du siècle dernier. La question de la durée des séances, autoréglementée de longue date, conduisit au schisme lacanien. Les psychiatres se réfèrent au serment d’Hippocrate. Ceux d’entre eux qui sont encore psychanalystes peuvent agrémenter cette référence d’une psychanalytique additionnelle. Ils parlent alors plus volontiers en termes d’éthique, puisqu’ils bénéficient déjà de la déontologie médicale. On notera que le système international de règles de l’AIP (IPA en anglo-saxon) représente cependant exactement ce qu’on appelle une déontologie, réglementant le métier de psychanalyste. Le code du SNPPsy sert toujours de référence structurant la profession de psychopraticien relationnel, et au-delà de tout praticien se réclamant de la psychothérapie relationnelle (discipline). Celui du PSY’G étant moins répandu. Certaines grandes sociétés savantes ont édité leur propre code de déontologie, adapté à leur pratique singulière.

la question d’un Ordre
Tout code de ce genre soulève immanquablement la question de l’inscription d’un code de déontologie dans la loi, conduisant à la question d’un Ordre, à laquelle depuis Pétain et la création de l’Ordre des médecins la sensibilité démocratique reste réservée. Les psychologues en ce qui les concerne suggèrent la solution médiane d’une conférence de consensus entre associations (syndicats, fédérations) et pouvoirs publics (Wikipedia : Est-il possible d’inscrire un code de déontologie des psychologues dans la loi ?). Selon nous, davantage régulateur que réglementariste, un tel dispositif pourrait en effet conférer une autorité morale républicaine aux principes de base de l’exercice de la psychothérapie relationnelle. La proposition de loi Gouteyron (2004), calquée sur la proposition de loi Marchand, prévoyait pour les praticiens confirmés par une organisation historiquement responsable clairement désignée, un dispositif mixte État-profession autorisant une réglementation souple sous l’autorité d’un Conseiller d’État.

statu quo
Bien entendu dès qu’on touche à ce matériau si sensible, se mettent à jouer des forces de politique professionnelle qui font penser à celles qui se déploient à l’ouverture de la boite de Pandore. Si bien qu’on risque d’aggraver une situation qui pourrait gagner à stationner en statu quo.

secret professionnel
Reste la question du secret professionnel, réglée pour les psychologues cliniciens dans certains cas au vu de la reconnaissance de la profession réglementée de psychologue, gérée par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche depuis 1985.

Les psychopraticiens relationnels, profession autoréglementée, bénéficiant d’un statut couvert par la seule autorité morale des quatre organismes historiques regroupés au sein du GLPR.

Pour les cas de crimes et délits, la loi commune, non déclinée professionnellement, stipule ce qui suit :

– article 434-3 du code pénal : Le fait, pour quiconque ayant eu connaissance de privations, de mauvais traitements ou d’atteintes sexuelles infligés à un mineur de quinze ans ou à une personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge, d’une maladie, d’une infirmité, d’une déficience physique ou psychique ou d’un état de grossesse, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.

Ce qui met le psy, qu’il soit /chologue ou /copraticien relationnel, face à l’obligation de révéler toute situation de maltraitance à mineure ou personne dépendante.

– 434-1 : Le fait, pour quiconque ayant connaissance d’un crime dont il est encore possible de prévenir ou de limiter les effets, ou dont les auteurs sont susceptibles de commettre de nouveaux crimes qui pourraient être empêchés, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. En dehors d’une pratique fonctionnarisée spécifique, la marge éthique tend vers zéro.

– et que dire de la connaissance d’un crime effectivement commis, entendu exactement comme le ferait un prêtre, dispensé lui de dénonciation ?

recourir à son lieu d’inscription professionnelle
Dans un premier temps, en cas de mise en difficulté clinique, le psychopraticien relationnel sera bien avisé de consulter sans délai la Commission d’éthique et de déontologie de son syndicat (d’où l’intérêt de se syndiquer), de sa société savante ou de sa fédération (on n’en compte que deux, dans le cadre du GLPR) de référence.

éthique – concept correllé

Ensemble des règles, système de valeurs présidant à la pratique, intégrées en morale personnelle, auquel se soumet la personne dans l’exercice de son métier ou de sa recherche, au service de sa discipline (elle-même au service de la personne). Une éthique suppose un système de référence didactique (formation permanente), une vision du monde, interpénétrée avec une doctrine, s’alimentant aux activités d’une société savante.

 

 

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