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Glossairede la psychothérapie

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multiréférentialité

La multiréférentialité c’est l’art de conjoindre ce qui n’est pas toujours conjoignable, de rechercher des articulations parfois problématiques, entre au moins deux disciplines distinctes. C’est l’art de faire tenir ensemble, en tension, ce qui tient mal ensemble, ou même ne le saurait. Il y faut du talent, et des principes d’organisation de savoirs complexes, d’un savoir feuilleté. Le sens de l’inconfort et de la complexité. Le pionnier du concept est alors Jacques Ardoino.

Paul-Louis Racamier se situe également dans le champ avec son Éloge de l’ambiguïté, chapitre 12 du Génie des Origines, Paris, Payot, 1992, 420 p.-

voir aussi

– ne pas confondre avec : multipolarité

psychothérapie intégrative

psychothérapie multiréférentielle

multiréférentiel

intégratif

psychanalyse intégrative

patients-limites et psychanalyse intégrative

neurosciences et psychothérapie

C’est aussi le fait de ne pas répudier en soi un autre savoir disciplinaire, au moment où on en engage un autre. Ordinairement on s’exerce à bannir l’ambiguïté. Dans ce cas au contraire, on considère qu’entre deux voies il importe de ne pas choisir (recours au concept d’ambiguïté de Paul-Claude Racamier), de ne pas congédier l’autre – qui peut passer alors à l’arrière plan par exemple. Ainsi le concept gestaltiste du jeu figure/fond permet-il de se faire une idée de l’articulation alternative, voire d’une certaine oscillation, entre deux configurations théoriques dont la présence à l’esprit du clinicien ne doit pas embrouiller celui-ci mais s’organiser.

C’est encore l’art de ne pas réduire le champ disciplinaire B aux termes du A, par commodité, ce qui le défigurerait, et appauvrirait l’opération.

Il existe des systèmes logiques et méthodologiques permettant d’articuler, plus ou moins heureusement, plus ou moins provisoirement, plusieurs champs et pratiques disciplinaires. Nous n’enseignerons pas des configurations et articulations toutes faites, mais nous attacherons à permettre aux étudiants d’expérimenter leurs bricolages et de faire l’expérience de leur créativité en situation d’incertitude, sur la base cependant d’une assurance suffisante, en lien avec un groupe scientifique de référence, une École.

Le principe de multiréférentialité distingue entre le contraire, qui peut déboucher sur le complémentaire et par là l’intégratif, et le contradictoire, qui conduit à de l’hétérogène et du hiatal. Catégories plus délicates à manier, mais potentiellement très productives.

La multiréférentialité se distingue du pluralisme, consistant en une convivialité méthodologique et disciplinaire au sein d’un même organisme. Le Snppsy est pluraliste et dans son sein on trouve des praticiens multiréférentiels, des éclectiques, des intégratifs, des monoréférentiels.

– Ne pas confondre avec la multipolarité par quoi un professionnel peut se voir conduit à s’embrouiller dans le jeu de ses casquettes.

voir aussi

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voir également

il s’agit d’un réseau sémantique, c’est l’ensemble du maillage qui fait sens et construit le concept.

accréditement
autoréglementation
reconnaissance
confirmation
reconnaissance par les pairs
discipline
certification
diplôme
légitimation
métier
profession
méthode
pluralisme
multiréférentialité
psychanalyse intégrative
psychanalyse multiréférentielle
psychopraticien relationnel
psychopraticien relationnel®
psychopraticien multiréférentiel®
société savante
titre
titres
altertitre
titularisant
titularisation
terminologie

Mise à jour 3octobre 2011 – 28 février 2012 – 18 mars 2012 – 11 mars 2014 –

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