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Glossairede la psychothérapie

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psychothérapeute

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psychothérapeute relationnel
psychothérapeutes (Les)
psychothérapeute
Devenir psychothérapeute
Devenir psychothérapeute NN ou psychopraticien relationnel
titre
dénomination


psychothérapeutes

psychothérapeute (titre d’exercice de)

Psychothérapeute

: nom de métier devenu en France titre d’exercice réservé à ceux qui précisément ne le sont pas forcément(1)

Psychopraticien

: synonyme de psychothérapeute entendu comme nom de métier.

À partir du 1er juillet 2010 la loi Accoyer nous expropriant de l’appellation psychothérapeute (nous disions psychothérapeute relationnel mais ils s’en indiffèrent) au bénéfice de la médecine et psychologie (2) est entrée en vigueur.

psychothérapeute : dorénavant titre d’exercice paramédical

Par conséquent la précédente dénomination générique de psychothérapeute, devenue propriété exclusive des universitaires dont la spécificité est de ne point connaître ni pratiquer la psychothérapie relationnelle, n’est plus générique au titre de notre activité relationnelle. Il devient titre d’exercice (et non diplôme !), exclusif de la psychothérapie du processus de subjectivation, relationnelle, telle que nous l’avons créée et honorée durant plus d’un quart de siècle, en ce sens qu’il nous exclut de la jouissance du nom de métier de psychothérapeute, devenu titre d’exercice réservé dorénavant aux médecins et psychologues. Restriction ou dénaturation ? l’un n’empêche pas l’autre.

grand-parentage & titre d’exercice professionnel alternatif

Voici pourquoi nous avons commencé à parler à titre transitoire de psychothérapeutes NN, nouvelles normes ou de nouvelle désignation. Actuellement (novembre 2010) seuls sont naturellement titulaires du titre d’exercice de psychothérapeute au sens nouveau du terme les psychiatres. Les autres catégories susceptibles d’entrer dans ce cadre : psychologues(3), psychanalystes (le plus généralement psychologues ou médecins), psychothérapeutes ancienne norme, devront pour ce faire remplir des conditions diverses. Ceux qui n’y seront point admis ou qui choisiront de n’y point postuler prendront le nom de métier (sans aucune garantie) de psychopraticiens. Les psychopraticiens relationnels du SNPPsy ou des organismes fédérés au sein de l’Affop répondront au titre professionnel d’exercice (réservé INPI) de psychopraticien relationnel® (titulaire du SNPPsy)(4)

psychopraticien multiréférentiel® (CIFP)

À partir de cette date nous nous désignerons sous ce titre alternatif protégé par nos institutions historiques responsables regroupées dans le cadre du GLPR. Le Cifp a pour sa part déjà protégé INPI la dénomination du diplôme qu’il délivre de psychopraticien multiréférentiel®.

Dans un sens cela nous garantit de confusions avec les psychothérapeutes d’État (5) opérant dans le cadre officiel d’une médicalisation de l’existence et de la nuit sécuritaire. Nous ne soignons pas, au sens médical du terme, nous ne proposons pas de traitement, nous rencontrons des gens au motif de leur souci de soi.

Nous distinguerons le soin-traitement du soin-souci(6). Que vais-je devenir et faire de ma vie qui ne me va pas depuis que je suis en crise ? En proie à des conflits non résolus qui me rendent l’existence impossible, envahi par mon malaise, je m’en soucie, « je me soigne » : je prends soin de moi au moyen d’une psychothérapie relationnelle. Accompagné par un véritable professionnel qui a déjà effectué une semblable démarche approfondie d’investigation de soi, connaît bien sa discipline et pratique son éthique, appris en au moins 2000 heures auprès d’une école de qualité agréée par l’Affop et le SNPPsy – membres du GLPR – je vais pouvoir me soucier d’advenir à moi-même en toute indépendance, sécurité et liberté.

fantasme catastrophe pour les psychologues : un « titre » unique délivré en faculté de médecine ?

les deux §§ suivants datent du 8 mai 2012

La logique de médicalisation et d’appropriation de l’ensemble du champ de la santé mentale par la médecine continuant de progresser en rouleau compresseur institutionnel, psychothérapeute serait-il en passe de devenir le titre qu’on obtiendra en faculté de médecine, supplantant celui de psychologue clinicien ou psychoclinicien, jusqu’ici délivré en Lettres ? Un tel épisode de politique-fiction joue sur la confusion sémantique du terme titre. Titre d’exercice n’est nullement titre universitaire. Selon Michel Baron, du Psy‘G, ce processus serait engagé, et la jouissance du titre d’exercice autorisée par les ARS n’aurait que valeur d’équivalent provisoire de ce « titre » à venir. Cela reste pour l’instant institutionnalo fantasmatique.

psychologues grands perdants ?

Michel Baron souligne simplement (!) que les psychologues et psychologues-psychanalystes font figure de grands perdants dans ce processus, que le Groupe de contact avait appelé de ses vœux au moment de la bataille des charlatans. Voleurs volés, les psychologues se sont précipités en masse pour obtenir le nouveau titre d’exercice de psychothérapeute en principe prévu pour les-psychothérapeutes grands-parents, peu nombreux en fait au portillon des ARS. Les psychologues ont gagné leur dépendance à ce jeu de qui perd gagne pour qui manque de clairvoyance politique (sans parler de l’éthique). Le corporatisme donne une trop courte vue à ceux qu’il fourvoie.

Cf. à propos d’éthique l’article de Philippe Grosbois qui « propose une analyse des représentations de la psychothérapie via les positions adoptées par les organisations professionnelles de psychologues et de psychiatres vis-à-vis de la réglementation du titre de psychothérapeute ; leurs réactions vis-à-vis de la loi de 2004 et les décrets d’application qui ont suivi en 2010 et 2012 illustrent en majorité l’absence d’un positionnement éthique de leur part ainsi que des professionnels concernés qui souhaiteraient en faire usage. La référence à la psychanalyse représente par ailleurs toujours des enjeux identitaires pour les psychiatres et les psychologues. Les organisations professionnelles des premiers les autoproclament compétents par essence en matière de psychothérapie ; les psychologues sont encore très influencés lorsqu’ils ont reçu à l’université un enseignement de psychopathologie psychanalytique, formation de base jugée souvent suffisante pour exercer une fonction psychothérapique. »

écoles agréées affop pour la formation des psychopraticiens relationnels

Pour la génération qui vient la question reste simple. Deviendront en premier lieu psychopraticiens relationnels, représentants d’un discipline et profession alternative, hors les sentiers de la médicalisation de l’existence – mais aussi hors circuit universitaire, désavantage & bénéfice – formés dans le réseau d’écoles transmettant par privilège de fait un savoir, savoir faire, savoir faire être introuvable ailleurs, des personnes en reconversion.


double circuit, double réseau de prescription

TRAITEMENT PARAMÉDICAL – secteur 1

cadre réglementé(7)
Le circuit de référence du cadre réglementé, d’orientation médicale, d’inspiration DSM et neurosciences, fonctionne à présent. Si quelqu’un « va mal » psychiquement, il sera orienté vers les CMP, psychiatrie de secteur, ou vers le psychologue-psychothérapeute des maisons médicales, s’engagera dans une prise en charge et un traitement.

Objectif guérison.

Mettant en œuvre le principe de médicalisation de l’existence, le jeu de la préférence corporatiste fonctionne. Le circuit tourne alimente son réseau de psychothérapeutes. Ses professionnels sont inscrits au Registre départemental des psychothérapeutes.

SOIN-SOUCI RELATIONNEL – secteur 2

cadre autoréglementé(8)
Si votre malaise est de l’ordre du mal-être – comment me reconstruire en lien auprès d’un autre, (re)donner du sens à mon existence ? – la logique est de s’adresser à un psychopraticien relationnel [7] relevant du « secteur-2 » de la psychothérapie relationnelle alternative, non médicaliste, dont le dialogue conduise à une dynamique de subjectivation.

Objectif transformation.

La référence au DSM ne constitue plus le référentiel de base, le registre de cet accompagnement méthodologique, éthique, scientifique, n’est pas le même. C’est le moment de le dire puisque ses professionnels(9) figurent sur des Annuaires alternatifs syndicaux, fédéraux, ou de sociétés savantes.

passerelles ?

a) Oui, certains praticiens orientés par la psychanalyse, plus rarement par la psychothérapie relationnelle, peuvent exercer à titre de psychothérapeutes (notamment d’ex psychothérapeutes d’ancien régime).
b) oui, car dans certains cas les psychopraticiens relationnels adressent complémentairement leur patient à un psychiatre. Ou réciproquement.



Mises à jour : 5 janvier 2011 – 17 juillet 2011 – 6 septembre 2011, 9-11 octobre 2011 – 8 mai 2012 – 29 juin 2014 – 13 août 2014 – 30 décembre 2014 – 12 juin 2015 bis –

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