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14-15 mars 2014

Comment penser l’humain, l’humanisme d’hier et celui qu’il nous faut chercher Daniel Ramirez

essayer de repenser l’homme

par Daniel Ramirez

Kant disait qu’il y a quatre questions fondamentales en philosophie :

– Que pouvons-nous connaître ? (la question de la science)
– Que devons-nous faire ? (la question de l’éthique)
– Que nous est-il permis d’espérer ? (la question de la religion)
– Qu’est-ce que l’homme ?

Mais il a ajouté que les trois premières questions pouvaient finalement se résumer dans la quatrième. La question de la définition de l’homme ou l’anthropologie philosophique est donc une des plus centrales. Nous faisons de la philosophie en grande mesure sinon uniquement pour comprendre l’être humain.

Loin d’une simple érudition, connaître les définitions classiques de l’homme est une des connaissances les plus utiles pour tous ceux qui travaillent avec la personne. Cela nous permet de nous positionner. Qui est cet être qui tente un chemin avec moi, avec lequel j’établis une relation psychothérapique, d’aide ou d’accompagnement ?

L’humanisme est une des clés de la longue modernité (depuis la Renaissance). En passant par les Lumières, la centralité du sujet humain se maintien jusqu’aux conceptions actuelles de la personne et ses droits reconnus « universellement ». Mais de nouvelles connaissances et compréhensions viennent défier cet humanisme et il peut se trouver insuffisant malgré les loyaux services rendus à la pensée moderne et à l’émancipation.

L’homme change aussi. Sa spécificité, son rôle unique et privilégié dans l’évolution des espèces se voit remis en question par l’éthologie et la génétique. L’âme se voit réduire à un système neuronal d’information. L’homme peut aussi être changé, augmenté, amélioré génétiquement ou par la technologie. Ou défiguré. Il peut prendre son corps comme objet d’expériences. La reproduction, la filiation, l’amour et la sexualité changent ; l’art aussi.

L’homme, on l’a distingué principalement de… la chose, l’animal, la machine. Or il se voit traiter comme une chose (une ressource ou une charge), étudiée et médicalisée comme l’animal (un corps biologique) et compris comme la machine qu’il a lui-même créé, l’ordinateur.

Peut-être est-ce sa relation même avec tout ce qui n’est pas humain qu’il faut repenser
– sa relation avec l’animal, comment les traitons-nous ? Que nous permettons-nous d’en faire ? (éthique animale).
– sa relation avec la nature, ses équilibres, la fragilité des écosystèmes et la biodiversité (écologie).

L’homme s’est compris comme se trouvant au milieu de la nature pour mieux en tirer profit pour son bien-être. Là aussi, un déplacement peut se révéler indispensable.

Essayer de repenser l’homme c’est en tout cas déjà faire de la philosophie.

voir également

humanisme
– de Peretti, Présence de Carl Rogers, Érès, en ligne et bien fait.
– dans glossaire l’entrée chronologie à : 1883 – Wilhelm Dilthey, Einleitung in die Geisteswissenschaften, « Introduction aux sciences de l’esprit)

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