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9 mai 2010

De la philosophie grecque à la psychothérapie du XXIème siècle Marcelle Maugin

Journée d’Étude du 9 mai 2010

Marcelle Maugin l’autrice de Être psychothérapeute autrement (1) n’en est pas à son premier ouvrage. Son petit dernier — un bon dernier, facile et passionnant à lire avant de venir dialoguer avec elle, elle nous fait l’honneur et le plaisir de venir nous le raconter, du même coup parler de son expérience, de sa pratique, et nous inviter à réfléchir à notre discipline et profession.

Venez tirer profit de son art de cumuler intelligence, sensibilité et clarté. Si vous avez des amis qui aimeraient entendre parler de la psychothérapie relationnelle pour savoir enfin de quoi il s’agit, invitez-les y (2). Marcelle Maugin est membre du Conseil d’Administration de l’AFFOP, et à ce titre exerce des responsabilités dans la conduite de la politique professionnelle de la psychothérapie relationnelle. Un certain nombre de nos étudiants l’ont déjà appréciée au cours des colloques de l’Affop et du SNPPsy précisément.

Philippe Grauer

La bibliographie de référence de l’ouvrage de l’autrice sera à la disposition des participants.


Héritage historique

Si l’on veut revaloriser l’histoire de nos pratiques, il s’agit de retracer l’évolution du souci de soi à travers les périodes les plus marquantes de la culture occidentale. C’est en effet avec la Grèce antique(3) qu’on voit se développer une préoccupation pour la vie intérieure qui, sans référer à une transcendance, devient une voie de recherche pour chaque homme soucieux de donner du sens à sa vie. La pensée chrétienne, puis l’époque des Lumières, réinterprèteront tour à tour cette démarche qui conduit aujourd’hui beaucoup d’individus à se tourner vers la psychothérapie, qui devient de ce fait l’héritière historique du « soin des âmes ».

Depuis la fin du XIXème siècle l’approche de l’autre

Nos disciplines et nos pratiques sont aussi des faits de civilisation et elles apparaissent aujourd’hui plus que jamais prises dans une culture de l’instant qui médicalise et recycle la souffrance en la traitant comme un trouble (4)susceptible d’être appréhendé et traité à l’instar des maladies organiques. Néanmoins de nombreux symptômes visibles chez nos contemporains — addictions diverses, incivilités, dépression, souffrance au travail, angoisses — témoignent pourtant d’une tension accrue entre les exigences de la société postmoderne et le besoin d’un accord avec la vérité de l’être au singulier.

Besoin d’être soi

La psychothérapie permet-elle aujourd’hui d’entendre ce malaise, à quelles conditions peut-elle nous aider à vivre notre époque tout en prenant en considération l’importance de ce besoin d’être soi que chacun porte obscurément ? Il est important que les psychothérapeutes d’aujourd’hui s’interrogent sur l’éthique qui sous-tend leurs modes d’interventions et sur leur rapport aux théories qui leur servent de repères, en particulier sur la façon dont ces théories sont porteuses d’une idéologie latente (dominante ou non) qu’il convient de questionner.

Réhumaniser la société post-moderne

Relier la psychothérapie à l’antique préoccupation du soin de soi des humains depuis la nuit des temps, que ce soit sous une forme syncrétique, religieuse, philosophique ou médicale, c’est la mettre en continuité avec une préoccupation « spirituelle » compatible avec la laïcité. C’est la position prise par le psychothérapeute en regard de sa propre subjectivité qui va transformer le moment psychothérapique en une authentique rencontre. En assumant cette subjectivité il devient alors l’artisan du passage à l’être pour l’autre, pour lui-même et pour tous les humains. La perspective qu’ouvre cette façon de concevoir leur rôle offre aujourd’hui aux psychothérapeutes une chance exceptionnelle de contribuer à la réhumanisation de la société postmoderne.


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