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28 novembre 2020

PSYCHOSOCIOLOGIE DES VIOLENCES CONJUGUALES

Claudine Schalck

Le jugement en Assises d’une tragédie de couple ayant passé par la case étranglement « pour qu’elle se taise », rend cet après midi sur les violences conjugales et le féminicide terriblement actuel. Claudine Schalck est tout à fait indiquée, par l’orientation de ses travaux et sa pratique clinique, pour aborder ce thème, qui est en train de devenir une préoccupation sociétale majeure.

Si vous êtes curieux de notre école, ce moment psycho-zoom vous permettra peut-être par ailleurs de vous rendre compte de l’ambiance de la maison.

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PHG

de la parole à l’acte

Les violences conjugales surviennent au sein d’une relation de couple ou au sein de relations amoureuses. Elles peuvent être définies comme un processus au cours duquel un partenaire, ou un ex-partenaire de vie (conjoint marié ou non, concubin, pacsé ou « ex » de ces catégories) fait usage à l’encontre de l’autre de comportements agressifs, violents, voire destructeurs. Les violences sont exercées intentionnellement, elles témoignent d’une volonté de dominer l’autre qui dépasse le conflit ordinaire, voire celui teinté de violences de la part des deux partenaires.

atteinte à la sécurité et à la dignité

Il existe différentes formes de violences : humiliations, insultes, menaces, destructions de bien, privations, coups, pressions psychologiques, agressions sexuelles, viols, voire homicides. Comme toute forme de violence à l’encontre des personnes, elles représentent une atteinte au droit fondamental des personnes à vivre en sécurité et une atteinte à leur dignité. Elles entraînent une atteinte à leur intégrité physique et psychique et sont à l’origine d’importantes conséquences traumatiques. Elles ont des répercussions sur la santé, le travail, l’intégration sociale, les enfants, la vie familiale ou de couple, aussi bien pour les victimes directes que pour les victimes indirectes (les enfants), alors qu’elles aggravent des situations de précarité, de pauvreté, voire de marginalisation.

violences faites aux femmes

Dans la mesure où l’immense majorité des violences conjugales concernent des violences faites aux femmes, et que ce phénomène dépasse les frontières et les états, se pose inévitablement la question du genre et la manière dont notre société veut s’emparer d’un phénomène longtemps considéré comme relevant de la sphère et des relations privée, des affaires familiales, des traditions ou de la culture. Car la gravité des conséquences des violences commises invite à penser les violences conjugales non pas comme un problème propre au couple, mais comme un problème de société qui nécessite des dispositions législatives, des mesures de lutte, de répression et de prévention des violences conjugales ainsi que les dispositifs d’aide spécifiques pour les victimes, qu’il s’agit de connaître.

problème de santé publique majeur

En France, le coût en matière de santé est estimé à 2,5 milliards d’euros en 2016. C’est un problème de santé publique majeur dont la complexité et l’ampleur ont été documentées par 2 grandes enquêtes, l’ENVEFF en 2000 et l’EVS en 2010 : une femme sur 10 déclare avoir subi des violences au sein du couple, avec des moments critiques puisque la grossesse apparaît comme un facteur aggravant, de même que la séparation.

cycle de la violence

Mais aussi ambitieux que soient les dispositifs, leur efficacité sur le terrain pose également question. Non seulement à cause de la manière dont ces violences sont perçues en France ; non seulement à cause d’un certain manque de formation des professionnels (secret professionnel, certificats, signalement au procureur, compréhension du phénomène) comme du manque de maillage de leurs interventions, entre protection, répression et prévention ; mais aussi à cause de la problématique inhérente aux processus agissants dans le phénomène des violences conjugales. C’est à dire le silence des victimes et la difficulté à les prendre en charge ; l’absence de dépôt de plainte ; la mémoire traumatique liée au stress post-traumatique, l’emprise qui anéantit le libre arbitre, la liberté et la dignité alors qu’elle fait place à la honte, voire à la culpabilité ; l’impossibilité de quitter l’autre et de rompre un cercle infernal décrit comme le « cycle de la violence », bien connu, qui s’accélère dans le temps et peut culminer dans la mort. Les statistiques parlent de féminicides, la mort d’une femme tous les 2 ou 2,5 jours.

clinique de la violence en psychothérapie relationnelle

Toutes ces questions se posent également pour le professionnel, avec le cadre qu’il s’est donné pour son action, lorsqu’il se voit confronté à ces difficultés dans la relation psychothérapique.



Lieu : VOTRE DOMICILE remplacera le 77 rue des Archives, à Paris, au SNPPy, hall D, 1er étage. De la rencontre en chair et en os est prévisible personne ne sait quand.
Horaires : 14:00 à 17:00
Tarif : 50 €

Toute inscription sera validée à réception du paiement.

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