RechercherRecherche AgendaAgenda

Agenda

Revenir

18-19 mars 2016

QU’EST-CE QU’ÊTRE LIBRE AUJOURD’HUI ? ÉTHIQUE DES VALEURS Par Daniel Ramirez

Notre responsabilité date grosso modo de la Révolution, c’est dire son couplage initial avec la liberté. Et puis il y a Kant – dont on sait qu’Eichmann se disait le disciple. Quel programme !

Rappel

: les étudiants sont invités à prendre la responsabilité d’examiner au moins deux des textes proposés à leur réflexion dans les indications bibliographiques fournies ici même préalablement à leur fréquentation de l’UFA.

illusion selon Freud ?

De son côté Freud n’eut pas tort d’épingler la liberté comme illusion narcissique. Ça choisirait, plutôt, et je serais obligé d’y souscrire, "Il arrive trop souvent que le cavalier soit obligé de se rendre là où il plaît à son cheval de le mener (Nouvelles conférences sur la psychanalyse."). Le lacanien déclare tout de go qu’il sait que c’est l’Autre qui l’oblige à être lui. Marge de manœuvre minime, question inversement vaste. Voir aussi du côté de l’Ego psychology, injustement décriée par Lacan.

liberté-responsabilité : donnée existentielle de base

Côté existentiel, la liberté – responsabilité, ce couple conceptuel renvoie à une des données premières de la condition humaine, ces données ou contraintes existentielles qui fondent la <span style="color: #ff6600;">Voir aussi</span>- psychothérapies- 500 "psychothérapies"- les-psychothérapeutes- la-psychothérapie- psychothérapie = 4 psys- psychothérapie institutionnelle- titre- Philippe Grauer, Titre de psychothérapeute – une mécanique institutionnelle complexe, 24 juin 2011.- la psychothérapie & les psychologues- Philippe Grauer, éthique & psychothérapie : de la psychopathologie à l’autoproclamation [7 novembre 2013].- Philippe Grosbois, Éthique et psychothérapie : principe de parité <i>versus</i> principe de compétence, 7 novembre 2013.- terminologie- GLPR, février 2010.

</div><hr /><strong><span style="color: #ff6600;">Définition 1</span></strong>Processus psychique opérant à partir de la conjonction d'un professionnel proposant un cadre déterminé et d'une personne entreprenant la démarche à partir de ce cadre de l'entretenir d'elle et des souffrances et conflits dont elle ne parvient pas à se dégager ou dont la résolution lui échappe. On peut parler de soin par le psychisme, sachant qu'il faut alors définir soigneusement (!) le terme soin. L'idée de psychothérapie se corrèle à celle de changement.<br/>

Toute psychothérapie comporte<div class="view-also" style="text-align: justify;">- une théorie générale du psychisme humain- en relation avec une anthropologie- un arrière-plan philosophique- un système de valeurs (en rapport avec ce que d'après Lacan la psychanalyse entend par <i>éthique</i>)- une psychopathologie [certaines écoles y répugnent, comme à un mélange des paradigmes contaminateur de l'alter par l'ortho]- une théorie de la relation (qui comporte la question du transfert)- une théorie de l'inconscient ou des faits psychiques inconscients- une théorie énergétique psychique ou pulsionnelle- une méthodologie à engager pour aider par le moyen de la parole (la dimension psychocorporelle fait émerger une parole)- une théorie de la régression- une théorie des émotions et de la catharsis (libération ou décharge émotionnelle génératrice de sens en relation<em> vs</em>. abréaction : beaucoup de bruit pour trois fois rien)- une théorie de l'avènement de la signification (question de l'herméneutique, pouvoir donner un sens à son malheur — et au passage au bonheur)- une théorie de la mise en récit- une théorie du changement.

</div>Certaines psychothérapies, en particulier celles relevant du champ comportementaliste et cognitiviste, cochent à <i>néant</i> la réponse à plusieurs des items listés précédemment. Ce qui crée des différences parfois considérables, et milite pour spécifier à chaque fois de quelle psychothérapie on est en train de parler.<br/>On distinguera<br/>- la psychothérapie de type objectiviste, d'orientation médicale ou psychologique, qui propose un traitement : un sujet agent expert administre des soins, fournit des directives, à un patient qui en est l'objet.<br/>- la psychothérapie de type relationnel, subjectiviste, d'orientation psychanalytique ou phénoménologique, qui jouant sur la dynamique de la rencontre comme relation soignante en elle-même, dans l'entre deux intersubjectif, assiste par voie de dialogue l'intéressé à prendre soin et conscience de lui, mobilisant le <strong> <i>souci </i> </strong> de soi et l'engagement de sa responsabilité. La dimension inconsciente de l'opération étant prise en charge notamment par la considération du transfert (prise en compte d'un système relationnel inconscient).<br/><span style="color: #ff6600;">la psychothérapie comme allant de soi ou de moi ?</span>Il n'existe pas de définition officielle ou légale de la psychothérapie. Et c'est heureux, le législateur n'a pas à définir un champ scientifique. La psychothérapie vue par un professionnel est celle qu'il pratique ou croit pratiquer. Souvent il conçoit difficilement qu'on puisse se la représenter autrement que lui. C'est l'usage de <strong> <i>la psychothérapie comme allant de soi, comme allant de moi,</i> </strong> voir à psychothérapie relationnelle. D'où les innombrables regroupements de psys. Cette multitude et "psychodiversité", en matière de science humaine, est souhaitable. Les tendances dogmatiques ne sont pas rares, les méfiances et les mépris courants, ainsi que les estimes réciproques entre membres de camps opposés.<br/><span style="color: #ff6600;">historiquement</span>Historiquement le terme apparaît dans le titre de l'ouvrage d'Hyppolite Bernheim, <i>Hypnotisme, suggestion et psychothérapie,</i> <strong>1891.</strong> Il sera utilisé continument jusqu'à nos jours dans les sens les plus divers.<br/><span style="color: #ff6600;">classification</span>On peut classer les écoles de psychothérapie ou méthodes selon une dizaine de courants, plutôt que les lister par simple inventaire rhapsodique, parfois fort prévertissant.<br/>- <i>La psychothérapie</i> ne constitue pas une seule discipline mais un champ disciplinaire hétérogène à épistémologies diverses (voir contradictoires) qu'on peut ramener à deux – la psychothérapie relationnelle, si. La psychothérapie dissémine plutôt que regroupe une quantité de méthodes et techniques, appareillées à des disciplines ou champs disciplinaires (médecine, psychologie, psychanalyse, psychothérapie relationnelle) d'horizons épistémologiques variés. <i> <strong>Le psychothérapique</strong> </i> désigne et regroupe les différents traits pertinents dont la présence conjointe de plusieurs dans le processus peut produire l'effet psychothérapique, à savoir l'apparition d'un changement autogène allant dans le sens de ses valeurs(3") chez la personne qui consulte – <i>9 juillet 2013.</i><br/><i>19 août 2011 – modifié le 30 juin 2014 – PHG</i><hr /><strong><span style="color: #ff6600;">Définition 2</span></strong>Terme désignant de façon générique tout travail psychique<br/>- de type cognitiviste comportementaliste, neuronal<br/>- d'adaptation personnelle et sociale ou de rééducation<br/>- processuel aboutissant à un récit de soi inédit au cours duquel le sujet ayant entrepris sa narration de soi s'atteint dans son être en qualité d'auteur de ce récit.<br/>- de type psychodynamique, inspiré par la psychanalyse, de découverte de soi en tenant compte du transfert, de la dimension de l'inconscient et du primat de la sexualité.<br/>- de résolution des problèmes de l'existence par la voie de la parole (écoute, accompagnement).<br/>- de résolution par l'avènement d'un sens.<br/>Ce <strong>terme générique</strong> ne tient pas compte de l'organisation structurale du champ conceptuel, qui répartit la psychothérapie selon la ligne de partage épistémologique de l'implication intersubjective ou de la mise en œuvre d'une stratégie d'intervention objectiviste.<br/>Ce terme ne permet pas de discriminer l'actuel basculement de paradigme de l'univers psy, où la psychiatrie redevenue neuropsychiatrie administre la santé mentale avec des méthodes et une épistémè objectivistes et managériales.<br/>Hist. – de <i>La</i> psychothérapie à la psychothérapie<em> relationnelle</em>L'usage du terme psychothérapie est libre en France. En effet, fort heureusement, la tâche de définir (puis régenter, évidemment) "la" psychothérapie – entité qui pourrait mériter l'emploi du pluriel, et pourtant cette facilité n'est pas à recommander – incombe seulement aux praticiens et chercheurs des domaines multiples répondant diversement à cette appellation. En aucun cas au législateur. Notre mouvement ou mouvance comme on voudra, autour d'un collectif de chercheurs regroupés au sein du SNPPsy et de l'<i> <strong>Affop,</strong> </i> ont "décroché" de l'appellation générique, hétérogène, pour cerner et discerner le concept de psychothérapie relationnelle.<br/>Jusqu'en <strong>2001</strong>, ceux qui répondaient au nom de "<i>Les psychothérapeutes</i>" pensaient représenter eux seuls légitimement "<i>La psychothérapie</i>", celle que définissaient les deux syndicats historiques, que représenta et revendiqua l'<i>Association internationale de psychothérapie</i>, celle de la Déclaration de Strasbourg. Le Snppsy à la suite de toute une réflexion, en vint à concevoir que chacun se prétendant le seul représentant légitime de la psychothérapie telle qu'il la concevait, il convenait de discerner en sorte que nul ne puisse prétendre à l'universalité du nom ni du concept, sinon comme terme générique complexe et contradictoire dans ses fondements épistémologiques. Cela conduisit au Carré psy et corrélativement à la définition délimitée de psychothérapie relationnelle, débouchant sur une conception politique et scientifique d'articulation de blocs disciplinaires distincts.<br/><div class="view-also"><span style="color: #ff6600;">délimiter des champs et pratiques hétérogènes</span>Cela permit d'échapper aux confusions et de distinguer entre autres<br/>- la <i>psychologie clinique</i>, sorte de compromis trouble entre psychanalyse d'université et psychologie psychopathologiste (lieu d'exercice principal l'hôpital)<br/>- la <i>pratique des psychiatres</i> spécialisés en psychopathologie médicale (4") n’ayant jusqu'à présent pas suivi même de cours de psychothérapie à l’université.<br/>- la <i>pratique des psychologues</i> (hospitalière mais parfois aussi libérale) n’ayant pas effectué (5")une démarche personnelle quelconque ou du moins suffisante pour se connaître eux-mêmes, et ne disposant par conséquent pas de formation approfondie à la psychothérapie relationnelle au sens précis de cette expression(6").<br/></div><hr /><strong><span style="color: #ff6600;">définition 3</span></strong><strong>Soin par la parole</strong>, accompagné ou non d'une dimension émotionnelle ou corporelle. La psychothérapie peut relever du soin-souci de soi (psychopraticien relationnel ou psychanalyste) ou du soin-traitement administré (médecin ou psychologue revêtu du titre réservé de psychothérapeute). Les <strong> <i>deux types de soin</i> </strong> se combinent parfois.<br/><strong>Art du psychothérapeute</strong> au sens général du terme et non uniquement du professionnel du psychisme psychologue ou médecin jouissant du privilège de ce titre en France(7"). Cependant aucun professionnel à partir de 2010 ne peut s'afficher comme psychothérapeute sans en porter légalement le titre. Tous ceux qui ne le peuvent pas se nomment dorénavant psychopraticiens, terme auquel ils accolent les déterminants qui le spécifient.<br/>Psychothérapie relationnelle : "les psychothérapeutes qui œuvrent par dans et pour la relation [6], à partir d’elle et par son ressort, dans le cadre d’une psychothérapie du lien et de la dynamique de la subjectivité, intégrant sous des formes diverses la dimension du transfert, ont choisi de se dire relationnels. Cela définit un <em>champ disciplinaire</em> (et nullement une nouvelle méthode), comportant de nombreuses méthodes, et même transméthodiste (on peut s'en réclamer par delà sa ou ses méthodes de référence. Dans ce cas se faire légitimer par le moyen du 5è critère)<br/>La psychothérapie relationnelle [7] est issue du courant de la psychologie existentielle américaine des années 50, relancée sous le nom de psychologie humaniste puis de Nouvelles thérapies dans les années 70 et 80. Elle procède de la même éthique et méthodologie que la psychanalyse. Dont, sans pour autant émaner d’elle purement et simplement, elle porte souvent l’empreinte."<br/>Ce qui la rapproche de la psychothérapie existentielle, parfois dénommée Daseinsanalyse, au gradient relationnel puissant, puisqu'il s'agit d'une psychothérapie de la co-présence dynamique, d'inspiration philosophique clinique. De nombreux chercheurs dans le champ de la phénoménologie ont, voulant marquer la différence et spécificité de la psychothérapie posée comme alternative à la médicalistaion de l'existence, baptisé différemment leur psychothérapie de la relation : <i> <strong>psychothérapie situationnelle</strong> </i> (Miguel Benasayag(8")), <strong> <i>psychomaïeutique</i> </strong> (Frédéric Brissaud, <i>Pour un renouveau de la psychothérapie, Mutations,</i> Paris, L'Harmattan, 2010, 188 p.- ), etc. La question de l'éparpillement terminologique pose celle, politique, du syndicalisme psychothérapique français(9"). Pouvons-nous concevoir par accord une terminologie commune ? Vastes débat et enjeux.<br/><span style="color: #ff6600;"><strong>4 – Classification des professionnels exerçant la psychothérapie</strong></span>a) <strong>psychothérapeute 1</strong> – terme <strong>générique,</strong> <strong>sens large.</strong> Professionnel pratiquant la psychothérapie – discipline vaste au champ hétérogène. Lorsque nous traduisons des textes étrangers ignorant notre spécificité nationale, nous sommes conduits à parler de psychothérapeute au sens générique, <i>psychotherapist</i> en globish. Lorsque nous traduisons des textes étrangers ignorant notre exception française nous sommes conduits à parler de psychothérapeute au sens générique, international. La langue aussi est têtue. Tout le monde continue de dire et penser psychothérapeute là où nous disons et imprimons psychopraticien. Dans la décennie qui vient nous verrons bien comment se fixera l'usage. La loi française de réglementation  introduit une ambiguïté terminologique en ayant fait d’un nom de profession un titre d'exercice réservé(10")<br/>b) <strong>psychothérapeute 2</strong> – psychothérapeute par titre d'exercice : en hexagonal, psychologue ou médecin (le psychiatre est médecin) ayant revendiqué son inscription à ce titre (!) sur une liste régionale.<br/>c) <strong>psychopraticien</strong> : <i>nom de métier</i> ouvert à tous, "psychothérapeute 1" (<i>psychotherapist</i>) exclu du (droit au) titre d'exercice réservé dorénavant aux médecins et psychologues.<br/>d) psychopraticien relationnel : praticien en psychothérapie relationnelle la plupart du temps à titre (!) exclusif. Ce nom de discipline n'est garanti que référé à un organisme historique représentatif membre de l'<i>Affop</i> qui le cautionne. Psychopraticien relationnel du SNPPsy désigne un <strong> <i>praticien qualifié</i> </strong> professant la psychothérapie relationnelle en tant que discipline encadrée. Il s'agit d'une <strong>appellation disciplinaire autorisée garantie</strong> par le SNPPsy (disposant de la marque INPI détenue par l'<i>Affop</i> au bénéfice des organismes qu'elle fédère).<br/>e) titre professionnel d'exercice de psychopraticien relationnel® : <i>appellation protégée INPI</i>. Désigne un praticien en psychothérapie relationnelle à titre exclusif relevant de la couverture procurée par l'<i>Affop</i> (dont est membre le SNPPsy père de l'appellation(11")). Il s'agit d'un titre d'exercice. Nous l’avons aussi appelé altertitre (d'exercice) pour marquer qu'il représente le pendant alternatif au titre (d'exercice) paramédical de psychothérapeute. L'une des déclinaisons de ce titre (d'exercice) professionnel privé (au sens de syndical <i>vs.</i> d'État) est <i>titulaire du SNPPsy.</i> Elle signifie psychopraticien relationnel® autorisé par le SNPPsy au titre des Cinq critères.<br/><div class="view-also">Voir aussi- psychothérapie relationnelle- carré psy- domaine de la psychiatrie : psychothérapie institutionnelle</div><hr /><span style="color: #ff6600;">5 – Subdivision de la psychothérapie en deux champs scientifiques distincts</span>Une analyse épistémologique permet de subdiviser la psychothérapie en deux grandes familles.<br/>- 1) le champ disciplinaire de la psychothérapie prescriptive issues d’un savoir construit sur le modèle des sciences de la nature par la méthode expérimentale : psychologie expérimentale, neuropsychiatrie, thérapies comportementales et cognitives, thérapie systémique (cette méthode comportant deux branches, l'une d'entre elles relationnellisable). La formation correspondante, sanctionnée par un diplôme, s'effectue par enseignements théoriques et stages. Les praticiens formés à ces psychothérapies sont les psychiatres et les psychologues cliniciens qui reçoivent leur formation théorique dans le cadre de l’Université et leur formation pratique au cours de stages. Ils utilisent des protocoles ne nécessitant pas une expérience psychothérapique personnelle.<br/>- 2) le champ disciplinaire intersubjectif fondé sur le transfert et la relation psychanalytique et psychothérapique :<br/>a) la psychanalyse dans sa diversité (freudienne, kleinienne, kohutienne, bionnienne, lacanienne, intégrative, etc.), et ses déclinaisons psychothérapiques (à base de transfert et d'écoute de l'inconscient) selon les écoles.<br/>b) la psychothérapie relationnelle.Issue des théories de la psychologie humaniste américaine, sur la base du constat de l'inadaptation de l’application à la psyché humaine de la méthode expérimentale propre aux sciences de la nature, la psychothérapie relationnelle a construit son paradigme sur le principe implicatif de la méthode expérientielle. Elle voisine la psychanalyse en l'infléchissant selon des méthodes actives et à médiation, adossée au principe de la phénoménologie. Développée dans les années <strong>1970</strong> sous le nom de Nouvelles thérapies – psychodrame, gestalt-thérapie, analyse transactionnelle, thérapies psychocorporelles (analyse bioénergétique, néo-reichienne, etc.), psychothérapie de groupe, etc. –, différenciée de la psychanalyse dont elle est cependant pour une grande part issue, elles en a conservé les fondements, le cadre et les modalités de formation, et en est demeurée épistémologiquement parente.<br/>Ainsi la psychanalyse, discipline de l'inconscient, dans sa diversité, et – post freudienne – la psychothérapie relationnelle, discipline de la relation, peuvent, conceptuellement regroupées, se voir considérées comme ressortissant d'un courant épistémologique unique, œuvrant à la dynamique de subjectivation, paradigmatique des méthodes de type prescriptif objectiviste et cognitiviste.<br/><span style="color: #ff6600;"><strong>la relation thérapeute-patient comme ressort du changement</strong></span>Ces deux disciplines du psychisme axées sur la subjectivité et l'intersubjectivité, privilégient en effet essentiellement la relation thérapeute-patient comme ressort du changement. Ce qui impose à leurs praticiens un type de formation spécifique consistant à effectuer un travail psychothérapique ou psychanalytique personnel préalablement ou concurremment à l’acquisition des connaissances théoriques et méthodologiques propres, et à l’engagement dans une formation pratique.<br/><strong><span style="color: #ff6600;">implication personnelle et expérientielle</span></strong>De la sorte, les psychopraticiens relationnels (ex psychothérapeutes relationnels) tout comme les psychanalystes, reçoivent leur formation théorique parfois pour une part dans le cadre universitaire et leur formation spécifique, théorique et pratique, dans le cadre d'organismes ou sociétés professionnels(12"). Ceci du seul fait qu'elles passent par une implication personnelle et expérientielle que le cadre universitaire, centré sur la rationalité procédurale, ne permet pas de mettre en œuvre. À noter que psychiatres et psychologues recourent souvent pour eux-mêmes à ces organismes de formation lorsqu’ils souhaitent pratiquer également la psychothérapie relationnelle.<br/>En définitive on peut dire que les quatre professions du psychisme (psychiatre, psychologue clinicien, psychanalyste, psychopraticien relationnel (psychopraticien cautionné par le système institutionnel SNPPsy-<i>Affop</i>) pratiquent la psychothérapie (la psychanalyse en soi ne se classant pas comme psychothérapie à proprement parler mais acceptant parfois le principe de sa déclinaison psychothérapique), entité nous venons de le voir hétérogène. Ceci soit de manière uni-méthodique, soit poly-méthodique dans le seul cadre de la <i>relationnellité</i>, soit inter-méthodique ou plus rigoureusement interdisciplinaire, dans le cas de combinaison de méthodes issues des deux grandes familles disciplinaires prescriptive et relationnelle.<br/><strong><span style="color: #ff6600;">un demi siècle d'encadrement de la profession</span></strong>La coopération sur le terrain entre professionnels d'obédiences épistémologiques variées a d’ailleurs fonctionné de façon positive avant la nouvelle réglementation du titre de psychothérapeute par l'article 91 de la loi du <strong>21 juillet 2009</strong> (HTSP). Si préalablement à ce texte il n’existait aucune réglementation légale en la matière, ceux qui se sont appelés à partir de <strong>2001</strong> psychothérapeutes relationnels, conscients de la nécessité de procurer au public la garantie d'une éthique et d'un professionnalisme conséquents, avaient mis en place depuis bientôt un demi siècle l'encadrement de leur profession. Ils s'étaient regroupés pour créer successivement deux syndicats, le PSY'G (<strong>1966 puis 75</strong>) puis le SNPPsy (<strong>1981</strong>), puis deux fédérations, la FFdP (<strong>1996</strong>) puis l’AFFOP (<strong>1998</strong>)(13")<br/><div class="view-also">

tous organismes promouvant les Cinq critères de reconnaissance et confirmation de leurs praticiens :- avoir suivi un travail psychothérapique (ou psychanalytique) personnel accompli pour professionnels- avoir reçu une formation spécifique de haut niveau (incluant la psychopathologie nécessaire)- suivre une supervision et formation permanente durant toute leur vie professionnelle- adhérer à un code de déontologie spécifique- avoir été reconnu et confirmé par des pairs expérimentés.

</div>C'est sur la base de ces cinq critères qu'un processus de titularisation des professionnels par une Commission de pairs expérimentés d’une part, et d’agrément des organismes de formation d’autre part, fut mis en place, enregistrant professionnels et organisations sur des annuaires publics.

<strong><span style="color: #ff6600;">Considération sur la pratique de chacun. Un métier au-delà des méthodes.</span> </strong><span style="color: #ff6600;"><strong>1)</strong></span> Les Quatre organismes représentatifs historiquement responsables susnommés se sont regroupés en 2010 dans le cadre du GLPR — <em>Groupe de liaison de la psychothérapie relationnelle</em>, qui maintient le dialogue et la concertation entre institutions résolues à fédérer leurs efforts au service de la psychothérapie relationnelle en dépit de leurs divergences.<strong><span style="color: #ff6600;">2)</span></strong> Ne pas confondre le principe du classement taxinomique avec la pratique individuelle de chaque praticien, à charge pour chacun de la soutenir devant ses pairs. Tout le monde peut prétendre s'inscrire dans le champ disciplinaire de la psychothérapie relationnelle, en légitimant cette inscription par le jeu du Cinquième critère, pleinement en vigueur dans l'univers de référence AFFOP-SNPPsy-PSY'G. En dehors de quoi sa revendication et référence restent indécidables.

&lt;i&gt;Mises à jour : 20 juillet 2011 – 19 août 2011 – 19 septembre 2011 – 11 septembre 2012 – 6 janvier 2013 – 9 janvier 2013 – 16 avril 2014 – 24 avril 2014 – 10 août 2014 – 15 mai 2015 – 9 juin 2015 – 16 juin 2015 – avril 2017 – août 2017 —&lt;/i&gt;&lt;hr /&gt; &lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt; Dans le &lt;i&gt;Rapport moral&lt;/i&gt; prononcé par Philippe Grauer à l&#039;Assemblée générale du SNPPsy.&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;2&lt;/strong&gt; La FF2P, fédération, agit comme para-syndicat en enregistrant des professionnels à titre particulier, ce qui différencie cette fédération de l&#039;&lt;i&gt;Affop,&lt;/i&gt; qui n&#039;agrée que des organismes. Des deux syndicats existants (PSY&#039;G et SNPPsy, seul le second attribue, sous couvert de l&#039;AFFOP à laquelle il appartient, le titre d&#039;exercice professionnel autoréglementaire de psychopraticien relationnel®, dans cette entrée aussi appelé &lt;em&gt;altertitre&lt;/em&gt;.&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;3&lt;/strong&gt; Elles-mêmes soumises à examen et révision. Question de l&#039;éthique de la psychothérapie relationnelle.&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;4&lt;/strong&gt; Souvent 15 minutes pour renouveler l&#039;ordonnance, comment faire autrement ?&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;5&lt;/strong&gt; Sauf exception par initiative individuelle non prescrite dans le diplôme. Par ailleurs une seule démarche personnelle ne forme pas à l&#039;exercice de la psychothérapie relationnelle, pas davantage qu&#039;à la psychanalyse. Il y faut ajouter en ce qui concerne la psychothérapie relationnelle, un long cursus dans une école dûment agréée, aboutissant à un diplôme puis à reconnaissance puis à confirmation. Bref il s&#039;agit d&#039;un métier distinct de celui de psychologue, même clinicien.&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;6&lt;/strong&gt; Les remarques triviales du type qui dit psychothérapie dit obligatoirement relation révèlent la courte vue de ceux qui les formulent.&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;7&lt;/strong&gt; Par ailleurs la langue insiste et &lt;i&gt;psychothérapeute&lt;/i&gt; continuera de désigner en français commun un praticien de la psychothérapie quelle qu&#039;elle soit, autrement dit continue et continuera de fonctionner comme &lt;i&gt;terme générique&lt;/i&gt;. Voir ci-infra &lt;i&gt;psychothérapeute 1&lt;/i&gt;.&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;8&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Clinique du mal-être, la &quot;psy&quot; face aux nouvelles souffrances psychiques,&lt;/i&gt; Paris, La Découverte, 2015, 174 p.–&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;9&lt;/strong&gt; Qui qualifie le praticien (cinquième critère) – par opposition au &quot;méthodisme&quot; de la définition de la psychothérapie centrée sur la méthode, qui qualifie cette dernière.&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;10&lt;/strong&gt; L&#039;IFGT a continué de revendiquer, par décision de son Assemblée générale en date de 2011, pour les psychopraticiens relationnels® le titre d&#039;exercice de psychothérapeute, tel que réservé strictement aux psychologues cliniciens et psychiatres par la loi de 2004 revêtue de ses décrets d&#039;application de 2010. La démarche politique de revendication d&#039;une titre d&#039;exercice ardemment protégée par une puissante corporation relève de l&#039;utopie et de la mise en danger. On comprend le mouvement de passion épistémologique, éthique et institutionnellement passionnel qui anime nos collègues. On peut en redouter l&#039;imprudence dans le contexte actuel. Cette ligne fut abandonnée depuis.&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;11&lt;/strong&gt; La propriété intellectuelle est celle de l’&lt;i&gt;Affop&lt;/i&gt;.&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;12&lt;/strong&gt; Une meilleure coordination des deux lieux de formation est rendue actuellement impossible en particulier par la mentalité du corps des psychologues, cela s&#039;appelle du corporatisme : pour accéder à notre formation à la psychopathologie il faut suivre le cursus complet de psychologie. Les écoles agréées &lt;i&gt;Affop&lt;/i&gt; et pour une part agréées FF2P fournissent donc les 500 heures de psychopathologie édictées comme nécessaires par la loi. Ces 500 heures non officielles d&#039;État n&#039;ont aucune valeur comme équivalence universitaire. Nous constituons un champ professionnel alternatif, l&#039;université française n&#039;étant pas pour le moment capable d&#039;organiser des partenariats avec les écoles alternatives existantes.&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;13&lt;/strong&gt; Pour finir en &lt;strong&gt;février 2010&lt;/strong&gt; par se concerter et coordonner dans le cadre du &lt;i&gt;Groupe de liaison de la psychothérapie relationnelle&lt;/i&gt; – GLPR.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</div><div class=glossaryTooltipMoreLinkWrapper><a class=glossaryTooltipMoreLink href=https://cifpr.fr/glossaire/psychotherapie/ ></a></div> » href= »https://cifpr.fr/glossaire/psychotherapie/ » target= »_blank » data-gt-translate-attributes='[{« attribute »: »data-cmtooltip », « format »: »html »}]’>psychothérapie

du même nom, et qui furent formulées d’abord par Irvin Yalom en 1981, puis importées dans notre pays à l’initiative d’Ernest Godin par Noël Salathé, co-fondateur du CIFP, à partir de 1983. Dans un article princeps "La Gestalt, une philosophie clinique" (1983), Salathé développe ainsi sa pensée :

la gestalt, antenne thérapeutique de l’existentialisme

"Sartre disait que "la première démarche de l’existentialisme est de mettre tout homme en possession de ce qu’il est et de faire reposer sur lui la responsabilité [c’est nous qui soulignons] totale de son existence". Ajoutant : "Sur la façon de s’y prendre concrètement, la Gestalt [5] peut être considérée comme une antenne thérapeutique de l’existentialisme."

On trouvera dans Yalom bien entendu, mais également dans Noël Salathé, Psychothérapie existentielle, une perspective gestaltiste, Institut de &lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Voir aussi&lt;/span&gt;- psychothérapies- 500 &quot;psychothérapies&quot;- les-psychothérapeutes- la-psychothérapie- psychothérapie = 4 psys- psychothérapie institutionnelle- titre- Philippe Grauer, Titre de psychothérapeute – une mécanique institutionnelle complexe, 24 juin 2011.- la psychothérapie &amp;amp; les psychologues- Philippe Grauer, éthique &amp;amp; psychothérapie : de la psychopathologie à l’autoproclamation [7 novembre 2013].- Philippe Grosbois, Éthique et psychothérapie : principe de parité &lt;i&gt;versus&lt;/i&gt; principe de compétence, 7 novembre 2013.- terminologie- GLPR, février 2010.

&lt;/div&gt;&lt;hr /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Définition 1&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Processus psychique opérant à partir de la conjonction d&#039;un professionnel proposant un cadre déterminé et d&#039;une personne entreprenant la démarche à partir de ce cadre de l&#039;entretenir d&#039;elle et des souffrances et conflits dont elle ne parvient pas à se dégager ou dont la résolution lui échappe. On peut parler de soin par le psychisme, sachant qu&#039;il faut alors définir soigneusement (!) le terme soin. L&#039;idée de psychothérapie se corrèle à celle de changement.&lt;br/&gt;

Toute psychothérapie comporte&lt;div class=&quot;view-also&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- une théorie générale du psychisme humain- en relation avec une anthropologie- un arrière-plan philosophique- un système de valeurs (en rapport avec ce que d&#039;après Lacan la psychanalyse entend par &lt;i&gt;éthique&lt;/i&gt;)- une psychopathologie [certaines écoles y répugnent, comme à un mélange des paradigmes contaminateur de l&#039;alter par l&#039;ortho]- une théorie de la relation (qui comporte la question du transfert)- une théorie de l&#039;inconscient ou des faits psychiques inconscients- une théorie énergétique psychique ou pulsionnelle- une méthodologie à engager pour aider par le moyen de la parole (la dimension psychocorporelle fait émerger une parole)- une théorie de la régression- une théorie des émotions et de la catharsis (libération ou décharge émotionnelle génératrice de sens en relation&lt;em&gt; vs&lt;/em&gt;. abréaction : beaucoup de bruit pour trois fois rien)- une théorie de l&#039;avènement de la signification (question de l&#039;herméneutique, pouvoir donner un sens à son malheur — et au passage au bonheur)- une théorie de la mise en récit- une théorie du changement.

&lt;/div&gt;Certaines psychothérapies, en particulier celles relevant du champ comportementaliste et cognitiviste, cochent à &lt;i&gt;néant&lt;/i&gt; la réponse à plusieurs des items listés précédemment. Ce qui crée des différences parfois considérables, et milite pour spécifier à chaque fois de quelle psychothérapie on est en train de parler.&lt;br/&gt;On distinguera&lt;br/&gt;- la psychothérapie de type objectiviste, d&#039;orientation médicale ou psychologique, qui propose un traitement : un sujet agent expert administre des soins, fournit des directives, à un patient qui en est l&#039;objet.&lt;br/&gt;- la psychothérapie de type relationnel, subjectiviste, d&#039;orientation psychanalytique ou phénoménologique, qui jouant sur la dynamique de la rencontre comme relation soignante en elle-même, dans l&#039;entre deux intersubjectif, assiste par voie de dialogue l&#039;intéressé à prendre soin et conscience de lui, mobilisant le &lt;strong&gt; &lt;i&gt;souci &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; de soi et l&#039;engagement de sa responsabilité. La dimension inconsciente de l&#039;opération étant prise en charge notamment par la considération du transfert (prise en compte d&#039;un système relationnel inconscient).&lt;br/&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;la psychothérapie comme allant de soi ou de moi ?&lt;/span&gt;Il n&#039;existe pas de définition officielle ou légale de la psychothérapie. Et c&#039;est heureux, le législateur n&#039;a pas à définir un champ scientifique. La psychothérapie vue par un professionnel est celle qu&#039;il pratique ou croit pratiquer. Souvent il conçoit difficilement qu&#039;on puisse se la représenter autrement que lui. C&#039;est l&#039;usage de &lt;strong&gt; &lt;i&gt;la psychothérapie comme allant de soi, comme allant de moi,&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; voir à psychothérapie relationnelle. D&#039;où les innombrables regroupements de psys. Cette multitude et &quot;psychodiversité&quot;, en matière de science humaine, est souhaitable. Les tendances dogmatiques ne sont pas rares, les méfiances et les mépris courants, ainsi que les estimes réciproques entre membres de camps opposés.&lt;br/&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;historiquement&lt;/span&gt;Historiquement le terme apparaît dans le titre de l&#039;ouvrage d&#039;Hyppolite Bernheim, &lt;i&gt;Hypnotisme, suggestion et psychothérapie,&lt;/i&gt; &lt;strong&gt;1891.&lt;/strong&gt; Il sera utilisé continument jusqu&#039;à nos jours dans les sens les plus divers.&lt;br/&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;classification&lt;/span&gt;On peut classer les écoles de psychothérapie ou méthodes selon une dizaine de courants, plutôt que les lister par simple inventaire rhapsodique, parfois fort prévertissant.&lt;br/&gt;- &lt;i&gt;La psychothérapie&lt;/i&gt; ne constitue pas une seule discipline mais un champ disciplinaire hétérogène à épistémologies diverses (voir contradictoires) qu&#039;on peut ramener à deux – la psychothérapie relationnelle, si. La psychothérapie dissémine plutôt que regroupe une quantité de méthodes et techniques, appareillées à des disciplines ou champs disciplinaires (médecine, psychologie, psychanalyse, psychothérapie relationnelle) d&#039;horizons épistémologiques variés. &lt;i&gt; &lt;strong&gt;Le psychothérapique&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; désigne et regroupe les différents traits pertinents dont la présence conjointe de plusieurs dans le processus peut produire l&#039;effet psychothérapique, à savoir l&#039;apparition d&#039;un changement autogène allant dans le sens de ses valeurs(3&quot;) chez la personne qui consulte – &lt;i&gt;9 juillet 2013.&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;&lt;i&gt;19 août 2011 – modifié le 30 juin 2014 – PHG&lt;/i&gt;&lt;hr /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Définition 2&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Terme désignant de façon générique tout travail psychique&lt;br/&gt;- de type cognitiviste comportementaliste, neuronal&lt;br/&gt;- d&#039;adaptation personnelle et sociale ou de rééducation&lt;br/&gt;- processuel aboutissant à un récit de soi inédit au cours duquel le sujet ayant entrepris sa narration de soi s&#039;atteint dans son être en qualité d&#039;auteur de ce récit.&lt;br/&gt;- de type psychodynamique, inspiré par la psychanalyse, de découverte de soi en tenant compte du transfert, de la dimension de l&#039;inconscient et du primat de la sexualité.&lt;br/&gt;- de résolution des problèmes de l&#039;existence par la voie de la parole (écoute, accompagnement).&lt;br/&gt;- de résolution par l&#039;avènement d&#039;un sens.&lt;br/&gt;Ce &lt;strong&gt;terme générique&lt;/strong&gt; ne tient pas compte de l&#039;organisation structurale du champ conceptuel, qui répartit la psychothérapie selon la ligne de partage épistémologique de l&#039;implication intersubjective ou de la mise en œuvre d&#039;une stratégie d&#039;intervention objectiviste.&lt;br/&gt;Ce terme ne permet pas de discriminer l&#039;actuel basculement de paradigme de l&#039;univers psy, où la psychiatrie redevenue neuropsychiatrie administre la santé mentale avec des méthodes et une épistémè objectivistes et managériales.&lt;br/&gt;Hist. – de &lt;i&gt;La&lt;/i&gt; psychothérapie à la psychothérapie&lt;em&gt; relationnelle&lt;/em&gt;L&#039;usage du terme psychothérapie est libre en France. En effet, fort heureusement, la tâche de définir (puis régenter, évidemment) &quot;la&quot; psychothérapie – entité qui pourrait mériter l&#039;emploi du pluriel, et pourtant cette facilité n&#039;est pas à recommander – incombe seulement aux praticiens et chercheurs des domaines multiples répondant diversement à cette appellation. En aucun cas au législateur. Notre mouvement ou mouvance comme on voudra, autour d&#039;un collectif de chercheurs regroupés au sein du SNPPsy et de l&#039;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Affop,&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; ont &quot;décroché&quot; de l&#039;appellation générique, hétérogène, pour cerner et discerner le concept de psychothérapie relationnelle.&lt;br/&gt;Jusqu&#039;en &lt;strong&gt;2001&lt;/strong&gt;, ceux qui répondaient au nom de &quot;&lt;i&gt;Les psychothérapeutes&lt;/i&gt;&quot; pensaient représenter eux seuls légitimement &quot;&lt;i&gt;La psychothérapie&lt;/i&gt;&quot;, celle que définissaient les deux syndicats historiques, que représenta et revendiqua l&#039;&lt;i&gt;Association internationale de psychothérapie&lt;/i&gt;, celle de la Déclaration de Strasbourg. Le Snppsy à la suite de toute une réflexion, en vint à concevoir que chacun se prétendant le seul représentant légitime de la psychothérapie telle qu&#039;il la concevait, il convenait de discerner en sorte que nul ne puisse prétendre à l&#039;universalité du nom ni du concept, sinon comme terme générique complexe et contradictoire dans ses fondements épistémologiques. Cela conduisit au Carré psy et corrélativement à la définition délimitée de psychothérapie relationnelle, débouchant sur une conception politique et scientifique d&#039;articulation de blocs disciplinaires distincts.&lt;br/&gt;&lt;div class=&quot;view-also&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;délimiter des champs et pratiques hétérogènes&lt;/span&gt;Cela permit d&#039;échapper aux confusions et de distinguer entre autres&lt;br/&gt;- la &lt;i&gt;psychologie clinique&lt;/i&gt;, sorte de compromis trouble entre psychanalyse d&#039;université et psychologie psychopathologiste (lieu d&#039;exercice principal l&#039;hôpital)&lt;br/&gt;- la &lt;i&gt;pratique des psychiatres&lt;/i&gt; spécialisés en psychopathologie médicale (4&quot;) n’ayant jusqu&#039;à présent pas suivi même de cours de psychothérapie à l’université.&lt;br/&gt;- la &lt;i&gt;pratique des psychologues&lt;/i&gt; (hospitalière mais parfois aussi libérale) n’ayant pas effectué (5&quot;)une démarche personnelle quelconque ou du moins suffisante pour se connaître eux-mêmes, et ne disposant par conséquent pas de formation approfondie à la psychothérapie relationnelle au sens précis de cette expression(6&quot;).&lt;br/&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;définition 3&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Soin par la parole&lt;/strong&gt;, accompagné ou non d&#039;une dimension émotionnelle ou corporelle. La psychothérapie peut relever du soin-souci de soi (psychopraticien relationnel ou psychanalyste) ou du soin-traitement administré (médecin ou psychologue revêtu du titre réservé de psychothérapeute). Les &lt;strong&gt; &lt;i&gt;deux types de soin&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; se combinent parfois.&lt;br/&gt;&lt;strong&gt;Art du psychothérapeute&lt;/strong&gt; au sens général du terme et non uniquement du professionnel du psychisme psychologue ou médecin jouissant du privilège de ce titre en France(7&quot;). Cependant aucun professionnel à partir de 2010 ne peut s&#039;afficher comme psychothérapeute sans en porter légalement le titre. Tous ceux qui ne le peuvent pas se nomment dorénavant psychopraticiens, terme auquel ils accolent les déterminants qui le spécifient.&lt;br/&gt;Psychothérapie relationnelle : &quot;les psychothérapeutes qui œuvrent par dans et pour la relation [6], à partir d’elle et par son ressort, dans le cadre d’une psychothérapie du lien et de la dynamique de la subjectivité, intégrant sous des formes diverses la dimension du transfert, ont choisi de se dire relationnels. Cela définit un &lt;em&gt;champ disciplinaire&lt;/em&gt; (et nullement une nouvelle méthode), comportant de nombreuses méthodes, et même transméthodiste (on peut s&#039;en réclamer par delà sa ou ses méthodes de référence. Dans ce cas se faire légitimer par le moyen du 5è critère)&lt;br/&gt;La psychothérapie relationnelle [7] est issue du courant de la psychologie existentielle américaine des années 50, relancée sous le nom de psychologie humaniste puis de Nouvelles thérapies dans les années 70 et 80. Elle procède de la même éthique et méthodologie que la psychanalyse. Dont, sans pour autant émaner d’elle purement et simplement, elle porte souvent l’empreinte.&quot;&lt;br/&gt;Ce qui la rapproche de la psychothérapie existentielle, parfois dénommée Daseinsanalyse, au gradient relationnel puissant, puisqu&#039;il s&#039;agit d&#039;une psychothérapie de la co-présence dynamique, d&#039;inspiration philosophique clinique. De nombreux chercheurs dans le champ de la phénoménologie ont, voulant marquer la différence et spécificité de la psychothérapie posée comme alternative à la médicalistaion de l&#039;existence, baptisé différemment leur psychothérapie de la relation : &lt;i&gt; &lt;strong&gt;psychothérapie situationnelle&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; (Miguel Benasayag(8&quot;)), &lt;strong&gt; &lt;i&gt;psychomaïeutique&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; (Frédéric Brissaud, &lt;i&gt;Pour un renouveau de la psychothérapie, Mutations,&lt;/i&gt; Paris, L&#039;Harmattan, 2010, 188 p.- ), etc. La question de l&#039;éparpillement terminologique pose celle, politique, du syndicalisme psychothérapique français(9&quot;). Pouvons-nous concevoir par accord une terminologie commune ? Vastes débat et enjeux.&lt;br/&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;4 – Classification des professionnels exerçant la psychothérapie&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;a) &lt;strong&gt;psychothérapeute 1&lt;/strong&gt; – terme &lt;strong&gt;générique,&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;sens large.&lt;/strong&gt; Professionnel pratiquant la psychothérapie – discipline vaste au champ hétérogène. Lorsque nous traduisons des textes étrangers ignorant notre spécificité nationale, nous sommes conduits à parler de psychothérapeute au sens générique, &lt;i&gt;psychotherapist&lt;/i&gt; en globish. Lorsque nous traduisons des textes étrangers ignorant notre exception française nous sommes conduits à parler de psychothérapeute au sens générique, international. La langue aussi est têtue. Tout le monde continue de dire et penser psychothérapeute là où nous disons et imprimons psychopraticien. Dans la décennie qui vient nous verrons bien comment se fixera l&#039;usage. La loi française de réglementation  introduit une ambiguïté terminologique en ayant fait d’un nom de profession un titre d&#039;exercice réservé(10&quot;)&lt;br/&gt;b) &lt;strong&gt;psychothérapeute 2&lt;/strong&gt; – psychothérapeute par titre d&#039;exercice : en hexagonal, psychologue ou médecin (le psychiatre est médecin) ayant revendiqué son inscription à ce titre (!) sur une liste régionale.&lt;br/&gt;c) &lt;strong&gt;psychopraticien&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;nom de métier&lt;/i&gt; ouvert à tous, &quot;psychothérapeute 1&quot; (&lt;i&gt;psychotherapist&lt;/i&gt;) exclu du (droit au) titre d&#039;exercice réservé dorénavant aux médecins et psychologues.&lt;br/&gt;d) psychopraticien relationnel : praticien en psychothérapie relationnelle la plupart du temps à titre (!) exclusif. Ce nom de discipline n&#039;est garanti que référé à un organisme historique représentatif membre de l&#039;&lt;i&gt;Affop&lt;/i&gt; qui le cautionne. Psychopraticien relationnel du SNPPsy désigne un &lt;strong&gt; &lt;i&gt;praticien qualifié&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; professant la psychothérapie relationnelle en tant que discipline encadrée. Il s&#039;agit d&#039;une &lt;strong&gt;appellation disciplinaire autorisée garantie&lt;/strong&gt; par le SNPPsy (disposant de la marque INPI détenue par l&#039;&lt;i&gt;Affop&lt;/i&gt; au bénéfice des organismes qu&#039;elle fédère).&lt;br/&gt;e) titre professionnel d&#039;exercice de psychopraticien relationnel® : &lt;i&gt;appellation protégée INPI&lt;/i&gt;. Désigne un praticien en psychothérapie relationnelle à titre exclusif relevant de la couverture procurée par l&#039;&lt;i&gt;Affop&lt;/i&gt; (dont est membre le SNPPsy père de l&#039;appellation(11&quot;)). Il s&#039;agit d&#039;un titre d&#039;exercice. Nous l’avons aussi appelé altertitre (d&#039;exercice) pour marquer qu&#039;il représente le pendant alternatif au titre (d&#039;exercice) paramédical de psychothérapeute. L&#039;une des déclinaisons de ce titre (d&#039;exercice) professionnel privé (au sens de syndical &lt;i&gt;vs.&lt;/i&gt; d&#039;État) est &lt;i&gt;titulaire du SNPPsy.&lt;/i&gt; Elle signifie psychopraticien relationnel® autorisé par le SNPPsy au titre des Cinq critères.&lt;br/&gt;&lt;div class=&quot;view-also&quot;&gt;Voir aussi- psychothérapie relationnelle- carré psy- domaine de la psychiatrie : psychothérapie institutionnelle&lt;/div&gt;&lt;hr /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;5 – Subdivision de la psychothérapie en deux champs scientifiques distincts&lt;/span&gt;Une analyse épistémologique permet de subdiviser la psychothérapie en deux grandes familles.&lt;br/&gt;- 1) le champ disciplinaire de la psychothérapie prescriptive issues d’un savoir construit sur le modèle des sciences de la nature par la méthode expérimentale : psychologie expérimentale, neuropsychiatrie, thérapies comportementales et cognitives, thérapie systémique (cette méthode comportant deux branches, l&#039;une d&#039;entre elles relationnellisable). La formation correspondante, sanctionnée par un diplôme, s&#039;effectue par enseignements théoriques et stages. Les praticiens formés à ces psychothérapies sont les psychiatres et les psychologues cliniciens qui reçoivent leur formation théorique dans le cadre de l’Université et leur formation pratique au cours de stages. Ils utilisent des protocoles ne nécessitant pas une expérience psychothérapique personnelle.&lt;br/&gt;- 2) le champ disciplinaire intersubjectif fondé sur le transfert et la relation psychanalytique et psychothérapique :&lt;br/&gt;a) la psychanalyse dans sa diversité (freudienne, kleinienne, kohutienne, bionnienne, lacanienne, intégrative, etc.), et ses déclinaisons psychothérapiques (à base de transfert et d&#039;écoute de l&#039;inconscient) selon les écoles.&lt;br/&gt;b) la psychothérapie relationnelle.Issue des théories de la psychologie humaniste américaine, sur la base du constat de l&#039;inadaptation de l’application à la psyché humaine de la méthode expérimentale propre aux sciences de la nature, la psychothérapie relationnelle a construit son paradigme sur le principe implicatif de la méthode expérientielle. Elle voisine la psychanalyse en l&#039;infléchissant selon des méthodes actives et à médiation, adossée au principe de la phénoménologie. Développée dans les années &lt;strong&gt;1970&lt;/strong&gt; sous le nom de Nouvelles thérapies – psychodrame, gestalt-thérapie, analyse transactionnelle, thérapies psychocorporelles (analyse bioénergétique, néo-reichienne, etc.), psychothérapie de groupe, etc. –, différenciée de la psychanalyse dont elle est cependant pour une grande part issue, elles en a conservé les fondements, le cadre et les modalités de formation, et en est demeurée épistémologiquement parente.&lt;br/&gt;Ainsi la psychanalyse, discipline de l&#039;inconscient, dans sa diversité, et – post freudienne – la psychothérapie relationnelle, discipline de la relation, peuvent, conceptuellement regroupées, se voir considérées comme ressortissant d&#039;un courant épistémologique unique, œuvrant à la dynamique de subjectivation, paradigmatique des méthodes de type prescriptif objectiviste et cognitiviste.&lt;br/&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;la relation thérapeute-patient comme ressort du changement&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;Ces deux disciplines du psychisme axées sur la subjectivité et l&#039;intersubjectivité, privilégient en effet essentiellement la relation thérapeute-patient comme ressort du changement. Ce qui impose à leurs praticiens un type de formation spécifique consistant à effectuer un travail psychothérapique ou psychanalytique personnel préalablement ou concurremment à l’acquisition des connaissances théoriques et méthodologiques propres, et à l’engagement dans une formation pratique.&lt;br/&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;implication personnelle et expérientielle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;De la sorte, les psychopraticiens relationnels (ex psychothérapeutes relationnels) tout comme les psychanalystes, reçoivent leur formation théorique parfois pour une part dans le cadre universitaire et leur formation spécifique, théorique et pratique, dans le cadre d&#039;organismes ou sociétés professionnels(12&quot;). Ceci du seul fait qu&#039;elles passent par une implication personnelle et expérientielle que le cadre universitaire, centré sur la rationalité procédurale, ne permet pas de mettre en œuvre. À noter que psychiatres et psychologues recourent souvent pour eux-mêmes à ces organismes de formation lorsqu’ils souhaitent pratiquer également la psychothérapie relationnelle.&lt;br/&gt;En définitive on peut dire que les quatre professions du psychisme (psychiatre, psychologue clinicien, psychanalyste, psychopraticien relationnel (psychopraticien cautionné par le système institutionnel SNPPsy-&lt;i&gt;Affop&lt;/i&gt;) pratiquent la psychothérapie (la psychanalyse en soi ne se classant pas comme psychothérapie à proprement parler mais acceptant parfois le principe de sa déclinaison psychothérapique), entité nous venons de le voir hétérogène. Ceci soit de manière uni-méthodique, soit poly-méthodique dans le seul cadre de la &lt;i&gt;relationnellité&lt;/i&gt;, soit inter-méthodique ou plus rigoureusement interdisciplinaire, dans le cas de combinaison de méthodes issues des deux grandes familles disciplinaires prescriptive et relationnelle.&lt;br/&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;un demi siècle d&#039;encadrement de la profession&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;La coopération sur le terrain entre professionnels d&#039;obédiences épistémologiques variées a d’ailleurs fonctionné de façon positive avant la nouvelle réglementation du titre de psychothérapeute par l&#039;article 91 de la loi du &lt;strong&gt;21 juillet 2009&lt;/strong&gt; (HTSP). Si préalablement à ce texte il n’existait aucune réglementation légale en la matière, ceux qui se sont appelés à partir de &lt;strong&gt;2001&lt;/strong&gt; psychothérapeutes relationnels, conscients de la nécessité de procurer au public la garantie d&#039;une éthique et d&#039;un professionnalisme conséquents, avaient mis en place depuis bientôt un demi siècle l&#039;encadrement de leur profession. Ils s&#039;étaient regroupés pour créer successivement deux syndicats, le PSY&#039;G (&lt;strong&gt;1966 puis 75&lt;/strong&gt;) puis le SNPPsy (&lt;strong&gt;1981&lt;/strong&gt;), puis deux fédérations, la FFdP (&lt;strong&gt;1996&lt;/strong&gt;) puis l’AFFOP (&lt;strong&gt;1998&lt;/strong&gt;)(13&quot;)&lt;br/&gt;&lt;div class=&quot;view-also&quot;&gt;

tous organismes promouvant les Cinq critères de reconnaissance et confirmation de leurs praticiens :- avoir suivi un travail psychothérapique (ou psychanalytique) personnel accompli pour professionnels- avoir reçu une formation spécifique de haut niveau (incluant la psychopathologie nécessaire)- suivre une supervision et formation permanente durant toute leur vie professionnelle- adhérer à un code de déontologie spécifique- avoir été reconnu et confirmé par des pairs expérimentés.

&lt;/div&gt;C&#039;est sur la base de ces cinq critères qu&#039;un processus de titularisation des professionnels par une Commission de pairs expérimentés d’une part, et d’agrément des organismes de formation d’autre part, fut mis en place, enregistrant professionnels et organisations sur des annuaires publics.

&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Considération sur la pratique de chacun. Un métier au-delà des méthodes.&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;1)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; Les Quatre organismes représentatifs historiquement responsables susnommés se sont regroupés en 2010 dans le cadre du GLPR — &lt;em&gt;Groupe de liaison de la psychothérapie relationnelle&lt;/em&gt;, qui maintient le dialogue et la concertation entre institutions résolues à fédérer leurs efforts au service de la psychothérapie relationnelle en dépit de leurs divergences.&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;2)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Ne pas confondre le principe du classement taxinomique avec la pratique individuelle de chaque praticien, à charge pour chacun de la soutenir devant ses pairs. Tout le monde peut prétendre s&#039;inscrire dans le champ disciplinaire de la psychothérapie relationnelle, en légitimant cette inscription par le jeu du Cinquième critère, pleinement en vigueur dans l&#039;univers de référence AFFOP-SNPPsy-PSY&#039;G. En dehors de quoi sa revendication et référence restent indécidables.

&lt;i&gt;Mises à jour : 20 juillet 2011 – 19 août 2011 – 19 septembre 2011 – 11 septembre 2012 – 6 janvier 2013 – 9 janvier 2013 – 16 avril 2014 – 24 avril 2014 – 10 août 2014 – 15 mai 2015 – 9 juin 2015 – 16 juin 2015 – avril 2017 – août 2017 —&lt;/i&gt;&lt;hr /&gt; &lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt; Dans le &lt;i&gt;Rapport moral&lt;/i&gt; prononcé par Philippe Grauer à l&#039;Assemblée générale du SNPPsy.&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;2&lt;/strong&gt; La FF2P, fédération, agit comme para-syndicat en enregistrant des professionnels à titre particulier, ce qui différencie cette fédération de l&#039;&lt;i&gt;Affop,&lt;/i&gt; qui n&#039;agrée que des organismes. Des deux syndicats existants (PSY&#039;G et SNPPsy, seul le second attribue, sous couvert de l&#039;AFFOP à laquelle il appartient, le titre d&#039;exercice professionnel autoréglementaire de psychopraticien relationnel®, dans cette entrée aussi appelé &lt;em&gt;altertitre&lt;/em&gt;.&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;3&lt;/strong&gt; Elles-mêmes soumises à examen et révision. Question de l&#039;éthique de la psychothérapie relationnelle.&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;4&lt;/strong&gt; Souvent 15 minutes pour renouveler l&#039;ordonnance, comment faire autrement ?&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;5&lt;/strong&gt; Sauf exception par initiative individuelle non prescrite dans le diplôme. Par ailleurs une seule démarche personnelle ne forme pas à l&#039;exercice de la psychothérapie relationnelle, pas davantage qu&#039;à la psychanalyse. Il y faut ajouter en ce qui concerne la psychothérapie relationnelle, un long cursus dans une école dûment agréée, aboutissant à un diplôme puis à reconnaissance puis à confirmation. Bref il s&#039;agit d&#039;un métier distinct de celui de psychologue, même clinicien.&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;6&lt;/strong&gt; Les remarques triviales du type qui dit psychothérapie dit obligatoirement relation révèlent la courte vue de ceux qui les formulent.&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;7&lt;/strong&gt; Par ailleurs la langue insiste et &lt;i&gt;psychothérapeute&lt;/i&gt; continuera de désigner en français commun un praticien de la psychothérapie quelle qu&#039;elle soit, autrement dit continue et continuera de fonctionner comme &lt;i&gt;terme générique&lt;/i&gt;. Voir ci-infra &lt;i&gt;psychothérapeute 1&lt;/i&gt;.&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;8&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Clinique du mal-être, la &quot;psy&quot; face aux nouvelles souffrances psychiques,&lt;/i&gt; Paris, La Découverte, 2015, 174 p.–&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;9&lt;/strong&gt; Qui qualifie le praticien (cinquième critère) – par opposition au &quot;méthodisme&quot; de la définition de la psychothérapie centrée sur la méthode, qui qualifie cette dernière.&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;10&lt;/strong&gt; L&#039;IFGT a continué de revendiquer, par décision de son Assemblée générale en date de 2011, pour les psychopraticiens relationnels® le titre d&#039;exercice de psychothérapeute, tel que réservé strictement aux psychologues cliniciens et psychiatres par la loi de 2004 revêtue de ses décrets d&#039;application de 2010. La démarche politique de revendication d&#039;une titre d&#039;exercice ardemment protégée par une puissante corporation relève de l&#039;utopie et de la mise en danger. On comprend le mouvement de passion épistémologique, éthique et institutionnellement passionnel qui anime nos collègues. On peut en redouter l&#039;imprudence dans le contexte actuel. Cette ligne fut abandonnée depuis.&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;11&lt;/strong&gt; La propriété intellectuelle est celle de l’&lt;i&gt;Affop&lt;/i&gt;.&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;12&lt;/strong&gt; Une meilleure coordination des deux lieux de formation est rendue actuellement impossible en particulier par la mentalité du corps des psychologues, cela s&#039;appelle du corporatisme : pour accéder à notre formation à la psychopathologie il faut suivre le cursus complet de psychologie. Les écoles agréées &lt;i&gt;Affop&lt;/i&gt; et pour une part agréées FF2P fournissent donc les 500 heures de psychopathologie édictées comme nécessaires par la loi. Ces 500 heures non officielles d&#039;État n&#039;ont aucune valeur comme équivalence universitaire. Nous constituons un champ professionnel alternatif, l&#039;université française n&#039;étant pas pour le moment capable d&#039;organiser des partenariats avec les écoles alternatives existantes.&lt;br/&gt; &lt;strong&gt;13&lt;/strong&gt; Pour finir en &lt;strong&gt;février 2010&lt;/strong&gt; par se concerter et coordonner dans le cadre du &lt;i&gt;Groupe de liaison de la psychothérapie relationnelle&lt;/i&gt; – GLPR.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</div><div class=glossaryTooltipMoreLinkWrapper><a class=glossaryTooltipMoreLink href=https://cifpr.fr/glossaire/psychotherapie/ ></a></div> » href= »https://cifpr.fr/glossaire/psychotherapie/ » target= »_blank » data-gt-translate-attributes='[{« attribute »: »data-cmtooltip », « format »: »html »}]’>psychothérapie

gestalt-existentielle, Genève, 1995, 173 p., aux pp. 54-71 un premier développement éclairant sur la paire liberté-responsabilité, avec à la clé une théorie de l’angoisse.

les données existentielles au CIFPR

Marie-Noëlle Salathé-Granès poursuit et prolonge l’œuvre de son mari, ayant déjà tenu au CIFP un séminaire en cinq ouikindes sur les données existentielles, et continuant d’offrir, dans le cadre du CIFPR à laquelle elle appartient toujours, des séminaires d’approfondissement sur ce thème à Genève.

On annonce d’ailleurs la réédition de ce cycle pour le début 2017.

Tout cela pour signaler que l’UFA sur la liberté que se dispose à tenir Daniel Ramirez gagne à se voir mise en perspective avec la posture existentielle en psychothérapie relationnelle.

voir également

Philippe Grauer, données existentielles
Philippe Grauer, Noël Salathé, « La piste From — éléments d’historiographie gestalt-thérapique existentielle ».
– M-N Salathé-Granès, « L’approche existentielle en psychothérapie », (1983).-
"La Gestalt, une philosophie clinique" reste introuvable à ce jour sur internet.
Philippe Grauer, « Psychothérapie existentielle »
– Rollo May, Amour et volonté, Paris, Stock 1971, 447 p.-
sur la question des valeurs :
Claudine Leleux, in Jean-Marc Ferry et Boris Libois (dir.), Pour une éducation postnationale, Bruxelles, 2003, Éditions de l’Université de Bruxelles, coll. “Philosophie et Société”, pp. 111-128 : « Théorie du développement moral chez Lawrence Kohlberg et ses critiques (Gilligan et Habermas) »
sur l’empathie :
Serge Tisseron, L’erreur de Matthieu Ricard, précédé de Philippe Grauer, "Le bouddhisme comme source de confusion chez les psys".


QU’EST-CE QU’ÊTRE LIBRE AUJOURD’HUI ?

UNE INTRODUCTION À L’ÉTHIQUE DES VALEURS

& à un examen philosophique de nos existences

avec Daniel Ramirez

18-19 mars 2016

Tout parle de la liberté aujourd’hui, référent idéologique omniprésent, mais rien de plus évanescent que ce fameux mot qui au dire de Valéry chante plus qu’il ne parle.

Construire son monde

éthique,

en rapport à des valeurs – choisir ces valeurs – et agir dans le monde actuel n’est pas évident.

– Que sont les

valeurs

? Comment choisissons-nous nos buts dans la vie ? Comment évaluons-nous et hiérarchisons-nous nos actions, nos moyens ?

– L’homme est-il soumis à de vieux et à de nouveaux déterminismes ? Avons-nous vraiment le

choix

?

– Qu’est-ce que la

volonté

? être libre consiste-t-il à réaliser ses désirs ou faire ce que l’on veut (définition spontanée) ? est-on libre de choisir ses désirs ? Et comment se réalise ce choix ?

– Y a-t-il une

« liberté intérieure »

? Quel lien avec la liberté politique ?
La question des valeurs peut être vue comme l’équivalent moderne de l’éthique des vertus des anciens, mais pour ces derniers il s’agissait de construire un éthos, forger avec sagesse un caractère. Qu’est-ce que l’on cherche aujourd’hui dans la vie ? Le bonheur, répondent euphoriques les éditeurs qui n’ont jamais vendu autant de livres sur ce sujet, ainsi que des satisfactions, les plaisirs, le prestige, le pouvoir Mais, s’agit-il vraiment là d’être libres ?

– Et quel est le contenu de la liberté ? La

responsabilité,

a-t-elle une place dans notre vie éthique ? L’action ? La vie politique ? La création ? L’amour ?

Entre

peurs et menaces

chaque jour plus présents et son corollaire en besoin de

sécurité

des restrictions et surveillance ; entre pressions économiques dans un monde violemment inégalitaire basé sur la consommation et l’enrichissement (de certains) ; entre sollicitations chaque jour plus divertissantes (dans le sens actuel et dans le sens de Pascal) et une

médiation technologique

que nous ne maîtrisons en rien et qui conditionne notre présence au monde, comment pouvons-nous être libres, exercer une autonomie mûre et consciente ?


bibliographie

Robert Misrahi, La liberté, ou le pouvoir de créer, Paris, Autrement, 2015,
Hanna Arendt, «Qu’est-ce que la liberté» dans La crise de la culture, Folio/Essais, Gallimard, pages 186 à 222.
Charles Taylor, La liberté des modernes, Paris, PUF, 1997.
Jean-Marc Ferry, Valeurs et normes. La question de l’éthique, Éditions de l’Université de Bruxelles, 2002.
Monique Canto-Sperber (Dir.), Dictionnaire d’éthique et de philosophie morale, Paris PUF, 2001, en poche, Quadrige 2004.
Lire les chapitres « Identité Morale » d’Alain Montefiore et « Normes et Valeurs » de Ruwen Ogien.
Pour les anglophones :
Harry Frankfurt, The Importance of What We Care about: Philosophical Essays, Cambridge University Press,‎ 1988.




Lieu :
Horaires :
Tarif :

Toute inscription sera validée à réception du paiement.

Formulaire d'inscription

Remonter

Remonteren haut de la page