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3-5 avril 2020

TRAVAIL PSYCHOTHÉRAPIQUE EN PISCINE D’EAU CHAUDESéminaire psychocorporel résidentiel sous la direction de Philippe Grauer et Marie Cubertafond.

Travail psychocorporel, travail psychothérapique à médiation, plongée en douceur, aquabioenergetics, Bindrim, bébés nageurs. Une exploration en « demie profondeur » (1,20 m au-dessous du niveau de l’inconscient).

 

TRAVAIL SUR SOI AU FIL DE L’EAU CHAUDE

par Philippe Grauer

PSYCH’ EAU DOUCE ou comment refaire surface

mûrissoir

Le travail psychocorporel en eau à 37° permet d’accéder à un matériau psychique enfoui au cœur du corps, en douceur et selon le degré de maturité psychique de chacun. On peut considérer la piscine d’eau chaude comme une sorte de mûrissoir. Là où dans le train train des séances s’installent tenaces et tranquilles certains systèmes de résistance difficiles à contourner ou convaincre (sans compter que les résistances sont là pour nous protéger et qu’il n’y a jamais lieu de les déloger en tentant de les forcer), une immersion tranquille intelligemment accompagnée peut ouvrir une voie – peut-on oser de parler d’une voie d’eau ? – permettant à certains contenus inconscients de commencer à refaire surface.

Il s’agit d’un travail qui à « la douceur obstinée des idiots » (Rimbaud) ajoute une grande attention clinique. Cela ressemble à ce qu’en cuisine on appelle cuisson à basse température, à moins que vous ne préfériez la métaphore de circonstance du bain Marie. Ce travail tant de flottaison que d’immersion, de plongée avec pratique du poumon balast en faible profondeur, toujours en relation, permet de découvrir des aspects de soi et des amorces d’évolution inaccessibles par les moyens classiques.

Finalement le travail en eau chaude ressemble à celui du rêve. Il ne reste plus qu’à en cueillir les éléments qui consentent à se faire prendre. Puis comprendre. Pensez-y, rêvez-en.

psychothérapie relationnelle intégrative

Nous ne prétendons pas avoir réinventé l’eau chaude mais tout de même ce que nous proposons diffère de ce qui généralement s’offre sur le « marché de l’eau psy ». La méthodologie est originale. Et unique. Pour les craignant l’eau une occasion de réapprivoisement et plus si affinité. La méthode est intégrative, conjuguant l’évolution psychosubaquatique, avec des éléments de travail groupal, de dynamique du souffle, d’enveloppement sec (eh oui, en zone humide ça tranche un peu), d’analyse bioénergétique, de psychanalyse et de gestalt-thérapie.

Le travail sur soi en piscine d’eau chaude se pratique relativement peu. Dommage. C’est nettement plus sympathique qu’un protocole cognitiviste de déssensibilisation à la peur des araignées. Il s’agit de ce qu’on appelle un travail à médiation psychocorporelle. Il y faut une compétence clinique affinée. Consistant en une maîtrise du média et un sens clinique relationnel adapté à cette maîtrise.

rêver peut-être, graviter en tout cas

L’eau chaude c’est comme un gant, le fluide à température du corps humain, quand vous y pénétrez au ralenti, vous fait l’impression de passer un vêtement de soie magique qui rehausse l’être. L’être-corps, plus proprioceptif que le moi peau. L’exact opposé de la fatale tunique d’Héraclès. Savourer, dans le silence, cette immersion progressive qui rappelle au corps sans qu’on en prenne conscience le séjour originel au cœur de la galaxie mère. Savourer l’exploration d’une rêverie en apesanteur (sensation de liberté due à la suspension de la soumission à l’attraction réciproque entre vous et la planète, le moment Gravity, suspension due à notre bon Archimède, on vous expliquera).

Trouver sa place au bord de la piscine (profondeur 1,20), y prendre appui et sécurité, en restant concentré sur ce qu’on fait et ce qui nous arrive, tout son appui, pour lentement, à son rythme, quitter le bord et prendre appui sur quelqu’un pour descendre en soufflant par le nez son air musicalisé d’un mm ! — sans apnée (rien qui brusque ou verrouille), remonter (sans urgence) s’approvisionner en s’assurant de l’absence de tout danger d’asphyxie, maîtriser son acclimatation à la vie subaquatique sans stress, recommencer, très lentement toujours. Se mettre à deux ou trois, mains sur les épaules, entrer en contact et prendre appui — toujours un appui —, le toucher dans l’eau est différent, profiter de la différence, descendre ensemble sans contrainte (le port d’une ceinture plombée rend l’opération économique en dépense d’énergie), s’explorer en relation à quelques instants de vie sous marine détendue, en milieu ami, chacun remonte s’approvisionner en air selon son besoin, et devient progressivement, parmi les autres, subaquatique. Tout cela se fonde sur des méthodes mises au point depuis longtemps avec les bébés nageurs — et sur l’expérience de la plongée bouteille. Tout cela guidé par une groupe d’animateurs rodés à la manœuvre.

douceur et lenteur

Attention douceur ! Ensuite ça continue, mais on ne va pas tout vous raconter. Il existe des tas de figures, vous les découvrirez. La douceur et la modification du repérage font le reste. Petit à petit, dans le cadre relationnel collectif favorable, il va vous remonter des choses. La psychothérapie telle que nous la concevons consiste à faire en sorte que ça remonte tout seul. Ensuite ça se met à travailler, toujours en relation bien entendu, et pourrait déboucher sur quelque remaniement, mais c’est obligé, on peut se situer sur  une trajectoire sans projet.

Le travail s’effectue dans l’eau, où parfois aussi on se laisse conduire et accompagner, cool ! maintenu/e à l’occasion par de propices frites. Ensuite à sec au sol, où se recueille et retraite le matériel sensible fraîchement éclos ou en train de le faire.

Leçons du corps

Un travail à médiation comme celui-ci permet, si les conditions sont réunies (ayant au préalable examiné qu’il n’y avait pas de contre-indication), d’explorer des zones du psychisme difficilement accessibles voire inaccessibles par les moyens classiques. Leçons du corps comme dirait le psychanalyste Roger Gentis. On y envoie soit de futurs professionnels, qui ont besoin de faire le ménage de leur psyché, soigneusement, pour pouvoir exercer ensuite, en psychothérapie relationnelle c’est requis, ou des patients dont certaines voies sont bouchées, qui n’avancent plus, et qu’un changement de média pourrait aider, ou encore qui en sont à un point tel que cette exploration pourrait leur permettre d’effectuer un bond en avant profitable.

différence avec l’analyse bioénergétique en eau chaude

Le travail que nous évoquons ici est particulier. Certaines écoles pratiquent de l’analyse bioénergétique en eau chaude (méthode Paul Bindrim, à laquelle se référait Jean-Michel Fourcade), plus toniques dirons-nous, utilisant l’eau comme un super matelas à la surface duquel se débattre sans risque. Le style CIFPR reste soft. Style incubation tranquille. L’eau y sert de milieu, c’est sous sa surface que beaucoup de choses se passent, subaquatiquement. On y devient dauphin à temps (très) partiel et ce changement de référentiel provoque des émergences plus ou moins conscientes qu’il n’y a plus qu’à accueillir.

les animateurs

Marie Cubertafond, psychanalyste en douceur, expérimentée en dynamique du souffle et depuis des années en piscine d’eau chaude, sait à la fois calmer le jeu pour mieux le canaliser et se l’approprier, et inviter tranquillement à s’impliquer dans l’expérience de soi. Elle propose en plus des éléments d’enveloppement humide (packing) à sec.
Philippe Grauer
Intègre dans ce travail une écoute psychanalytique, une attention existentielle en dialogue d’orientation gestaltiste, une sensibilité d’analyste bioénergéticien – et bien entendu étant donné le milieu, suffisamment d’attention flottante.
Le travail en couple d’animateurs ajoute le je ne sais quoi qui peut parfois décaler légèrement la montagne.

attention

Certains y prennent goût, on a du mal à les faire sortir de l’eau, et ils demandent à revenir l’année suivante. Ça fait nettoyage de printemps. En tout cas un moment fort.

Il est prudent de s’inscrire à l’avance.

NOTE PHOTO : le cliché utilisé représente Jean-François Tardy au travail dans sa piscine. Avec son aimable autorisation.



Lieu : Le Logis des Aulnays — en Anjou.
Horaires : Démarrage le 3 avril à midi — fin du séminaire à 14:30
Tarif : 300 € / hors pension.

Toute inscription sera validée à réception du paiement.

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