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PARIS 2013

Watson, le comportementalisme et la théorie de la Forme Claude Lanher

élémentaire ce cher Watson

par Philippe Grauer

À la suite d’un empêchement de dernière minute, Daniel Ramirez sera remplacé par Claude Lanher, notre philosophe lyonnaise assurant ordinairement la philosophie auprès des étudiants de Marseille.

Watson, vous savez, l’homme tout à fait scientifique créateur du stimulus-réponse, qui ayant confondu son enfant (le petit Albert) avec le chien de Pavlov, pour lui communiquer la peur d’un rat en l’effrayant par derrière, lui son père (bonjour l’éthique et la méthodologie) invente le comportementalisme en 1913. Eh bien, l’idée de comportement (concept initialement opposé au mentalisme fondé sur l’introspection), les philosophes et psychologues germaniques s’en emparent à leur tour, à partir de la question de la perception, et le subvertissent.

Peu de temps avant le colloque Salathé cette opération de dernière minute aux sources de la gestalt par une spécialiste de Merleau-Ponty ne manquera pas d’intérêt.


quand le comportementalisme prend Forme

par Claude Lanher

Nous aborderons les conceptions de Watson, fondateur du behaviorisme et celle des gestaltistes qui reprendront, selon un point de vue radicalement différent, la notion de comportement.

[Image : Sans titre]

La vogue des TCC fait craindre aujourd’hui une prise de pouvoir institutionnel, tant elles passent pour la solution à tous les maux. À l’origine de cette théorie, parmi les premiers penseurs, n’oublions pas l’américain J.-B. Watson, créateur du concept de comportement. Sa biographie est intéressante, entre autre parce qu’elle manifeste la cohérence d’un passage de la théorie – le behaviorisme – à la pratique : la vice-présidence d’une grande entreprise.

L’œuvre elle-même mérite d’être lue parce qu’elle permet de comprendre d’où vient et où va cette conception, quels problèmes Watson a cherché à résoudre et quels problèmes, malgré tout, il donne à penser à la psychologie en général.

Le concept de comportement n’appartient exclusivement ni à Watson ni aux TCC qui viendront bien après. L’étude qu’en entreprennent les psychologues de la Forme en fournit une orientation bien différente et une tout autre compréhension. Les européens de la Mitteleuropa resituent le concept de comportement et lui restituent ce qui lui manque radicalement, finalité et sens.

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Max Wertheimer (1880-1943), Kurt Koffka (1886-1941), Wolfang Köhler (1887-1967), Paul Guillaume, La psychologie de la forme, [Paris, Flammarion, coll. Champs (1ère éd.1937), toujours édité et utilisé] en sont les fondateurs. Leur principe de base, percevoir c’est reconnaître une forme constitue le socle de la Gestalttheorie, qui inspirera Kurt Goldstein, Kurt Lewin, puis chez nous Merleau-Ponty, puis bien plus tard le cercle des fondateurs de la gestalt thérapie.

Il ne sera pas question d’examiner la pratique qui résulte de ces courants d’un point de vue technique. Nous nous pencherons seulement sur les textes pour réfléchir aux fondements sur lesquels s’étayeront plus tard les pratiques psychothérapiques. Que deviennent, par exemple, des notions telles que le corps, l’âme, l’union de l’âme et du corps ? Comment penser, à partir de là, le rapport de l’homme à l’animal, à sa propre animalité ? Comment fonctionne la théorie de la Forme ?


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