États généraux de SAUVONS LA CLINIQUE

Appel à participer aux États Généraux « Sauvons la clinique »

Cet article et l’appel qu’il présente vient du site du SNPPsy. L’internaute curieux de notre profession y constatera qu’elle n’existe que paradigmatiquement aux autres côtés du Carré psy, avec lesquels elle entretient des relations complexes.

Il constera également que ces professions font de la politique, procèdent de la réalité politique et des problèmes de société du moment. Elles se trouvent engagées dans des combats idéologiques et des enjeux de civilisation. C’est aussi ce qui fait leur charme.


Le SNPPsy de longue date soutient le mouvement des Sauvons la clinique, dont il est signataire de la pétition. La clinique, fille de “l’unité de la psychologie” du docteur Lagache, ayant relayé une idée de Pierre Janet, c’est la pratique des psychologues cliniciens en milieu hospitalier, celle qui nous est interdite depuis la création du titre de psychologue.

À cette occasion, à la fin des années 80, l’institution de la psychologie a refusé par des méthodes scandaleuses et d’ailleurs illégales l’homologation des psychothérapeutes au titre de psychologue, souhaitée alors par le ministre Claude Évin. Il s’agissait de nous, à l’époque. Nous ne nous dénommions pas encore psychothérapeutes relationnels, nous venions d’institutionnaliser ce que nous nommions fièrement La psychothérapie, et appartenions à l’ANOP, association nationale des organismes de psychologie. Pas étonnant, nous étions issus de la psychologie humaniste.

À l’issue de la Déclaration de Strasbourg (1996) les psychologues ont rompu avec nous, nous indiquant le chemin qui nous restait à parcourir, seuls, celui de notre autonomisation disciplinaire et institutionnelle, celui de quatrième côté du Carré psy que nous étions en train de constituer en nous ajoutant au triangle précédemment agencé comme suit : psychiatrie, psychologie, psychanalyse.

Bref, la psychologie clinique c’est un mixte de psychologie objectiviste et de pratique relationnelle donc subjectiviste, d’inspiration psychanalytique, une discipline intégrative en quelque sorte, enseignée à l’université, qui souvenons-nous dispense à l’occasion — de moins en moins c’est là le problème — des cours de psychanalyse mais ne la transmet jamais. Sa mitoyenneté disciplinaire avec la psychopathologie rend parfois confuse la frontière entre ce qui représente à nos yeux un quart de la formation d’un psychothérapeute relationnel, et la quasi entièreté programmatique de ce qu’on se propose d’exiger du futur psychothérapeute générique actuellement en gestation, confondant psychopathologue et néo psychothérapeute.

C’est face à une attaque frontale contre la psychanalyse à l’université, créant une situation où cette discipline se voit en grand danger d’élimination par tous les moyens de tous les postes possibles, au bénéfice des comportementalistes, neuropsys, statisticologues et autres idéologues d’un scientisme gestionnaire à vous couper le souffle, que nous soutenons le combat de nos collègues et de leurs professeurs pour une pratique du procès de subjectivation, pour la démarche humaniste, face à la déshumanisation du Chiffre-roi, dont nous sommes ensemble porteurs et responsables.

Nous ne vaincrons qu’ensemble. Le mouvement de résistance au gestionnarisme assisté par TCC est puissant mais encore fragmenté. Aux États-Unis récemment on a vu comment un nouveau leader tenant un discours humaniste a pu fédérer les énergies face à l’angoisse devant l’avancée inquiétante de la déshumanisation de la société et propulser l’espérance. Nous procédons, psychanalystes et praticiens de la psychothérapie relationnelle ensemble, de ce principe d’espérance. Nous appartenons à ce mouvement de résistance des sujets venant auprès de nous chercher les moyens, dans la relation et en tenant compte du transfert, de donner sens à leur existence.

Ensemble nous refusons de substituer la notion de trouble à celle de symptôme. Porteurs des mêmes valeurs, relevant de la même épistémologie de la recherche de soi, nous avons tout avantage à coordonner nos luttes. Nous aurons à cœur de continuer d’appuyer l’action des Sauvons la clinique et de contribuer à la résistance puis à la victoire à venir.

Philippe Grauer


Le présent appel a été décidé par la réunion qui a eu lieu le 10 octobre 2008 à l‘Assemblée Nationale [1]. Il s’adresse aux signataires des deux pétitions de « Sauvons la clinique » et leur demande de le relayer le plus largement possible.

Avec les pétitions du 23 mai 2007 (12500 signataires) et du 5 juillet 2008 (15500 signataires), les réunions et les assemblées générales que nous avons tenues, nous ont permis de partager les analyses de la situation actuelle et de mieux définir les buts du mouvement en cours. En même temps, l’actualité n’a cessé de confirmer les craintes qui ont été à l’origine de « Sauvons la clinique » et de la nécessité d’une réponse collective à la hauteur des menaces qui se précisent jour après jour. Il est clair aujourd’hui, que nous assistons à une convergence des forces du néolibéralisme, du scientisme et de l’utilitarisme pour imposer une vision réductrice de l’humain dont nous constatons les applications dans plusieurs domaines : l’éducation, la recherche, le soin, les libertés, etc.

La démarche clinique est en ligne de mire à travers des textes législatifs et administratifs, à travers des dispositifs d’évaluation quantitative, homogénéisante, car ce que nous appelons « clinique » correspond à une conception du soin que la communauté humaine doit au sujet souffrant, ce qui engage une politique et un choix de civilisation. Ce choix est antinomique de la logique de la performance économique et de ses artifices déréalisant qui destinent la société à une débâcle comparable à celle de la sphère financière. C’est pourquoi, notre intérêt pour la clinique n’est pas dissociable des intérêts de la cité.

Sur la base d’une solidarité du clinique et du politique, nous appelons à la plus large participation possible à la préparation des Etats généraux, à l’horizon fin 2009-début 2010. A cette étape, la mobilisation passe par :

La création de comités locaux « Sauvons la clinique » à l’échelle institutionnelle, départementale, régionale, inter associative, etc. L’initiative est ouverte à tous, à titre individuel ou collectif. Il revient à chaque comité de décider de la forme à donner à son action et à sa contribution. Indiquons néanmoins quelques tâches possibles :

– État des lieux faisant ressortir à la fois les difficultés, les menaces, les atteintes à l’activité clinique, et en même temps les expériences de refus de se soumettre, d’inventivités pratiques, théoriques et institutionnelles.

– Élaborations théoriques individuelles ou collectives autour des grands axes suivants :

1) Qu’appelle-t-on clinique ?

2) La formation

3) L’évaluation

4) la recherche

5) Clinique et lien social

– Contact et sensibilisation des acteurs politiques et associatifs susceptibles d’apporter leur appui moral, logistique ou financier au mouvement « Sauvons la clinique ».

Il est important d’informer le responsable du site de la création du comité local, de lui communiquer toutes les coordonnées utiles pour être identifié. C’est à lui qu’il faut adresser également les contributions qui seront publiées sur le site : contact@sauvons-la-clinique.org

[1] Cf. compte rendu des travaux sur le site.

Non à la perpétuité sur ordonnance !

Dans quel monde vivons-nous ? La prison sur ordonnance surgit du pays de la peur médiatisée. La liberté étant indivisible, s’il se commet quelque part un acte liberticide, soyez sûrs que cela vous concerne au bout du compte. Cela concerne tout citoyen, et plus particulièrement toute personne œuvrant dans le domaine du psychisme.

Vivre dans une société de sûreté médicale n’est pas joyeux joyeux. On n’avait pas prévu le totalitarisme par la médecine à qui est remis le pouvoir d’émettre des lettres de cachet. Ne craignez rien les experts veillent sur vous.

Moi j’aurais tendance à craindre les experts. Mon caractère rebelle sans doute. D’ailleurs présenter un caractère rebelle peut devenir dangereux. D’abord, des sociétés privées seraient bientôt chargées de veiller sur tout ce qui pourrait le devenir, dangereux, nous dit-on, sur la Toile. C’est fou ce que certains scientistes, adeptes de la religion de la science, conjuguant leur expertise à celle des agents des médias, peuvent se décarcasser pour vous protéger de vous-même !

Veillons à ces étranges veilleurs de votre salut et sécurité, amalgamant statistiques sociologiques et prévision de l’individuel imprévisible. La scientistique avance partout où elle peut ses pions. Sachons nous opposer à sa folie, plus dangereuse peut-être que celle dont elle prétend nous protéger.

Philippe Grauer


La loi du 25 février 2008 relative à la rétention de sûreté fait rupture dans notre tradition juridique. Elle permet l’incarcération dans des établissements spéciaux de personnes condamnées qui, bien qu’ayant purgé leur peine, seront privées de liberté du fait de leur « particulière dangerosité ». Pour la première fois dans notre droit, des individus pourront être enfermés sur décision judiciaire non pour sanctionner des actes délictueux ou criminels, mais pour anticiper des actes qu’ils n’ont pas commis ! À juste titre, Robert Badinter a dénoncé dans cette loi une rupture majeure avec les principes fondamentaux de notre justice pénale.
Cette loi fait également rupture dans la tradition et l’éthique médicales, car c’est l’expertise médico-psychologique qui devient l’élément clé du dispositif pour décider de cette mesure de sûreté.

Alors que sa mission est de porter secours et de soigner, la médecine se trouve ici instrumentalisée dans une logique de surveillance et de séquestration. C’est le savoir psychiatrique qui légitimera l’incarcération d’individus au motif d’un diagnostic de « particulière dangerosité ». La privation de liberté est ainsi parée des habits de la science, comme si le savoir des experts permettait de prédire les actes criminels d’une personne.

C’est une mystification et une confusion organisée des registres.
Une mystification car il est faux que l’on puisse prédire, pour un individu donné, les actes à venir. L’usage que l’on fait à cet égard des statistiques concernant la récidive est une duperie, car ces chiffres concernent des populations, non des individus. Or c’est bien de la liberté d’un individu qu’il s’agit.

C’est une confusion que de demander à des soignants d’occuper cette place, car leur fonction, leur déontologie et leur éthique les situent du côté de la personne, ses libertés et ses contraintes, non d’un ordre public désincarné. Cette séparation fondamentale est une garantie essentielle des libertés, contre la tentation de faire le bien de chacun contre lui-même. La psychiatrie est familière de ces dérives : faut-il rappeler qu’il y eut des internements pour motifs politiques ?

La monstruosité de certains crimes et la souffrance terrible des victimes, dont chacun est saisi, sont utilisées pour aveugler la raison et céder aux politiques prétendument efficaces. C’est une manœuvre démagogique. On sait par avance que cette politique ne résoudra en rien le problème des criminels récidivants. Par contre ce dont on est sûr, c’est que ce dispositif, d’abord destiné à des populations restreintes s’étendra progressivement, au nom du principe de précaution. Ce fut le cas des mesures d’obligation aux soins, initialement destinées aux agresseurs sexuels, et qui sont aujourd’hui appliquées à une part croissante de personnes condamnées, quel que soit leur acte.

En assimilant le crime et la maladie – ce qui est une idéologie, et non pas un fait – on déplace progressivement la gestion de la peine vers la médecine, réalisant progressivement une société de sûreté médicale.
Au nom de notre éthique et de la nécessaire séparation des domaines, garante des libertés, nous, professionnels de la psychiatrie, déclarons publiquement refuser de participer à la mise en place de ce dispositif de rétention de sûreté. Parce que la psychiatrie n’est pas l’affaire des seuls psychiatres, chacun, concerné par ce refus, manifeste son soutien en signant et en faisant signer cet appel.


Premiers signataires

Association Pratiques de la folie – Alain Abrieu, psychiatre de secteur, chef de service, président de l’AMPI (Association Méditerranéenne de Psychothérapie Institutionnelle) – Jean Allouch, psychanalyste, Paris – Elsa Arfeuillère, psychologue, Evry – Stéphane Arfeuillère, psychologue – St Denis – Hervé Bokobza, psychiatre, psychanalyste, Montpellier – Mathieu Belhassen – interne en psychiatrie, Paris – Fethi Benslama, Directeur de l’UFR Sciences Humaines Cliniques, Paris VII – Olivier Boitard, psychiatre des hôpitaux, administrateur du CHI de Clermont de l’Oise – Paul Brétecher, psychiatre, psychanalyste, Paris – Loriane Brunessaux, interne en psychiatrie, Paris – Monique Bucher, psychiatre, Paris – Anne Chaintrier, psychiatre, psychanalyste, Paris – Patrice Charbit, psychiatre, vice président de l’AFPEP-SNPP ( Association française des psychiatres d’exercice privé, syndicat national des psychiatres privés) – Franck Chaumon, praticien hospitalier, psychanalyste, Paris – Patrick Chemla, psychiatre des hôpitaux, psychanalyste, Reims – Alice Cherki, psychanalyste, Paris – Jean Danet, maître de conférences à la faculté de droit de Nantes – Pierre Delion, Professeur de psychiatrie, Lille – Michel david, psychiatre des hôpitaux, chef de service du SMPR de Guadeloupe, Président de la Société Caraïbéenne de Psychiatrie et de Psychologie Légales – Olivier Douville, psychanalyste, maître de conférences Paris VII – Denis Duclos, sociologue, directeur de recherches au CNRS – Corinne Ehrenberg, psychanalyste, directrice de l’USIS Paris 14 – Patrick Faugeras, psychanalyste, Alès – Jean-Marie Fayol-Noireterre, magistrat honoraire, Lyon – Roger Ferreri, chef de service de psychiatrie infanto-juvénile, Evry – Jean-Jacques Giudicelli, psychiatre, psychanalyste, Paris – Roland Gori, psychanalyste, Professeur des Universités, Aix-Marseille – Françoise Gouzvinski psychologue en psychiatrie – Pascale Hassoun, psychanalyste, Paris – Clément Jallade, praticien hospitalier, Bouffémont – Sandrine Jallade, praticien hospitalier, Evry – Xavier Lameyre, magistrat chercheur, Paris – Guy Léres, psychanalyste, Paris – Marie-José Léres, psychologue en secteur de psychiatrie infanto-juvénile, Saint-Denis – Laurent Le Vaguerèse, psychanalyste, Paris – Danielle Lévy, psychanalyste, Paris – Serge Klopp cadre de santé, EPS Maison Blanche Paris – Paul Lacaze, psychiatre, Montpellier – Antoine Lazarus, Directeur du Département de Santé Publique et Médecine Sociale, Paris XIII – Loïc Le Faucheur, Psychologue, Evry – Claude Louzoun, psychiatre, Président du CEDEP (Comité européen droit, éthique et psychiatrie) – Sophie Martin-Dupont, praticien hospitalier, présidente du SPEEP (Syndicat des praticiens exerçant en prison), Le Mans, – Paul Machto psychiatre, psychanalyste, Montfermeil – Francine Mazière, linguiste, professeur émérite, Paris XIII – Patrick Merot, Psychiatre, psychanalyste, Nogent – Véronique Nahoum-grappe, anthropologue, EHESS – Marie Napoli, psychiatre des hôpitaux, présidente de l’USP (Union syndicale de la psychiatrie) – Okba Natahi, psychanalyste, Paris – Jean-Marie Naudin, Psychiatre, praticien hospitalier, professeur des universités, Marseille – Jean Oury, psychiatre, Clinique de La Borde, Cour-Cheverny – Catherine Paulet, psychiatre des hôpitaux, Présidente de l’ASPMP (Association des Secteurs de Psychiatrie en Milieu Pénitentiaire), Marseille – Vincent Perdigon, psychiatre, psychanalyste, Paris – Michel Plon, psychanalyste, Paris – Jean-Claude Polack, psychanalyste, Paris – Erik Porge, psychanalyste, Paris – Annie Ruat, psychiatre chef de service, MGEN, Paris – Marie Receveur, juge de l’application des peines, Lyon – Pierre Yves Robert, praticien hospitalier – Président du CSIP (Collège des soignants intervenant en prison), Nantes – Patrick Serre, praticien hospitalier, président de l’APSEP (Association des professionnels de santé exerçant en prison), Le Mans – Olivier Schmitt, psychiatre, Président de l’AFPEP-SNPP (syndicat national des psychiatres d’exercice privé) – Didier Sicard, Professeur de médecine, Président d’honneur du CCNE (Comité Consultatif National d’Ethique) – Hanna Slomczewska, psychiatre des hôpitaux, Avignon – Béatrice Stambul, Psychiatre des Hôpitaux, Responsable du CSST Villa Floréal à Aix en Provence – Annette Vallet, professeur retraitée – Alain Vanier, psychanalyste, Professeur de psychopathologie, Paris VII – François Villa, psychanalyste, Maître de conférences, Paris VII – Martine Vial-Durand, psychologue psychanalyste, responsable du dispositif Ateliers Thérapeutiques de Nanterre – Loick Villerbu, professeur de psychopathologie et criminologie, directeur de l’Institut de Criminologie et Sciences Humaines, Rennes – Daniel Zagury, psychiatre des hôpitaux , chef de service, Paris – Radmila Zygouris, psychanalyste, Paris.

Pour signer la pétition : http://www.pratiquesdelafolie.org/phpPetitions/index.php?petition=2

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Et EDVIGE dans tout ça ?

L’InterCoPsychos, qui participe au collectif pour le retrait (non l’abrogation, attention !) d’EDVIGE nous communique une première victoire. Le Journal Officiel en date du 20 novembre annonce le retrait du fichier qui aurait pu nous plaire puisqu’il fait une large place au ressenti, mais voilà nous préférons les ressentis au cœur des séances plutôt que des fichiers des RG.

Une fois de plus une attitude offensive peut faire reculer une tentative qui avait pourtant l’air bien partie, de fichage sans limites.

Philippe Grauer


Communiqué du Collectif « Non à EDVIGE »

21 novembre 2008

Retrait d’EDVIGE1.0 – Le Collectif « Non à EDVIGE » se félicite mais 
reste mobilisé. Le Journal officiel du 20 novembre 2008 annonce le retrait du fichier EDVIGE 1.0.

C’est la forte mobilisation citoyenne au travers du Collectif « Non à 
EDVIGE » qui a permis cette victoire et le retrait d’un fichier qui a 
fait l’unanimité contre lui.

Le retrait et non l’abrogation d’EDVIGE 1.0 implique un effet 
rétroactif : toute information qui aurait été collectée dans le 
fichier EDVIGE 1.0 doit être détruite.

Le fichier des RG (décret de 1991) demeure jusqu’au 31 décembre 2009. 
Toutefois, aucune information nouvelle ne peut être ajoutée à ce 
fichier depuis le 1er juillet 2008 (décret n° 2007-914 du 15 mai 2007 
consolidé).

Les recours contre le décret portés au Conseil d’État par plusieurs 
organisations et associations tombent et feront l’objet d’un non-lieu.

Toutefois, la vigilance et la mobilisation restent plus que jamais à 
l’ordre du jour car la bataille contre les fichages liberticides et 
la surveillance totale n’est pas terminée : le projet de décret 
EDVIGE2.0 (EDVIRSP) n’a pas été publié. On ne sait pas s’il y aura 
des modifications par rapport au projet qui avait été dévoilé par le 
Collectif « Non à EDVIGE » dès le 19 septembre 2008.

Le Collectif « Non à EDVIGE », fort de cette première victoire, 
continue à se mobiliser contre ce fichier de « ressenti » et non de 
faits, fondé sur des simples suspicions ; la collecte de données les 
plus sensibles comme l’origine ethnique, les opinions politiques, 
l’appartenance syndicale, les convictions religieuses ; le fichage à 
priori des enfants à partir de l’âge de 13 ans sur leur dangerosité 
potentielle ; le mélange de finalités très différentes dans un même 
fichier.

Contact presse : contact@nonaedvige.ras.eu.org

La psychiatrie française va de plus en plus mal

La veille de l’Assemblée générale du SNPPsy voici un dossier qui tombe à pic. L’événement ayant créé l’émotion mériterait plus de sérénité et des mesures complexes sans rapport avec l’effet d’annonce d’un simple tour de vis spectaculaire.

La psychothérapie relationnelle, qui n’a pas directement affaire à la santé mentale et aux terribles maladies dont elle s’occupe si mal. Seule la réhumanisation et non un peu plus de déhumanisation des conditions d’internement résoudra le drame de personnes fragiles qui n’ont pas besoin qu’on les emprisonne davantage quand on ne les jette pas à la rue, mais qu’on les aide, en les écoutant, accueillant, soignant. Il faut une grande politique psy, et que cesse la liquidation de l’hypothèse psychodynamique et de la psychiatrie hospitalière dans notre pays.
Nous reviendrons bientôt sur cette terrible situation.

Philippe Grauer


Comme en boomerang, l’affaire réveille toutes les plaies de la psychiatrie. Le meurtre d’un jeune homme en pleine rue, mercredi 12 novembre, par un patient schizophrène échappé de l’hôpital psychiatrique de Grenoble, a secoué les équipes soignantes en santé mentale. Comme après l’affaire du double meurtre de Pau, en 2004, commis par un ancien patient de l’hôpital psychiatrique de la ville, médecins et soignants témoignent de la crise profonde de leur discipline. “On ne parle de la psychiatrie que quand il y a des faits divers, s’alarme Séverine Morio, infirmière à l’hôpital parisien Maison-Blanche. Mais c’est toute l’année que nous sommes en difficulté. On organise les ruptures de soin en faisant sortir trop tôt les patients, et ensuite on s’étonne qu’il y ait des passages à l’acte…”

Le drame de Grenoble intervient dans un contexte de crise latente, les appels à la grève se multipliant dans les services de psychiatrie. A l’hôpital de la Conception à Marseille, une équipe a observé un mois d’arrêt de travail, en octobre, pour refuser l’arrivée d’un patient réputé très violent ; le 6 novembre, une centaine de salariés de l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu, à Lyon, ont débrayé pour protester contre l’agression d’une infirmière par un patient qui ne voulait pas sortir de l’hôpital ; mardi 18 novembre, des soignants des hôpitaux parisiens de Sainte-Anne, Esquirol et Maison-Blanche observaient également une grève pour “lancer l’alerte sur la dégradation de la psychiatrie en France”.

De fait, malgré l’effort consenti par l’Etat au titre du plan santé mentale 2005-2008 (plus d’1,5 milliard d’euros consacrés surtout aux rénovations d’établissement), les hôpitaux psychiatriques sont soumis à une forte contrainte financière.

En vingt ans, 50 000 lits d’hospitalisation ont été fermés, sans que les structures alternatives de prises en charge (appartements et centres d’accueil thérapeutiques) aient été ouvertes en compensation. Comme les hôpitaux généraux, les hôpitaux psychiatriques doivent répondre aux impératifs de gestion médico-économique, qui imposent de rentabiliser au maximum les lits disponibles : “Résultat, on pratique de plus en plus une psychiatrie de turnover, de portes tournantes”, s’insurge Nadia Missaoui, syndicaliste CGT à Maison-Blanche.

Les soignants souffrent de ne plus pouvoir s’occuper suffisamment de leurs patients. “Le mot d’ordre, c’est des hospitalisations de plus en plus courtes, de quelques jours seulement, alors que les traitements mettent trois semaines à agir, explique Mme Morio. Du coup, on met dans la rue des patients pas encore stabilisés et qui ne savent pas où aller.” Il n’est pas rare que les soignants retrouvent leurs patients sur le trottoir, alcoolisés et délirants… avant qu’ils ne décompensent à nouveau et soient renvoyés à l’hôpital. “Le matin, on est rivés à nos plannings pour savoir quel patient on va pouvoir faire sortir parce qu’il y en a trois qui attendent dans le couloir, dénonce Agnès Cluzel, de l’hôpital Bichat. Et quand ils sortent, ils n’ont souvent que le numéro du SAMU social dans la main.”

En face, les familles ont souvent un sentiment d’abandon. “Beaucoup de malades mentaux sont hors de tout soin, s’alarme Anne Poiré, écrivain, auteur d’Histoire d’une schizophrénie, Jérémy, sa famille, la société (éd. Frison-Roche). Les patients viennent d’eux-mêmes à l’hôpital et on ne les soigne pas. On est dans une situation de déni de soin et de non-assistance à personne en danger.” Mme Poiré relate le cas d’une jeune femme qui avait fait une bouffée délirante. Sortie contre son gré de l’hôpital public, elle s’est présentée dans une clinique privée qui a refusé de la prendre et l’a renvoyée vers l’hôpital d’où elle venait. Sur le chemin, elle s’est suicidée.

Dans ce contexte, l’annonce par Nicolas Sarkozy, au lendemain du drame de Grenoble, d’un durcissement de la loi de 1990 sur l’hospitalisation sans consentement est perçue avec inquiétude par les soignants. Le président de la République veut créer un fichier des personnes hospitalisées d’office et durcir leurs conditions de sortie. “Nous sommes tous favorables à une réforme, mais nous refusons l’exploitation éhontée d’un fait divers pour servir la cause sécuritaire, s’insurge Norbert Skurnik, président du Syndicat des psychiatres de secteur. Qu’une population aussi inoffensive que les schizophrènes soit stigmatisée est inadmissible : ce sont nos patients qui sont en danger par manque de soins, pas l’inverse !”

Pourtant, la psychiatrie est loin de rester sourde aux injonctions sécuritaires. Confrontées à des patients agressifs du fait d’un défaut de prise en charge, les équipes recourent de plus en plus à la contention et aux chambres d’isolement. A côté des cinq unités pour malades difficiles (UMD), réservées pour des séjours de six à douze mois, se créent aujourd’hui des unités de soins intensifs psychiatriques (USIP) pour de plus courts séjours : l’hôpital recrée en son sein les murs qu’il a tenté d’abolir au début des années 1980.

“On est dans le paradoxe permanent, explique Serge Klopp, cadre infirmier. Au nom de la désinstitutionnalisation, on a fermé les lits et on nous dit aujourd’hui qu’il faut enfermer les plus dangereux. Alors on multiplie les placements en chambre d’isolement, parce qu’on n’a pas le temps de les soigner quand ils sont en crise. Comme on ne peut plus contenir l’angoisse du psychotique par une présence rassurante, ils passent à l’acte beaucoup plus souvent. Résultat, on est dans le rapport de force et la gestion de la violence.” Entre sa mission de soin et l’impératif de sécurité qui s’impose à elle, la psychiatrie se débat de plus en plus dans les injonctions contradictoires.

Meurtre par omission

[Image : Sans titre]
de Jean-Pierre Klein

publié aux Éditions de l’Amandier

préface de Henri Caillavet.


L’ami Jean-Pierre Klein ne se contente pas de faire le psychiatre ou le directeur d’école, il affiche une créativité véritablement increvable. Pour rien au monde il ne faudrait omettre d’aller l’admirer et soutenir son texte et sa mise en scène. Ensuite, vous pourriez revenir ici même écrire ce que le spectacle vous aura inspiré, histoire de bavarder un peu sur la Toile.

Philippe Grauer


Cette pièce aborde avec pudeur et d’infinies nuances, mais aussi avec force et clarté la question de l’euthanasie.

Les interrogations sont nombreuses :
– Y-a-t-il une bonne et une mauvaise façon de mourir ?
– Comment réagir à l’appel désespéré d’aide à mourir ?
– Faut-il arrêter l’acharnement thérapeutique ?
– Comment vivre avec le souvenir obsédant de l’euthanasie d’un proche ?
– Comment vivre avec la tristesse de n’avoir pas été choisi pour offrir à un proche « une bonne mort » ?

La pièce, mise en scène par Philippe Adrien avec Agathe Alexis, Anne de Broca et Nicole Estrabeau sera jouée au Théâtre de l’Atalante

10 place Charles Dullin 75018 Paris

du 12 novembre au 10 décembre 2008

Débats tous les lundis et jeudis
– 17 novembre avec Jean-Luc Roméro (ADMD),
– 20 novembre avec Patrice van Eersel (Nles Clés)
– 24 novembre avec Michel Maffesoli (Sorbonne),
– 27 novembre avec Didier Dumas (le jardin d’idées)
– 1er décembre avec Dominique Desmichelle (JALMALV),
– 4 décembre avec Christian Phéline (neurochir.)

Réservations : 01 46 06 11 90

latalante.rp@gmailcom

Théâtre de l’Atalante

ALLONS AU CINÉMA ! 4 mois, 3 semaines, 2 jours : l’IVG en débat

4 mois, 3 semaines, 2 jours

de Christian Mungiu (2007)

Palme d’or Cannes 2007

Prix de l’Éducation Nationale, prix European Award 2007


Ce film dur, mais d’une qualité exceptionnelle, qui plonge au coeur d’une source de souffrances très répandue, nous permettra d’ouvrir le débat sur une problématique rarement discutée en France (ni ailleurs d’ailleurs), sans doute considérée comme sujet-piège et source de conflits : l’IVG, ses implications morales, sociales et humaines. Notre approche selon l’éthique philosophique devrait permettre sinon de résoudre le problème du moins de l’aborder.


Séance présentée et animée par Daniel Ramirez :

— L’avortement, une question de vie et de mort.

— Comment peut-on en débattre ?


L’Entrepôt — lieu des cultures — tel: 01 45 40 07 50

7, rue Francis de Pressensé, Paris 75014

métro Pernety

prix unique 8 €

Qu’est-ce que le sexuel pour la psychanalyse ?

INSTITUT DU CHAMP FREUDIEN

Sous les auspices du Département de Psychanalyse de l’Université de Paris VIII

SECTION CLINIQUE D’AIX-MARSEILLE SESSION DE PSYCHANALYSE APPLIQUÉE

14e année – Directeur : Jacques-Alain Miller

ENSEIGNEMENT de PROPÉDEUTIQUE À MARSEILLE (4e année) année 2009


Nous sommes heureux de vous transmettre cette informaiton sur un sujet sensible et central de la psychanalyse, dont la formule lacanienne il n’y a pas de rapport sexuel condense l’apport de Lacan. Si vous n’y entendez pas grand chose — par là je n’entends pas grand chose répondait Pierre Dac — allez-y voir. Si vous êtes connaisseur, allez-y reconnaître. Sinon, passez votre chemin, on vous aura informé. Cela se passe à Marseille, et de davantage de commentaire.

Phillippe Grauer


Qu’est-ce que le sexuel pour la psychanalyse ?

« Tout est sexuel » : cette considération est la plupart du temps imputée à la psychanalyse. C’est une interprétation de la découverte freudienne qui a fait scandale à l’époque : il y a dès la première enfance une sexualité, non réductible à la génitalité. Dès ses Trois essais sur la théorie sexuelle (1905), Freud a cherché à déterminer ce qui oriente le désir du sujet ; il ne transige pas quand il soutient que la sexualité donne sa spécificité à la psychanalyse.

La sexualité de l’homme est toujours problématique ; elle n’est pas, comme dans le règne animal, réglée et régulée par l’instinct mais par des pulsions. Freud construit la sexualité à partir du mythe d’Œdipe et du complexe de castration qui se décline différemment pour la fille et pour le garçon à partir du phallus et de sa signification. Pour Lacan, le signifiant phallique deviendra le signifiant privilégié du désir. La rencontre avec le sexuel est toujours traumatique.

La libido freudienne, essentielle dans la psychanalyse, désigne l’énergie en jeu du psychisme. Dès 1915 dans sa Métapsychologie, Freud introduit le concept de pulsion « comme concept limite entre le psychique et le somatique ». Pour Freud, la différence sexuelle s’exprime en terme d’activité-passivité. Il « n’y a qu’une seule libido qui est mise au service de la fonction sexuelle masculine aussi bien que féminine ». Comme toutes les pulsions, les pulsions sexuelles ne sont alors identifiables qu’au regard de l’objet. La libido d’objet ouvre sur la dialectique de l’amour.

À partir de Au-delà du principe de plaisir de 1920, Freud, reprenant le mythe grec d’Aristophane, indique la recherche nostalgique par le sujet de sa « moitié sexuelle » dans l’amour. Il oppose Éros, la pulsion de vie à Thanatos, la pulsion de mort. Le concept de jouissance lacanienne articule l’un à l’autre.

Saisissons le pas de Lacan. En 1964, la sexualité est prise dans les défilés du signifiant qui découpent la libido suivant une structure pulsative. En 1972, par contre, le dire du sexe ne s’atteint que par la démonstration dont l’écrit est le support. Il n’y a plus, pour Lacan, de réalité prédiscursive. Dans Encore, il dira même : « Chaque réalité se fonde et se définit d’un discours. » Mais ce qui s’obtient par la démonstration est l’impossible à écrire. L’impossible qui s’énonce : « il n’y a pas de rapport sexuel ».

Cet impossible n’a de consistance que logique. Aussi Lacan lui donnera son statut logique : il est ce qui ne cesse pas de ne pas s’écrire. Les dits – qui sont toujours des dits de castration –, dans les années 1960, sont impuissants à tout significantiser du réel sexuel ; dans les années 1970, ils cernent le dire comme impossible et le sexuel, comme rapport, ne peut être écrit.

Le réel que livre le « il n’y a pas de rapport sexuel » procède des impasses logiciennes. D’où une nouvelle définition du sexe : « l’ab-sens désigne le sexe ». Au point de l’écriture du rapport se démontre l’impossible à écrire le rapport sexuel. En 1964, le sexuel est traumatique, par définition. En 1970, c’est la langue qui est traumatique – c’est elle qui affecte le corps.


Déroulement

L’enseignement se déroule de janvier à juin 2009, tous les 15 jours, le vendredi de 14h à 18h à Marseille (nombre d’heures de formation : 44 heures)

Dates : 16 et 30 janvier, 6 et 20 février, 13 et 27 mars, 3 avril, 15 et 29 mai, 12 et 26 juin

Conditions financières : particuliers : 240 €, Institutions : 450 €, Étudiants : 165 €

Association Uforca Aix-Marseille pour la formation permanente N°Agrément 9 3 1 3 0 6 5 7 8 1 3 Secrétariat : 5, rue Vallence -13008 Marseille Tél. 04 91 22 63 79 ou 06 61 89 98 70 – Fax. 04 96 10 34 51 Courriel : section.clinique.am@wanadoo.fr SITE : www.section-clinique.org

Mort d’Alexander Lowen

Peu de temps après Eva Reich, voici que le fondateur de la bioénergie et continuateur de Wilhelm Reich vient de disparaître. Le Cifp qui s’honore d’une formation complète à la discipline dont il fut le père, l’Analyse bioénergétique, salue le pionnier créatif et résolu, une personnalité éminente de la psychologie humaniste américaine, puis de la psychothérapie relationnelle. Il s’est toujours dit psychanalyste, dans la lignée Reich. Saluons cet hommage qu’il entendait ainsi rendre à Freud.

Philippe Grauer


Dear friends and colleagues:

It was with great sadness that I inform you of the passing of our founder and mentor, Dr. Alexander Lowen. While expected, Al’s death nevertheless carries the shock of immediacy and finality. It falls to us now to honor his legacy. We have little information about the circumstances of his death, other than it occurred on Tuesday October 28, and it seems he passed peacefully. We have many different layers of connection to Al in our community, some near to him, others from afar, but we are all the beneficiaries of his courage and determination. The loss will be felt in many ways. I hope this serves as an opportunity for us to come together as a community and value our common heritage and grieve our loss together. Plans are underway for a events memorializing Al and his enormous contribution to our work and to our organization, and will be announced shortly.

C’est avec une grande tristesse chers collègues et amis, que je vous informe de la disparition de notre fondateur et guide, le dr. Alexandre Lowen. Quoique prévisible, la mort d’Al surgit avec la vigueur du choc de l’instant et de la finitude. Il nous appartient maintenant d’honorer ce qu’il nous lègue.

Nous ne disposons pas de beaucoup d’information sur les cirrconstances de sa mort sinon qu’elle est survenue le mardi 28 octobre et qu’il semble qu’il s’éteignit paisiblement. De près ou de loin, nous sommes tous les bénéficiaires de son courage et de sa détermination. Sa perte nous affectera diversement selon notre degré d’intimité avec lui. J’espère qu’elle fournira l’occasion pour nous de resserrer les rangs de notre communauté, valoriser notre commun héritage, et pleurer ensemble notre perte.

Des projets son en cours pour célébrer la mémoire de Al et sa contribution considérable à notre travail et organisation. Cela sera annoncé brièvement.

Scott Baum, Ph.D. on behalf of the IIBA Board of Trustees

This information is sent by email to all IIBA members. Please share it with any colleagues you know of who do not have internet access, thank you.

La présente information est adressée par courriel à tous les membres de l’IIBA. Nous vous prions de la partager avec tout collègue qui ne jouirait pas de l’accès à Internet.

Relational psychotherapy training, a hardy plant, thrives and will continue. Tout TCC à l’université : changer d’arrogance c’est passer du même à l’identique

& maintenant la même chose en anglais. Nos voisins britanniques, ceux de UKCP, voient eux-mêmes leur situation évoluer tant et si bien que leur modèle, de phare pourrait passer au statut de feu de naufrageurs.

Voici ce que leur écrit Michael Randolph leur rapportant la situatin française. Nous profitons de l’occasion pour rayonner au-delà de la sphère d’influence de notre francphonie, et procurer aux lecteurs anglophones le plaisir de changer de langue pour un temps, ça rafraîchit parfois.

En attendant de vous attaquer à Cassandra’s Daughter, mordez déjà dans ces quelques §§.

Philippe Grauer


Hi Maria, Here’s a brief outline of the French psychotherapy situation:

 Five years after a surprisingly vindictive and destructive psychotherapy law was passed in France, we are still arguing about its practical modalities. In the absence of any university based psychotherapy training, the government is trying to corner the use of the title of psychotherapist for clinical psychologists and psychiatrists. The local committees supposed to administer the registration are unlikely to contain any members from the psychotherapy community and will likely stick to the minimal stance demanded of them, checking the number of hours spent studying psychopathology and in clinical training in psychiatric units, for the most part essentially unsupervised and radically disconnected to any normal psychotherapy practice.

As in other countries, the French government is trying to impoverish even further the poor cousin of mental illness treatment. By some wayward amalgam, all psychotherapy has been drawn into this budgetary fray, and is often portrayed in parliamentary committees and sometimes in the press, what’s more, as a stalking horse for sectarian alienation. Creating even more confusion, the ranks of the psychoanalytic establishment, a quarrelsome brotherhood, can never seem to decide whether the writing is also on their own bedroom wall, or whether they would rather hold on to their usual disdainful rejection of psychotherapy as an inferior offering in every way. The net result is a feeling of backs to the wall (if only a Gauloise between the teeth and the running-board  of a flat six Citroen were suitable psychotherapeutic accoutrements, there would be many Résistants and few Collabos.)

In spite of important battles won – the Council of State has knocked back much of the content and formulations designating certain professional groups registered by simple decree as being unconstitutional – it is unlikely that the law will be shelved in favour of something more enlightened. This dismal picture is also darkened by the awareness that university psychology teaching has been almost completely taken over by a particularly unimpressive and truncated curriculum of cognitive-behaviorist leftovers.

The unassailable arrogance of triumphant  Lacanian psychoanalysis monopolizing psychology faculties in the seventies and eighties has, perhaps unsurprisingly, been replaced by the present unassailable arrogance of their erstwhile defeated enemies.  Nonetheless, in nooks and crannies, relational psychotherapy training, a hardy plant, thrives and will continue to train many outstanding students for a profession which is not about to bask or even warm itself in any form of official recognition.


Sounds a bit grim, but grim it is, unless you’re a Polyanna!

Do you know the book { Cassandra’s Daughter  by Joseph Schwartz (Karnac Books)? Really the best short history of the whole psychoanalytic movement up to the present (almost) that I’ve ever read. A remarkable piece of intellectual history enlightened  by a clear understanding and exposition of most of  the major clinical issues. Well worth suggesting to your students.

Michael}


   

Les femmes & la psychanalyse

Comme nous l’avons annoncé Le séminaire d’Élisabeth Roudinesco aura lieu cette année à l’École nationale supérieure des Beaux-arts, 14 rue Bonaparte, 75006 Paris.

Notez bien qu’il se tiendra par quinzaine le deuxième et quatrième mardi dans l’Amphithéâtre du Mûrier

Élisabeth Roudinesco
HISTOIRE DE LA PSYCHANALYSE
2008-2009

Les femmes et la psychanalyse

AGENDA : Deuxième et quatrième mardi du mois , de 18h à 20h
25 nov 2008, 9 décembre, 13 janvier 2009, 27 janvier, 24 février, 24 mars, 7 avril, 5 mai, 19 mai, 9 juin.


Ce séminaire est inclus dans :

– ÉCOLE DOCTORALE 382-EESS Économie, espaces, sociétés, civilisations.
UFR DE GÉOGRAPHIE, HISTOIRE, SCIENCES DE LA SOCIÉTÉ (GHSS) – UNIVERSITÉ DE PARIS VII-DENIS DIDEROT.

– Des étudiants avancés franciliens du CIFP s’y rendront avec profit en complément de leur formation. Contacter préalablement leur École.


On peut écrire à Élisabeth Roudinesco au 89 av Denfert Rochereau 75014 Paris