Enfants turbulents : l’enfer est-il pavé de bonnes préventions ?

Programme du colloque du samedi 10 novembre 2007

Paris CHU Saint Antoine — Grand amphithéâtre, entrée 27 rue de Chaligny, 75011.


Devant l’afflux d’inscriptions au colloque du 10 novembre (800 à ce jour), nous avons dû changer de salle, puisque l’amphi St Antoine ne permet d’accueillir que 370 personnes.

Le colloque aura donc lieu à l’ ESPACE CHARENTON

327, rue de Charenton, 75012 PARIS

Accès :

En métro : ligne 8, station : porte de Charenton

En bus : PC 1 et PC 2, arrêt : Porte de Charenton, ligne 87, arrêt : Charenton jardinier


Pasde0deconduite

2ÈME COLLOQUE SCIENCES ET SOCIÉTÉ

Pour accéder au programme et au bulletin d’inscription du colloque, cliquez sur le lien :
http://www.pasde0deconduite.ras.eu.org/article.php3?id_article=98

ENFANTS TURBULENTS :
L’ENFER EST-IL PAVÉ DE BONNES PRÉVENTIONS ?

Ce deuxième colloque de Pasde0deconduite, dans quel contexte ?

Au printemps 2006, avec ses 200 000 signatures, notre appel « Pas de zéro de conduite pour les enfants de 3 ans » contraint le gouvernement à renoncer à inscrire le dépistage, dès 36 mois, d’enfants turbulents dans sa loi de prévention de la délinquance.

Notre mouvement conduit également l’Inserm à annoncer, en novembre 2006, de nouvelles méthodes pour ses expertises en santé psychique et prévention, associant chercheurs de toutes disciplines et acteurs de terrain.

Mais un an plus tard, les questions de politiques et de recherche en prévention psychologique, soin et éducation, restent plus que jamais d’actualité :

– la publication en février 2007 d’une nouvelle expertise de l’Inserm sur les troubles de l’apprentissage chez l’enfant est loin de correspondre aux engagements pris ;

– des actions de terrain, lors de bilans de santé en école maternelle par exemple, ou des projets de recherche intrusifs sur des difficultés des enfants risquant de les stigmatiser ou de les déstabiliser, ont provoqué de vives réactions des associations de parents ou de professionnels ;

– l’instrumentalisation de la recherche s’est à nouveau manifestée avec la mise en avant par des responsables politiques d’ approches exclusivement neuro-biologiques des difficultés en lecture ;

– la promotion de thèses favorables à l’origine biologique des comportements humains s’est exprimée dans le débat public quant à la détermination prétendument génétique de la pédophilie ;

– enfin, la loi votée récemment sur la prévention de la délinquance épingle toujours plus les enfants et les familles en difficulté psychologique ou sociale. Elle fragilise encore le travail des professionnels chargés de les aider. Le secret professionnel , outil essentiel dans la santé et l’action sociale, y est remis en question.

Le collectif Pasde0deconduite a poursuivi ses interventions en 2007, sur ces problèmes, s’adressant tour à tour aux pouvoirs publics, aux candidats à l’élection présidentielle, à des organismes de recherche ou à des institutions chargées des politiques sociales et de santé (cf. sur le site)

Dans le prolongement, nous organisons le colloque du 10 novembre. Nous vous invitons à y participer nombreux et à en parler largement autour de vous

[Image : Élisabeth Roudinesco]

“Que les pervers soient sublimes quand ils se tournent vers l’art, la création ou la mystique, ou qu’ils soient abjects quand ils se livrent à leurs pulsions meurtrières, ils sont une part de nous-mêmes, une part de notre humanité, car ils exhibent ce que nous ne cessons de dissimuler : notre propre négativité, la part obscure de nous-mêmes”. E.Roudinesco

Présentation :

— Où commence la perversion et qui sont les pervers ?

Est réputé tel, depuis l’apparition du mot au Moyen Âge, celui qui jouit du mal et de la destruction de soi ou de l’autre. Mais si l’expérience de la perversion est universelle, chaque époque la considère et la traite à sa façon.

— L’histoire des pervers en Occident

est ici racontée à travers ses grandes figures emblématiques, depuis l’époque médiévale (Gilles de Rais, les mystiques, les flagellants) jusqu’à nos jours (le nazisme au XXè siècle, les types complémentaires du pédophile et du terroriste aujourd’hui) en passant par le XVIIIè siècle (Sade) et le XIXè (l’enfant masturbateur, l’homosexuel, la femme hystérique).

— Notre époque

, qui croit de moins en moins à l’émancipation par l’exercice de la liberté humaine, et pas davantage au fait que chacun d’entre nous recèle sa part obscure, feint de croire que la science nous permettra bientôt d’en finir avec la perversion. Mais qui ne voit qu’en prétendant l’éradiquer, nous prenons le risque de détruire l’idée d’une possible distinction entre le bien et le mal, qui est au fondement même de la civilisation ?


Entretien avec Élisabeth Roudinesco, pour L’homme en question , 18 septembre 2007.

— Ne sommes-nous pas tous un peu pervers?

— Tous les êtres humains ont des fantasmes pervers : envie de tuer, de nuire, de s’exhiber, de manipuler, de dominer, de faire souffrir. C’est en cela que la perversion est la part obscure de nous-mêmes. Mais on ne devient réellement pervers que lorsqu’on met en acte de tels fantasmes, à des degrés divers. Soit à titre individuel, soit de façon organisée, comme dans les dictatures où l’État devient tortionnaire et persécuteur. Le nazisme est l’exemple le plus extrême d’un système pervers puisque le génocide devient la Loi.

— La perversion est-elle pensable en dehors des catégories du bien et du mal ?

— La perversion est synonyme de perversité : jouir de faire le mal et pas simplement faire le mal sans en jouir. Mais elle peut être sublimée en son contraire dans l’art ou la créativité. Si le Marquis de Sade n’avait pas été l’auteur d’une œuvre majeure, il aurait sans doute été un criminel. Être pervers, c’est donc être double, attiré tantôt par le haut (la civilisation) et tantôt par le bas (la souillure). À cet égard, la perversion est pensable, en effet, selon les catégories du bien et du mal, dans la mesure où chaque société a besoin, pour exister, de penser cette différence.

Mais comme la manière de désigner le bien et le mal varie selon les époques, les pervers peuvent être tantôt les victimes d’une Loi qui les persécute, et tantôt des bourreaux ou des rebelles — voire des héros — qui défient la loi de Dieu ou des hommes. Pendant des siècles, l’homosexuel, regardé comme le mal absolu pour cause de sodomie, fut envoyé au bûcher, avec l’hérétique, la sorcière et celui qui se livrait au commerce charnel avec les animaux. Au XIXè siècle, il fut l’incarnation d’un mal qui venait des mauvais instincts de l’homme, descendant du singe. La rédemption passait, non par Dieu et les flammes, mais par la science médicale. Aujourd’hui, dans les états démocratiques, les pervers ne sont plus sanctionnés ni par Dieu ni par la science, ni par la loi, sauf quand ils sont criminels. Le mal absolu, c’est donc le pédophile, criminel et malade, de même que le terroriste — celui du 11 septembre — qui prétend incarner le bien, alors qu’il est l’agent du mal, c’est-à-dire d’une destruction massive de l’autre et de lui-même.

— Vous intitulez votre dernier chapitre “La société perverse”. En quoi notre société contemporaine peut-elle être considérée comme perverse ?

— Parce qu’elle tend à réduire l’âme au corps, à traiter les sujets comme des marchandises et à laisser croire que la solution à la question du désir pourrait être trouvée dans la gestion des corps et non plus dans l’aspiration à un idéal. Il s’agit là d’une tentative de domestication de la part obscure de nous-mêmes — de nos fantasmes, de notre imaginaire —, douce et invisible, propre aux états démocratiques, à l’ère du biopouvoir, lequel prétend venir à bout de tous les comportements dits déviants ou d’addiction. J’appelle perverse une société puritaine et pornographique : étalage maniaque de l’intimité, d’un côté, répression ensuite de ce que l’on a sciemment exhibé. Et tout cela au nom du bonheur individuel et de la santé.

Y a-t-il un propre de l’homme ? Rencontres balzaciennes

L’affirmation du propre de l’homme s’est effectuée par différence d’avec les animaux. Ceux-ci ont tantôt connu un âge d’or, tantôt un avilissement qui les reléguait du côté de la machine. Le monde de la production industrielle et de la recherche médicale en fait des objets de consommation de masse traités de façon abjecte. Ce qui n’est pas sans rapport avec l’inhumanité des traitements que les hommes s’infligent les uns aux autres et dont l’histoire moderne et contemporaine atteste. Les frontières qu’on a pu croire définies et définitives sont remises en cause par les questions nouvelles d’un droit des animaux, mais par celle aussi d’une naturalisation de l’homme qui conteste tout l’héritage philosophique et l’ancien partage. Que penser d’une possible disparition du propre de l’homme ?


Rencontres philosophiques

conférence-débat

salle des fêtes de 18h. à 19h.30 du

Lycée international Honoré de Balzac qui organise ces Rencontres
118 boul Bessières, 75017 Paris
— Métro Porte de Clichy, ligne 13 ; RER C ; bus 54, 74, PC3 —

Entrée libre


Comité de direction des Rencontres : Michel Rotfus, professeur de philosophie ; Jacqueline Marguin, proviseur ; Élisabeth Roudinesco, historienne, chargée de conférence à l’École pratique des hautes études (IVème section), directrice de recherches à Paris VII.

Renseignement et contact : michel.rotfus@orange.fr

Textes d’introduction de Michel Rotfus et Philippe Grauer ici-même en éditorial en date du 7 octobre 2007.


Voici l’ensemble du

PROGRAMME DES RENCONTRES BALZACIENNES 2007 – 2008

1) Mardi 23 octobre 2007 : Y a-t-il un propre de l’homme ?

Par Élisabeth de Fontenay

L’affirmation du propre de l’homme s’est effectuée par différence d’avec les animaux. Ceux-ci ont tantôt connu un âge d’or, tantôt un avilissement qui les reléguait du côté de la machine. Le monde de la production industrielle et de la recherche médicale en fait des objets de consommation de masse traités de façon abjecte. Ce qui n’est pas sans rapport avec l’inhumanité des traitements que les hommes s’infligent les uns aux autres et dont l’histoire moderne et contemporaine atteste. Les frontières qu’on a pu croire définies et définitives sont remises en cause par les questions nouvelles d’un droit des animaux, mais par celle aussi d’une naturalisation de l’homme qui conteste tout l’héritage philosophique et l’ancien partage. Que penser d’une possible disparition du propre de l’homme ?

Professeur honoraire à la Sorbonne, E. de Fontenay a écrit notamment :

Les figures juives de Marx, Galilée, 1973

Diderot ou le matérialisme enchanté, Grasset, 1984

Le silence des bêtes, la philosophie à l’épreuve de l’animalité, Fayard 1998.


2) Jeudi 15 novembre 2007 : Enfances de lecture.

Par Anne Marie Garat

“Je parle des enfances de la lecture. Non pas de lecture enfantine, Encore moins de littérature de jeunesse, qui est infantile. Je parle d’une jeunesse de la lecture, tant ce que nous connaissons vient de ce qui est dit — écrit — bien avant nous dans les livres, tant la littérature nous précède et nous engage au monde.
Je parle des baptêmes et des épiphanies qui m’ont donné lecture, et puis écriture”.

Anne Marie Garat a enseigné le cinéma. Elle a publié de nombreux romans, dont Aden qui a obtenu le prix Fémina en 1992,

L’amour de loin, Les mal famés (prix Marguerite Audoux),

Nous nous connaissons déjà,

On ne peut pas continuer comme ça.


3) Jeudi 6 décembre 2007 : Soins et attention : réflexion sur l’éducation.

Par Bernard Stiegler

Penseur peu médiatique qui se refuse au petit écran, Bernard Stiegler est certainement un de ceux qui aura le plus marqué la réflexion sur les nouvelles techniques de la communication: il s’agit de penser l’autodestruction du monde capitaliste où mondialisation et phénomène d’uniformisation des comportements et des modes de vie s’attaquent à la singularité des individus et des cultures.
C’est à partir de là qu’est ré-abordée la question de l’éducation en procédant à une relecture critique des réflexions de Michel Foucault.

Bernard Stiegler est de formation philosophique. Il a cependant révélé dans Passer à l’acte, 2003, qu’il a passé cinq années en prison pour des attaques à main armée. C’est là qu’il entame des études de philosophie.

Il devient docteur de l’École des hautes études en sciences sociales. Il a été directeur de recherche au collège international de philosophie, professeur et directeur de l’unité de recherche qu’il a fondé en 1993 “ Connaissances, Organisations et Systèmes Techniques ” à l’Université de technologie de Compiègne, directeur général adjoint de l’institut national de l’audio visuel (INA), puis directeur de l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique (Ircam) jusqu’en 2005, puis enfin directeur du développement culturel au Centre Georges Pompidou où il dirige également l’Institut de recherche et d’innovation (IRI) qu’il a créé en avril 2006.

Depuis La technique et le temps, ouvrage en six volumes dont trois sont parus aux éditions Galilée,

La faute d’Epiméthée, 1994,

La désorientation, 1996,

Le temps du cinéma et la question du mal-être (2001), tome 1 et 2 (1994-96)

il a publié de nombreux ouvrages dont les plus récents :

La télécratie contre la démocratie, 2006

Ré enchanter le monde : la valeur esprit contre le populisme industriel (avec Marc Crepon, 2006) ;

De la démocratie participative : fondements et limites, 2006.


4) Jeudi 17 janvier 2008 : Colonie, post-colonie

Par Seloua Luste Boulbina

« La tâche qui persiste est d’élaborer une conception et une pratique tout autre que celles qu’inspirait la modernité « classique ». A réajuster ces dernières, même subtilement, à l’état présent des choses, on ne ferait que fabriquer et répandre de la fausse monnaie. Il y a certes de l’intraitable qui s’obstine dans le système présent, mais on ne saurait en localiser et en soutenir les expressions ou les signes dans les mêmes régions de la communauté et avec les mêmes moyens qui étaient celles et ceux d’il y a un demi-siècle
Jean-François Lyotard La Guerre des Algériens, Écrits 1956-1963, Galilée 1989.

On croit quelquefois que le terme post colonie , créé par Achille Mbembé, désigne une permanence du passé, la recherche d’un temps perdu, une douloureuse mémoire, en bref, une espèce d’éternité. En réalité, il s’agit, bien au contraire, de penser le présent, un présent singulier. Il s’agit de le penser de part et d’autre, puisque la colonie est le lieu d’un grand partage, celui des indigènes et des nationaux, des anciens et des modernes, des hommes de rien et des hommes de bien.

Seloua Luste Boulbina, agrégée de philosophie et docteur en sciences politiques, a réalisé la première étude universitaire sur les Grands Travaux à Paris (1981-1995). Enseignante de philosophie à Paris en classe préparatoire aux grandes écoles et à l’institut des sciences politiques, elle collabore aux Temps modernes, aux Cahiers philosophiques ainsi qu’à Philosophie Magazine. Elle est responsable de séminaire au Collège international de philosophie.


5) Jeudi 14 février 2008 : Logiques et limites de l’homme biomédical.

Par Roland Gori

Quand le traitement de la souffrance psychique dépend de plus en plus d’une psychiatrie au service de l’ordre néolibéral, que devient l’intime, pris entre les thérapies pharmacologiques, comportementalistes, cognitivistes, et le “coaching” ?

Sous un habillage pseudo scientifique qui légitime l’idéologie à la mode, hygiéniste et sécuritaire, il faut que tout soit transparent, rentable, socialement et politiquement correct. On assiste à une médicalisation scandaleuse de la souffrance psychique qui vise à faire croire aux patients qu’ils sont responsables de leurs troubles et qu’on va les guérir par le dressage. Monde totalitaire ou le psychisme ne constitue plus cet espace de liberté ou de révolte permettant au sujet de ne pas être sous emprise, mais doit se soumettre à l’idéologie du contrôle absolu de soi par soi, de la jouissance sans limite, de la consommation érigée comme principe éthiquement supérieur.

Roland Gori est psychanalyste et professeur de psychopathologie à l’université d’Aix Marseille. Il a publié notamment :

Logique des passions, Denoël, 2002

La santé totalitaire : essai sur la médicalisation de l’existence, Denoël, 2005

Le consentement. Droit nouveau du patient ou imposture
, In press, 2006

L’empire des coachs : une nouvelle forme de contrôle social, Albin Michel, 2006).

Deuil & mélancolie 1ère conférence de Sainte Anne de la SIHPP

La prochaine conférence
de la Société internationale d’histoire de la psychiatrie et de la psychanalyse (2007-2008)

Au CHU Sainte-Anne

CMME, 100 rue de la Santé, 75014 Paris

Vendredi 9 novembre 21:00

portera sur la question du deuil et de la mélancolie.

Darian Leader est psychanalyste praticien à Londres. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont plusieurs sont traduits en français :

À quoi penses-tu? les incertitudes de l’amour

La Question du Genre, Faut-il voler la Joconde. Ce que l’art nous empêche de voir }, éditions Odile Jacob

Il membre du Centre for Freudian Analysis and Research et du College of Psychoanalysts, Visiting Professeur au Royal College of Art, Honorary Visiting Academic at Middlesex.

Son prochain ouvrage, publié en janvier 2008, s’intitule : The New Black. Mourning, Melancholia and Depression. : CQFD.

Voir l’ensemble du programme :

SIHPP annonces — Buenos Aires, Paris, Rouen

Conférences de la Société internationale d’histoire de la psychiatrie et de la psychanalyse (2007-2008)

1) Un peu d’exotisme pour commencer :

Buenos Aires
La Asociación Latinoamericana de Historia del Psicoanálisis

tiene el agrado de invitarle al diálogo entre
Sigmund Freud,
representado por Julio Nejamkis,
y David Liberman,
representado por Samuel Arbiser.

Gilda Sabsay Foks
PRESIDENTA

El jueves 25 de octubre a las 20.30 hs. en el Museo Roca
Vicente López 2220 – Capital Federal


2) Le 2ème lundi de chaque mois, à 21h15:
au 4, Place St Germain des Prés 75006 Paris (Salle des Bibliothèques)

Jean-Jacques Moscovitz
Séminaire mensuel
à Psychanalyse actuelle et à Espace analytique

Clinique freudienne de l’actuel et Approche de la culture:
Le sujet entre intime et politique, textes de références pour cette année :
de Freud « psychologie des masses et analyse du Moi », de Lacan : « L’envers de la psychanalyse ».

Pour des informations régulières veuillez consulter les sites de Psychanalyse actuelle et d’Espace analytique
http://psychanalyseactuelle.free.fr/ et
http://espace-analyseactuelle.org/
où sont présentés des textes exposés lors des réunions

Renseignements : Secrétariat de Psychanalyse actuelle, 94 av. Émile Zola 75015 Paris – mail : psychanalyse.actuelle@gmail.com
Jean-Jacques Moscovitz : jjmoscovitz@free.fr Tél. 01 43 25 02 11


3)
École pratique des hautes études EPHE
Équipe d’accueil : EA 41-17. Cultures juives d’Europe, de Méditerranée,
d’Europe du nord, centrale et orientale.
Sous la direction conjointe d’Esther Benbassa et de Jacques Le Rider.
Salle de conférences de l’EPHE, tour CROUS, 29-31 rue Daviel, 75013 Paris.

Élisabeth Roudinesco

HISTOIRE DE LA PSYCHANALYSE
2007-2008

Psychanalyse, judéité et questions religieuses

Deuxième et quatrième mardi, de 18h à 20h
27 nov 2007, 11 décembre, 8 janvier 2008, 22 janvier,
12 février, 11 mars, 25 mars, 8 avril, 13 mai, 27 mai, 10 juin.

Ce séminaire est inclus également dans :
ECOLE DOCTORALE 382-EESS Economie, espaces, sociétés, civilisations.
UFR DE GEOGRAPHIE, HISTOIRE, SCIENCES DE LA SOCIÉTÉ (GHSS) –
UNIVERSITÉ DE PARIS VII-DENIS DIDEROT.


4) Université de Rouen Haute Normandie

22 novembre 2007 à 19h

Maison de l’Université 1 rue Lavoisier 76821 Mont-Saint-Aignan

L’âme et le corps à l’ère postfreudienne

avec

Élisabeth Roudinesco

Discutant : François Pommier

Renseignements : Esaï Makoundou,
Département de Psychologie de l’Université de Rouen Tél. : 02 35 14 80 99
esai.makoundou@univ-rouen.fr
Organisation : équipe “Traumatisme, processus de subjectivation individuelle et familiale” PRIS

Inscriptions sur place : 10 euros pour les participants Gratuit pour les étudiants


Pour consulter le programme des Conférences de Sainte Anne 2007-2008 cliquez ici :

Ségrégation : dis-moi si tu même

Vient de paraître aux éditions érès

JFP
Journal Français de Psychiatrie
n° 28

Ségrégation

– Numéro coordonné par Pierre-Yves Gaudard et Thierry Jean

En librairie le 6 septembre 2007

Pour en savoir plus
Acheter en librairie – Commander ou S’abonner : Voir

Christian Bréchot démissionne enfin

Pour des motifs “semi-personnels qui n’ont pas de rapport avec ses compétences en général”, bref, des ennuis, Le Monde annonce la démission lundi 8 octobre 2007 de Christian Bréchot de la Direction générale de l’Inserm.

Christian Bréchot avait dirigé cette institution scientifique et impulsé le mémorable Psychothérapie : trois approches évaluées , puis récidivé avec les “expertises collectives” vigoureusement controversées intitulées “ Troubles des conduites chez l’enfant et l’adolescent ” ayant engendré la réplique des pasdezérodeconduite.

Nous resterons vigilants concernant la nomination de son successeur

Pendant ce temps-là, toujours plus fort dans le même sens, on va pister bientôt le mauvais ADN chez les fœtus logeant … dans le sein des femmes pauvres, seules et en difficulté affective. Dans des temps plus anciens on appelait ça des facteurs socio-économiques, à l’avenir tel que le conçoivent les Bréchot, cela recevra une appellation génétique, c’est ça la “science”. Bio-pouvoir quand tu nous crois nous tenir !

Au fait, vous avez signé la pétition ? http://www.touchepasamonadn.com

La filiation n’est pas affaire d’ADN

Voici le texte d’une Info spéciale du SNPPsy (en date du 04 10 2007).

Lisez et signez, si, comme nous le souhaitons vivement, le cœur vous en dit.


L’actualité n’attend pas. L’affaire des tests ADN requiert une mobilisation citoyenne immédiate, en particulier de tous les professionnels du psychisme. Ce minuscule item législatif permettant de vérifier si un enfant descend bien en droite ligne ADN de Untel et Unetelle a l’air si évident si allant de soi, d’un bon sens qui n’a rien à voir avec celui de Descartes : faculté de bien juger et de distinguer le vrai du faux, que les citoyens du pays tout entier et les professionnels du psychisme en particulier, doivent intervenir sans délai pour empêcher la bioéthique de dérailler. Les années brunes nous ont montré où le biologisme appliqué à la politique pouvait conduire.

Il n’y a que le premier pas qui coûte. Prévenons celui-là. En tant que psychothérapeutes relationnels et psychanalystes nous savons que la filiation n’est pas une affaire d’ADN. Comme le dit justement le texte de la pétition que nous vous appelons à signer, sont père et mère les personnes qui portent amour, soin et éducation à ceux et celles qu’ils reconnaissent comme étant leurs enfants. Ensemble nous redresserons ce faux-pas que le Sénat vient déjà de bloquer.

Signez, faites signer la pétition dont nous vous livrons l’adresse (la seconde pour information complémentaire). Vous aurez exercé votre devoir de psy, et citoyen, vous aurez contribué à maintenir l’éthique sans laquelle une nation perd son âme.

Philippe Grauer

Président du SNPPsy


POUR SIGNER CLIQUEZ CI-DESSOUS :

touchepasamonadn.com

– Pour plus d’information :

http://tmp.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1625

Le grand concert-meeting de SOS Racisme en « direct live »

[Image : Sans titre] Le CIFP relaie ici l’invitation de Touche pas à mon ADN .

Vous n’avez pas eu vos places ? Vivez en direct sur Internet l’événement du Zénith de Paris ce dimanche !

« Touche pas à mon ADN »

organisé par SOS Racisme, Charlie-Hebdo et Libération dimanche 14 octobre à partir de 18H sur l’un de ces trois sites :

<http://live.sos-racisme.org>
<http://www.liberation.fr>

<http://www.arte.tv>

TOUCHE PAS A MON ADN

OPPOSITION A L’AMENDEMENT MARIANI

Dimanche 14 octobre au Zénith de Paris à partir de 18 h

De plus en plus de personnalités s’associent à ce concert / meeting organisé par SOS RACISME, CHARLIE HEBDO et LIBERATION.

En effet, Isabelle Adjani, Josiane Balasko, Bénabar, Emmanuelle Béart, Carla Bruni, Stomy Bugsy, Phil Darwin, Fellag, Julie Gayet, Claude Leroy, Mélissa, Michel Piccoli, Renaud, Sanseverino, Soprano, Niels Tavernier, Les têtes raides, Tiken Jah Fakolly, Philippe Torreton, Youssoupha ont d’ores et déjà répondu présents.

Se joindront eux Clémentine Autain, François Bayrou, Laurent Fabius, René Frydman, François Goulard, Bernard-Henri Lévy, François Hollande, Axel Khan, Valérie Lang, François Léotard, Corinne Lepage, Aurélie Philipetti.

L’événement sera présenté par Serge Moati avec les organisateurs : Dominique SOPO, SOS Racisme, Philippe VAL, Charlie Hebdo, Laurent JOFFRIN, Libération.

Par pur esprit de la loi républicaine, SOS RACISME en partenariat avec CHARLIE HEBDO et LIBERATION ira jusqu’au bout pour que l’amendement Mariani ne passe pas. Nous ne faiblirons pas jusqu’à son retrait.

L’objectif de ce concert / Meeting prévu ce dimanche est de fédérer les fervents défenseurs de l’égalité républicaine qui fait la fierté de notre pays autour de l’idée d’une nation soudée par une communauté de destin et non pas par une communauté génétique.

Nous ne laisserons pas la génétique entrer dans le domaine du contrôle étatique, contraire à notre idée de la civilisation et de la liberté.

Nous ne manquerons pas non plus de rappeler qu’en plus de faire partie d’une longue série de mesures et de déclarations qui jettent une suspicion généralisée et récurrente sur les étrangers, cet amendement introduit en plus des changements profondément négatifs sur les plans éthiques, scientifiques et du vivre ensemble.


En présence de Josiane Balasko, François Hollande, Bertrand Delanoë, François Léotard, Bernard Henry Lévy, Soprano, Bénabar, Tiken Jah Fakoly, Stomy Bugsy & bien d’autres …

Nous devons tous nous mobiliser, alors diffusez cette invitation au maximum de gens. La majorité parlementaire nous dit qu’elle agit conformément à ce que pense le peuple ? Eh bien montrons ce que le peuple en pense.


Les psychothérapeutes relationnels savent bien qu’on ne saurait substituer une logique biomédiale à celle de la relation en matière de famille — cf à ce sujet


Notre pétition rassemble ce jour plus de 120 000 signatures ! C’est une démonstration incroyable de notre résistance citoyenne face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs.
Malgré tout, le gouvernement s’entête au delà de tout bon sens. Nous pouvons gagner ce combat, mais il faut passer à la vitesse supérieur : la mobilisation.

C’est pourquoi, nous avons appelé l’ensemble des citoyens opposés à ce dispositif, quelque soit leur horizon politique, à nous rejoindre pour un

GRAND MEETING CONCERT
CONTRE LES TESTS ADN
Dimanche 14 octobre à 18h
au Zénith de Paris
(Métro porte de Pantin)

qui s’est transformé en une

Grande première sur le web !

Un grand concert-meeting de SOS Racisme en « direct live »

N’oubliez pas de continuer à

signer et faire signer la pétition

sur http://www.touchepasamonadn.com

Un monde de fous : la souffrance ne s’expertise pas !

Bientôt ici même notre présentation de cet événement.

Faculté Victor Segalen — ßrest

Le savoir expert créera-t-il l’homme de demain ?

La loi de 2002 et les décrets concernant l’évaluation, les critères de bonnes pratiques et de diagnostic, modifient de façon inquiétante le travail des professionnels qui y sont confrontés. Les acteurs du social, du médico-social, de la santé psychique en général, pour ne citer qu’eux, sont en première ligne. Au nom d’une prévention reprenant l’argument des « classes dangereuses », on veut leur imposer des pratiques de contrôle, voire de délation, contraires à l’éthique de leurs professions. L’institution d’un «secret partagé», notamment, met fortement en cause le fondement même de leurs pratiques. Ces nouvelles recommandations disqualifient le sujet au profit d’un individu repérable dès sa conception et transformé en usager consommateur, avec son « consentement éclairé », précaution nécessaire pour se prémunir des actions qu’il pourrait intenter. Le patient transformé en usager devient aussi un ennemi potentiel… À l’heure où la « parole d’expert », et l’argument statistique prétendent dire le vrai et le réel, sous le sceau de la scientificité, on voit la personne humaine traitée comme une machine qu’il convient de faire fonctionner correctement, de réparer ou de remiser si elle ne donne plus satisfaction. Le devenir de l’enfant est donné pour inscrit inexorablement dès le petite enfance, le bambin coléreux sera le délinquant de demain. Au cours de cette journée, nous souhaitons défendre une autre conception de l’humain.

Françoise CORVAZIER
Psychanalyste, Médecin PMI, membre de l’Ecole de Psychanalyse des Forums du champ Lacanien.


Quand le sujet disparaît

Les lieux de soins et de prévention, médicaux, psycho-psychiatriques, voire sociaux étaient-ils si désertés qu’il soit nécessaire – de façon récurrente – de faire appel à une « requalification » ? De nombreux textes viennent encadrer, recadrer les orientations à définir dans ce champ. Depuis toujours, dirais-je, depuis longtemps du moins…
Pour poursuivre leur travail, centré sur l’humain, au plus près de sa singularité, les professionnels cherchent appui. Y aurait-il des garanties ? Serait-ce le droit, les lois à lire, à interpréter ? La science et ses experts ? L’appel à la déontologie ?
Comment soutenir notre acte ? L’éthique est requise.

Patrick COUPECHOUX
Journaliste indépendant, collaborateur au Monde Diplomatique, auteur de “Un monde de fous, comment notre société maltraite ses malades mentaux” aux éditions du Seuil, préface de Jean Oury.

Comment la société maltraite ses malades mentaux
“On juge du degré de civilisation d’une société à la façon dont elle traite ses fous”: c’est à partir de cette phrase de Lucien Bonnafé, l’un des inventeurs de la psychiatrie de secteur après la libération, que Patrick Coupechoux a mené une enquête dans le monde de la maladie mentale et de la psychiatrie. Après l’expérience du désaliénisme, qui avait mis le fou au coeur de la condition humaine, on assiste aujourd’hui à un changement de regard sur la folie à partir de trois facteurs : la domination d’une conception biologique de la folie, la domination d’une idéologie managériale soucieuse avant tout de gestion et de rentabilité, la domination de l’industrie pharmaceutique. Ce bouleversement conduit à la négation de la maladie mentale, à l’abandon des fous – y compris dans la rue et en prison – à la remise en cause même de la psychiatrie. Si l’on considère la situation actuelle des fous, on peut donc faire l’hypothèse d’un recul de civilisation.

Jean-François COTTES
Psychologue, Psychanalyste, Président de l’InterCo-Psycho, membre du collectif « pasdezerodeconduite »


Les noces nouvelles du savoir et du pouvoir

L’apparition du discours de la science avait déjà profondément modifié les rapports du savoir et du pouvoir. Aujourd’hui, l’apparition des nouvelles technologies de la communication, et en particulier, la numérisation des données, marque une nouvelle étape. D’autre part, la marchandisation du secteur des services sanitaires et sociaux progresse. Comment dans ces conditions préserver l’espace intime et les pratiques qui le concernent ?