Manifeste pour la psychanalyse

Marie Darrieussecq, psychanalyste et écrivain, et Yann Diener, psychanalyste, saluent la parution du «Manifeste pour la psychanalyse», un livre «éclairant et percutant».


puceinvite.jpgLa politique s’est toujours méfiée de la psychanalyse, et les psychanalystes sont souvent mal à l’aise avec la politique. Aujourd’hui où l’évaluation généralisée attaque toutes les pratiques, tous les métiers, la pratique psychanalytique est menacée de disparition par son assimilation à une psychothérapie. A rebours de la position de Freud et de Lacan, de nombreux psychanalystes ont souhaité ou accepté que la psychanalyse soit intégrée dans le marché des psychothérapies régulé par l’Etat. Ils espéraient trouver un abri dans cette réglementation : en échange d’un statut officiel, ils ont soumis leur formation, leur pratique et leur vocabulaire au contrôle d’experts en santé publique. Heureusement, d’autres psychanalystes refusent de sacrifier la singularité de leur pratique : le Manifeste pour la psychanalyse, lancé en 2004, a recueilli 970 signatures à ce jour. Six des initiateurs de ce mouvement publient aujourd’hui un livre éclairant et percutant, le Manifeste pour la psychanalyse (1). Les auteurs estiment que les psychanalystes doivent aujourd’hui s’engager publiquement pour la psychanalyse, en dépassant l’opposition artificielle entre l’individuel et le collectif.

La psychothérapie vise un soulagement du symptôme (angoisse, dépression, empêchements divers, agitation de l’enfant). Or ce symptôme est une coûteuse mais précieuse solution trouvée par le sujet pour dire son refus de rester à la place que lui assignent parents ou institutions (famille, école, travail). Grain de sable dans le système, le symptôme a une portée insurrectionnelle. Une psychanalyse peut dévaloriser la jouissance pathologique du symptôme –c’est ce qui aura un effet de guérison de surcroît– sans réprimer la rébellion portée par ce symptôme. Ce serait faire le jeu de l’Etat, qui tend à confondre les «sujets» avec l’objet de son pouvoir. Des organismes homologués commencent à former des psychothérapeutes habilités à faire purement et simplement disparaître les symptômes par rééducation, par suggestion ou par médicaments psychotropes, quand ce n’est pas en les recouvrant d’étiquettes pseudo-scientifiques mais très vendeuses («hyperactivité» pour l’enfant ou «trouble d’anxiété sociale» pour l’adulte, entre autres).

A l’opposé de cette forte tendance, c’est sur une conception du symptôme promu à la dignité d’un acte politique qu’une rencontre a eu lieu entre le Manifeste pour la psychanalyse et sa maison d’édition, La fabrique. Quand l’éditeur de Jacques Rancière, Tariq Ali ou Auguste Blanqui publie un texte de psychanalyse, c’est déjà une petite révolution. Les conditions d’un débat au-delà des cercles psychanalytiques sont réunies, parce que ce Manifeste dépasse autant la caricature du psychanalyste enfermé dans sa tour d’ivoire que celle du militant politique embarrassé par ses préjugés sur Freud, le bourgeois viennois. Parce que «l’inconscient, c’est la politique» (2).

(1)

Manifeste pour la psychanalyse, Sophie Aouillé, Pierre Bruno, Franck Chaumon, Guy Lérès, Michel Plon & Erik Porge, Paris, éditions La fabrique, septembre 2010.

(2) Jacques Lacan, Séminaire «La logique du fantasme», 10 mai 1967, inédit.

Le Manifeste pour la psychanalyse organise un débat le samedi 4 décembre

de 14h00 à 18h00, au 92 bis bd du Montparnasse, Paris (14e), en présence des auteurs du livre et de l’éditeur, Eric Hazan.

Guy Dana : Quelle politique pour la folie ?

Nous vous rappelons l’intervention de Guy DANA

le Jeudi 9 décembre à 19:00.

[Image : Guy DANA psychothérapeute institutionnel]

Psychiatre et psychanalyste, Guy Dana est né en 1948 en Égypte. Après des études de médecine et de philosophie, il s’engage dans le monde de la psychiatrie. Formé par Lacan, il est nommé en 1991 chef de service d’un secteur de psychiatrie générale. Il est de 1997 à 2000 le président du Cercle freudien. Cofondateur de l’association mondiale Convergencia, il organise aussi en 2003 au Sénat le Forum des psychanalystes pour le Proche-Orient. Auteur de nombreux articles et ayant participé à des collectifs, il publie aujourd’hui son premier livre. Membre depuis janvier 2009 du groupe des 39, il se bat pour une orientation de la psychiatrie comptable des sciences humaines et de la psychanalyse. Il a publié de nombreux articles cliniques et théoriques.

La soirée ISADORA permettra à Guy Dana de présenter les réflexions qu’il mène actuellement et qu’il a développé dans son ouvrage Quelle politique pour la folie ? Le suspense de Freud. Stock, 2010.

C’est un nouvel espace d’hospitalité à la folie que ce livre tente de penser à partir de ce que l’auteur a pu créer au sein même du service qu’il dirige et dans les cures auprès des malades.

Partant des principes directeurs de la psychanalyse, l’idée tenace de ce livre est qu’une politique qui s’installe au cœur de la ville peut permettre de contourner la menace qui pèse actuellement sur le champs social dans son entier, et sur la psychiatrie en particuliers : exigence de rendement et instrumentalisation de nos peurs, évaluation tronquée par les normes, culte de la performance et du résultat.

Dans ce contexte, l’isolement sécuritaire et la réponse médicamenteuse systématique peuvent-ils être évités ?

Guy Dana répond, soutenu par l’inventivité de la psychanalyse, en privilégiant une solidarité indéfectible avec ceux qui sont au quotidien sur le terrain. Il montre, et l’idée est novatrice, que les impasses que l’on rencontre dans le traitement des psychoses sont aussi des balises pouvant ouvrir un nouvel horizon.

La psychanalyse, pense-t-il, revisitée par Freud, Lacan et Winnicott, est aujourd’hui l’antidote qui permet de proposer et d’initier de façon rigoureuse une autre approche de la folie et de la souffrance humaine. Malgré, ou avec, un certain suspense.

WikiLeaks : la dictature de la transparence

Du temps du Mouvement du potentiel humain les psychologues humanistes rêvaient une politique appliquant le principe de la relation juste et de l’authenticité qui mettrait enfin le monde en paix perpétuelle. En matière d’authenticité et de transparence Bill Schutz(1“), le père de la Rencontre (2“), après avoir expliquait-il tenté l’aventure de vivre en privé en absolue ouverture et transparence, et rencontré l’inévitable limite, en était revenu à une transparence bien tempérée. La sincérité et l’honnêteté surmoïsées relèvent de l’enfer, la réalité des relations humaines, a fortiori politiques, est heureusement plus complexe, il est recommandé de savoir disposer d’un par devers soi lorsqu’on rencontre l’autre.

Heureusement que nous avons un dos, dans lequel les autres peuvent parler librement de nous et de leur relation à nous, heureusement que nous n’en savons jamais rien. Le doux commerce des hommes dont parle Rousseau, et les relations internationales sont à ce prix.

Du bon usage de la transparence

La Glastnost a marqué la fin du siècle – et de l’Union soviétique. La transparence peut constituer la meilleure des choses, humaines et politiques. Les révélations de WikyLeaks révèlent que l’idéologie du tout dire, éliminant la discrétion, peut s’en prendre au principe même de la communication responsable, montrent la fragilité de certains de nos dispositifs et que la transparence absolue peut tuer le principe de transparence et d’information, qui consiste à montrer mais jamais tout.

Nous avons besoin de confidentialité sûre. Aux aguets de toute indiscrétion – jusque là tout est normal, le principe de diffusion de l’information dissimulée fonde l’exercice de la liberté de la presse – prenons garde de nous trouver pris au vertige de l’hyper miroir aux alouettes sans tête.

Philippe Grauer


LIBÉ DES PHILOSOPHES.

Tout en contrebalançant le pouvoir des États, les révélations du site internet alimentent les thèses conspirationnistes et donnent aux médias un pouvoir sans précédent.

Le déballage par le site WikiLeaks de milliers de courriers, mails et échanges qui auraient dû demeurer secrets jusqu’à l’ouverture des archives par des historiens pose, une fois de plus, le problème de la transparence. Depuis qu’Internet a acquis un pouvoir de divulguer tout et n’importe quoi, des pirates surdoués peuvent se prendre pour les nouveaux Robin des bois d’un altermondialisme pour le moins suspect, consistant à faire croire à leurs internautes que tous les États du monde auraient organisé un vaste complot visant à asservir les pauvres citoyens (lire page 4). Ces derniers seraient ainsi les victimes inconscientes d’une puissance obscure et antidémocratique fondée sur le règne du crime et de la corruption. Telle est en tout cas l’idée fixe de cet étrange hacker australien – Julian Assange -, qui se croit un bienfaiteur de l’humanité alors même qu’il est pourchassé – peut-être à tort – par la justice suédoise dans le cadre d’une enquête pour suspicion de viol et d’agression sexuelle. Au point qu’il se cache quelque part en Grande-Bretagne et ne communique plus avec le reste du monde qu’à l’aide d’une messagerie cryptée. «Il est mon fils et je l’aime», a déclaré sa mère à la chaîne australienne ABC.

Arroseur

Si le hacker a pu occuper sur la Toile tantôt la place d’un héros planétaire et tantôt celle d’un suspect adoré de sa maman, le voilà devenu maintenant la proie de ses propres machinations, puisque ses «disciples» sont entrés en dissidence. Ils lui reprochent de s’être compromis avec la presse internationale – El País, le Monde, Der Spiegel, The New York Times, The Guardian -, en acceptant qu’un tri soit effectué dans les documents, permettant de contrôler les «révélations» qu’ils contiennent.

Autrement dit, l’arroseur est arrosé : après avoir fait trembler le monde des puissants, il est accusé par ses propres troupes, plus extrémistes que lui, de s’être conduit en dictateur et d’avoir rompu le pacte de la transparence absolue. Le projet de Herbert Snorrason, étudiant islandais de 25 ans, chef de file des opposants à Assange, repose sur la volonté d’aller beaucoup plus loin encore dans l’organisation du déballage : «Nous souhaitons que la structure de l’organisation du projet soit aussi ouverte que possible. Nous n’envisageons pas d’avoir un contrôle par une seule personne, mais plutôt que la majorité des personnes impliquées participent à toutes les décisions. Nous voulons que ce soit transparent.»

Négociation

Cette surenchère repose sur une logique connue : un groupuscule se scinde pour engendrer un nouveau groupuscule qui se scinde à son tour. L’ennui dans cette affaire, c’est que le processus de déballage ne se limite pas à un règlement de comptes entre un maître saisi par la folie conspirationniste et des groupies habitées par un fantasme de destitution d’une chefferie défaillante. Il révèle d’une part que les gouvernants sont victimes de la même dictature de la transparence que celle qui affecte la vie privée des citoyens – et que seule la loi peut protéger -, et que, de l’autre, les médias sont devenus aussi puissants qu’eux dans la gestion des affaires du monde. La décision de déballer telle ou telle archive plutôt que telle autre a fait l’objet, on le sait, d’une négociation : entre les pirates et la presse, puis entre celle-ci et les gouvernants. Dans cette partie à trois, les premiers sont des voleurs d’archives, les seconds imposent une sélection au nom d’une déontologie qui leur est propre et les troisièmes négocient avec les seconds pour rester maîtres d’un événement qu’ils ne contrôlent pas.

Bien entendu, cette dictature de la transparence possède deux facettes, l’une positive, l’autre négative. Grâce à elle, les crimes commis par les États peuvent être révélés en temps réel à l’opinion : actes de torture, bavures militaires, crimes, viols, etc. Mais à cause de cette dictature, toutes sortes de discours délirants peuvent se déguiser en énoncés rationnels : négationnisme, complotisme, divulgations de rumeurs, etc.
Toutefois, le plus étonnant dans cette histoire, c’est que les secrets révélés ne sont rien d’autre que ce que l’on sait déjà. Dans l’exercice de leurs fonctions, les hommes qui nous gouvernent ressemblent aux autres hommes : derrière le semblant propre à toute relation sociale ou diplomatique, chacun est capable d’insulter ou de faire preuve d’une belle sévérité dans ses jugements. À cet égard, pour rétablir l’équilibre entre la nécessité du secret, sans quoi aucun État de droit ne saurait exister, et la nécessité d’une certaine rigueur de l’information, il faudra bien trouver une parade à la sottise infantile des nouveaux dictateurs de la transparence.

Par ÉLISABETH ROUDINESCO historienne, directrice de recherches à l’université de Paris-VII (GHSS).

  • 1 Dans Here comes everybody.
  • 2 Que je distingue soigneusement par le R majuscule de la simple rencontre.

Grand-parentage : date limite au 23 mai 2011

Date limite : ne pas commettre d’erreur

Attention, ceci est une information syndicale SNPPsy

Ne pas s’embarquer dans une lecture audacieuse et risquée de la loi. Celle-ci fixe la date limite {dans le délai d’un an à compter de la publication du décret, ce qui nous met au {23 mai et non au 1er juillet. Geneviève Mattei nous alerte : ne pas suivre imprudemment les consignes fournies par la FF2P dans son dernier bulletin d’information, qui pourraient conduire à des accidents de non inscription.

PHG}}


Info du Syndicat national des praticiens en psychothérapie relationnelle et psychanalyse – SNPPsy

Je me permets de réagir aux informations diffusées par la FF2P dans sa
lettre d’information au sujet des délai de saisine de la commission régionale
d’inscription des psys ayant plus de 5 ans d’exercice. Elle indique que le décret étant entré en vigueur le 1er juillet les psys concernés ont jusqu’au 30 juin 2011 pour déposer leur dossier et qu’il ne faut pas se presser et que c’est à cette date qu’il faut évaluer les 5 ans d’exercice. Il ajoute que l’administration est d’accord pour cela.

Or, l’article 52 de la loi qui seul fait foi – et que l’Administration, quelles que
soient ses bonnes intentions n’a pas le pouvoir de modifier – vise dans ses
mesures transitoires les professionnels justifiant d’au moins 5 ans de pratique
à la date de publication du décret.

Dépôt des dossiers jusqu’au 23 mai dernière limite

Exigence que le décret a respecté, comme il y était tenu, dans l’article 16 relatif aux mesures transitoires. Il en résulte que c’est bien la date du 23 mai et non celle du 1er juillet qui doit être respectée pour le calcul des 5 années d’exercice (article 16 du décret al. 1er) et le dépôt des dossiers (article 17 § 1er).

L’entrée en vigueur au 1er juillet s’applique aux autres dispositions et signifie
notamment que les psychothérapeutes en exercice depuis moins de 5 ans
qui continueront à utiliser le titre entre le 23 mai et le 1er juillet ne pourront pas être poursuivis pour usurpation de titre. Le syndicat ne peut donc absolument pas retenir comme délai le 30 juin et doit donc insister sur le respect de la date du 23 mai.

Quant à la tolérance de l’administration dont fait état la FF2P, elle doit être réservée aux cas limites ou aux ratés des délais par certaines personnes (il y en a toujours) mais ce ne peut être confondu avec la règle juridique.

D’autant que rien ne garantit que toutes les autorités locales qui vont instruire les dossiers suivront cette pratique et accepteront de ne pas respecter les délais légaux.

Tabler sur cette tolérance de cuisine interne – qui peut certes être utile – peut être dangereux également en cas de contestation ultérieure des décisions de rejet car ce sera alors la règle de droit qui prévaudra.

Prendre ses précautions en n’attendant pas la dernière minute

Quant à conseiller d’attendre le dernier moment cela me parait aussi problématique car l’article 17 al.3 prévoit que l’AR qui va faire courir le délai de 6 mois n’est délivré qu’à la réception du dossier complet : quid si un dossier arrive à la limite du délai et est considéré comme incomplet ?

L’arrêté du 9 juin juin fait bien état d’un dossier complet qui doit être envoyé dans le délai d’un an à compter de la publication du décret.

Je pense qu’il ne faut pas confondre la rigueur des délais qu’il faut inciter les adhérents à respecter avec toute les précautions nécessaires, et les possibles arrangements et tolérances administratives à n’utiliser que pour régler les situations litigieuses.

Geneviève Mattei

Rue 89 — Michel Onfray versus Freud : la réaction d’Élisabeth Roudinesco

Par Élisabeth Roudinesco | historienne | 17/11/2010 | 17H18

– Voir également au bas du texte le billet de Raphaël Sorin.

Suite à l’interview de Michel Onfray dans laquelle je suis mise en cause, je tiens à préciser les faits suivants : je n’ai jamais téléphoné à monsieur Laurent Beauvais, président PS de la région Basse-Normandie pour lui demander que soit retirée la subvention accordée à l’université populaire de Caen. C’est monsieur Laurent Beauvais lui-même qui m’a appelée sur mon portable, le 29 avril 2010, à 8h30 du matin, sur le conseil du sénateur PS Jean-Pierre Sueur.

Je lui ai simplement proposé, comme à d’autres, de venir assister à la conférence qui devait se tenir à l’université de Caen, à l’occasion de la sortie de mon livre Mais pourquoi tant de haine ? au Seuil, 2010. Cette conférence était organisée par le professeur Franck Lelièvre, l’un des co-auteurs du livre et vice-président de la Société normande de philosophie. Il avait également convié à la tribune Guillaume Mazeau, historien et co-auteur du livre, ainsi que Anne Golse, psychologue.

La conférence a bien eu lieu le 27 mai à l’amphithéâtre Tocqueville, en présence de plus de 700 personnes. Elle a été filmée par France 3 et l’on peut Sur son blog, en mai dernier, M. Beauvais apportait sa vision des faits, replaçant dans son contexte la conversation avec Mme Roudinesco.

Concernant la conférence du 27 mai, Michel Onfray certifie ne pas avoir été invité personnellement. Nous espérons que le débat, et non les querelles de maïeutique et d’intentions, pourra bientôt avoir lieu dans des conditions apaisées.

Hubert Artus


Est-il interdit de ne pas lire Onfray?

Par Raphaël Sorin sur SURLERING.COM – THE BOOKMAKER

Hédoniste déclaré, libertaire affiché, Michel Onfray va-t-il me pardonner mon absence absolue d’envie de lire ce qu’il écrit ? Je l’espère mais j’en doute. Samedi soir, chez Ruquier, une délicieuse comédienne, Mathilda May, a eu le tort de commencer à dire au philosophe qu’elle ne lirait pas son dernier opus. Le visage d’Onfray se crispa aussitôt avec une expression de haine pure. Il coupa la parole à son interlocutrice ; sous la violence de l’attaque, elle est resta bouche bée. Un freudien débutant en aurait fait son miel : quel aveu magnifique ! Un beau retour en fanfare du refoulé :”Tu m’as pas lu, tu la fermes !“

Psychothérapie et misère : pauvre France !

Ils ne risquent pas d’encombrer nos cabinets, ces pauvres vivant dans des conditions terribles tout autour de nous. Si la loi ne nous traitait pas en psycho exclus, au sein des structures de soins de quartier nous pourrions apporter notre savoir-faire à ceux qui ne connaissent pas d’autre recours pour recevoir l’aide nécessaire.

C’est bien dans un tel environnement que nous exerçons, que nous nous battons pour maintenir la dignité de notre exercice professionnel et par delà l’agression de la médecine nous ayant dépouillés de notre nom mais non délogés de nos appartements place du Carré psy – le côté Est vous savez, poursuivre notre mission humaniste d’écoute professionnelle en prenant le temps qu’il faut, d’écoute de beaucoup de gens qui souffrent, et souffrent aussi du porte-monnaie. Ce que pourquoi mine de rien nombre d’entre nous, en libéral, les prennent à des prix de séance en rapport avec leurs faibles revenus.

Philippe Grauer


Chaque année, le Secours catholique rédige un rapport annuel sur l’état de la pauvreté dans la société française. Dans ce document publié la semaine dernière, on peut lire qu’en 2009, celle-ci s’est accrue et étendue à de nouvelles populations aux revenus réguliers, mais faibles. Au cours de l’année, plus d’un million et demi de personnes ont eu recours à cette association. Leur point commun est l’extrême faiblesse de leurs ressources, insuffisantes pour faire face aux dépenses courantes, encore plus aux dépenses imprévues. “Toutes ces personnes en difficulté ne sont pas de mauvais gestionnaires“, souligne Pierre Levené, secrétaire général du Secours catholique : c’est “l’insuffisance de leurs ressources, absolument criante“, qui est en cause. “On est proche du scandale de laisser autant de gens avec si peu“, dénonce-t-il. Ainsi, malgré les discours sur le «travailler plus pour gagner plus » , ceux qui vivent au quotidien avec nos concitoyens les plus fragiles ne peuvent que constater une inexorable montée de la pauvreté et de la précarité dans notre pays, et notamment de l’accroissement de ceux qu’on appelle « les travailleurs pauvres ».

Afin d’affiner la compréhension de la situation, le Secours Catholique a joint à son enquête annuelle une étude sur la situation budgétaire de 1163 ménages aux revenus modestes, mais réguliers. L’étude montre que, malgré l’intervention du Revenu de Solidarité Active (RSA), le déficit mensuel moyen est de l’ordre de 141 euros après le paiement des frais incontournables. Commentant ces chiffres, François Soulages, Président de l’association, déclare : « Je suis très surpris de ce résultat. Je pensais qu’ils étaient à zéro en fin de mois. La situation est très grave. C’est tout notre système des minima sociaux qu’il faut revoir » (1).

Plus préoccupant encore, les auteurs du rapport notent l’augmentation du sentiment de désespérance chez ces personnes au point de les amener à négliger les aides dont elles pourraient bénéficier. « Les familles précaires, déclare encore François Soulages, ne croient plus à la capacité des dispositifs publics de les épauler dans leurs difficultés. Cela explique en grande partie le non-recours au revenu de solidarité active. En juin 2010, le RSA activité a concerné 174 000 personnes. Or on pensait qu’il y en aurait 600 000 ou 700 000. Plus de la moitié des gens qui viennent au Secours Catholique, et qui pourraient en bénéficier, n’en font pas la demande ».

Une société se juge à la façon dont elle traite ses exclus. L’inflation médiatique des beaux magazines, des belles images et des belles réussites cache trop souvent cette désespérance quotidienne qui atteint des millions de nos concitoyens. Plus que jamais, nous devons savoir qu’une société humaine ne se construit pas dans une jungle économique où la dévotion à la « main invisible du marché » pourrait nous dispenser d’inventer au quotidien plus de fraternité.

Chronique hebdomadaire de Bernard Ginisty diffusée sur RCF Saône & Loire le 13/11/2010

(1) In journal La Croix, 9 novembre 2010, page 3

Psychothérapie relationnelle : sauvons la pratique !

Dernière nouvelle (18 novembre 2010)}} : le vocable “psychopraticien” adopté par les 4 du GLPR. Nous avons déjà sauvé notre nouveau nom de métier (1“).

Journée d’étude de l’Affop

Chers collègues,
Retenez bien cette date et notez-la dans vos agendas :

Samedi 22 janvier 2011, de 10h à 18h.30 (accueil à partir de 9h.30)
6 rue Beauregard – 75002 – Paris – Métro : Sentier ou Bonne-Nouvelle.

Journée interactive d’étude et d’échange

L’Affop, avec la collaboration du SNPPsy, vous propose de participer à

une exceptionnelle journée interactive d’étude et d’échange sur le thème

Sauvons la pratique !

Avec

– la participation des responsables de l’Affop – parmi lesquels Jean-Michel FOURCADE son président et Philippe GRAUER président du SNPPsy – , et celles de

– Geneviève MATTEI, psychothérapeute relationnelle, ancienne avocate au Conseil d’État.

– Vincent de GAULEJAC, professeur de sociologie à l’UFR de Sciences sociales – Paris 7 – Fondateur de l’IISC – Institut international de sociologie clinique

Conséquences de la nouvelle législation

Nous réfléchirons ensemble sur les conséquences de la nouvelle législation sur le titre de psychothérapeute.

Vous savez que celle-ci ne concerne que le titre et que la pratique n’est pas encadrée. Notre pratique est ce qui nous reste pour demeurer libres et c’est peut-être le meilleur dont nous disposons encore, faisons-en bon usage. Sauvons-la et défendons-la.

Les ci-devant psychothérapeutes que nous sommes devenus bien malgré nous, n’ont pas l’intention de se laisser éliminer au profit d’une nouvelle conception médicalisée de la psychothérapie au service d’une prétendue santé mentale, définie en termes de normes, de troubles et de symptômes à éradiquer le plus rapidement possible et aux moindres frais (immédiats).

Au delà de toutes les actions que nous avons menées et que nous continuons à mener tant que nous en avons encore la possibilité au plan législatif, au delà du repli sur des reconnaissances fondées principalement sur des méthodes de psychothérapie, nous pensons que nous devons nous concerter sur l’affirmation d’une identité commune.

Thèmes

Nos principaux thèmes de concertation seront les suivants

– L’histoire des mouvements dont notre pratique est issue.

– les aspects épistémologiques, cliniques, juridiques et sociologiques.

– Les cinq critères qui fondent déjà notre identité et constituent la base de notre autorégulation, celle-ci ayant fait ses preuves depuis de longues années.

– La question de l’éthique qui guide notre pratique.

– L’avenir de nos écoles de formation et celui de leurs étudiants.

Soutien institutionnel

Nous serons là, aussi et surtout, pour vous soutenir institutionnellement

– en vous informant de vos possibilités de prévoir, de commencer ou continuer d’exercer légalement notre profession, sous un nouveau titre, non réglementé (2“) consensuel et représentatif.

– pour nous interroger ensemble sur la pertinence ou l’urgence de présenter un dossier pour figurer sur les listes départementales du futur registre national des psychothérapeutes, en en pesant les conditions, les avantages et les risques pour ceux qui peuvent y prétendre.

Identité commune, nouvel espace de vie

Concertons-nous aussi pour construire, faire connaître et valoir notre identité commune auprès de ceux qui nous ont fait confiance depuis de longues années et risquent de se trouver encore plus perdus qu’auparavant dans la nébuleuse de ceux qu’ils appellent les Psys.

Venez en nombre, battez le rappel autour de vous, collègues, institutions, étudiants, etc.

Ce ne sera qu’un début et c’est ensemble que nous continuerons le combat.

Expulsés de notre titre – mais certainement pas de la psychothérapie au sein de laquelle nous conservons toute notre place ! – nous nous devons de maintenir et développer ensemble plus que jamais notre espace de vie professionnel, scientifique et politique.

Inscriptions

Directement auprès de l’Affop.


Mis en ligne 15 novembre 2010 – consigné et pourvu d’une note le 9 octobre 2013 –

  • 1 Note de l’historiographe : il semble y avoir confusion dans les dates, la décision en question datant du 17 novembre 2011. Nous travaillons à éclaircir ce point. 9 octobre 2013.
  • 2 Mais auto réglementé.

Autisme : les emmurés de l’indicible

Les Enfants de l’indicible peur. Nouveau regard sur l’autisme , d’Henri Rey-Flaud : les emmurés de l’indicible.


LE MONDE DES LIVRES | 11.11.10 | 10h10 • Mis à jour le 11.11.10 | 10h10

Après l’invention du mot autisme, en 1907, pour désigner un repli précoce du sujet sur son monde intérieur et une absence de tout contact avec autrui, les enfants atteints de ce syndrome furent traités pendant plus de trente ans comme des schizophrènes. En 1943, cependant, Leo Kanner , psychiatre américain d’origine viennoise, fit de l’autisme un trouble non psychotique d’origine plutôt organique. Son compatriote Hans Asperger, qui avait lui-même traversé un tel état dans son enfance, ajouta à ce sombre tableau “l’autisme de haut niveau”, caractérisé par une absence d’altération du langage et une capacité de mémorisation inhabituelle.

Par la suite, les psychanalystes du monde anglophone, de Bruno Bettelheim à Donald Metzler en passant par Frances Tustin, s’employèrent à définir le côté psychique de ce trouble. Mais, de nos jours, ces approches tendent à être abandonnées au profit d’une définition génético-comportementale de l’autisme. En conséquence, les enfants autistes sont regardés comme des malades qu’il faut rééduquer.

Génie fulgurant

Plutôt que de s’engager dans l’interminable débat qui oppose les partisans du tout-psychique aux adeptes du tout-génétique, Henri Rey-Flaud a préféré, dans ce deuxième volume de sa monumentale réflexion sur le sujet, décrire, sans le moindre voyeurisme, l’univers psychique de ces enfants mutiques et violents qui semblent pourtant habités par un génie fulgurant : “Tel ce petit garçon qui, au quotidien, se déplaçait avec la lourdeur embarrassée d’un jeune phoque, ne sachant que faire de son corps, et qui, à certains moments, cueillait au vol avec une dextérité stupéfiante des “insectes volants-piquants” qu’il déposait délicatement dans une petite boite à l’intention de sa mère.”

C’est avec une infinie tendresse et une réelle compassion pour la souffrance des enfants et de leur famille que Rey-Flaud adopte la plume d’un Lewis Carroll, relu par Gilles Deleuze, pour se faire le porte-parole de ces êtres qui ressemblent au fameux Bartleby, ce personnage d’Herman Melville qui disait toujours “Je préférerais ne pas“, opposant ainsi une gigantesque force d’inertie à l’absurdité d’un discours fermé à l’altérité ou à la différence.

Chaque sujet autiste porte en lui un Bartleby. Telle est la leçon de ce livre dans lequel Henri Rey-Flaud rassemble de multiples histoires puisées autant dans des cas cliniques que dans des récits rédigés par d’anciens autistes qui ont su transformer leur “maladie” en une écriture de soi.

Pour ce grand mémorial de la souffrance des enfants autistes, Henri Rey-Flaud a su trouver la bonne distance, celle qui permet d’accueillir la fatalité tombée sur un enfant des hommes, afin, comme il le souligne, d'”aider les parents et les soignants à trouver l’écoute, le regard et les mots qui rendront à la lumière et à la vie l’enfant du silence et de la nuit que le destin a placé, un jour, sur leur route”.


LES ENFANTS DE L’INDICIBLE PEUR. NOUVEAU REGARD SUR L’AUTISME
d’Henri Rey-Flaud. Aubier, “La psychanalyse prise au mot”, 518 p., 23 €.

Élisabeth Roudinesco


Zoom

Pierre Delion, Le corps retrouvé. Franchir le tabou du corps en psychiatrie, Hermann, 20 e. 117 pages.

Professeur de pédopsychiatrie de réputation internationale, initiateur du collectif «Pas de zéro de conduite», auteur de nombreux ouvrages, Pierre Delion tente dans ce petit livre remarquable de penser la question du corps dans le traitement de la folie et de l’autisme. Il montre que bien au-delà de la cure par la parole, il faut aussi, s’agissant des pathologies lourdes, faire intervenir le corps comme «objet parleur». Le chapitre sur le packing ou technique d’enveloppement des autistes par des linges humides est particulièrement intéressant.
E. Ro

Herboristerie dans le colimateur

La médecine scientifique ne cesse progresser. Tant mieux. Pas une raison pour prohiber les soins par les plantes. Primum non nocere, les tisanes et décoctions n’ont jamais fait de mal à personne. La science est par nature tolérante, le scientisme peut virer à l’intégrisme.

On peut penser ce qu’on veut de certaines médecines alternatives. Leur prohibition est une sottise, et une atteinte aux libertés fondamentales. Bien entendu il serait criminel et irresponsable de soigner un cancer uniquement avec de la décoction de presle ou de l’olibrium 24 CH. Mais il serait stupide d’interdire l’usage des plantes, fort utiles souvent au long cours, à ceux qui s’en trouvent bien. Et si les cancéreux veulent absorber du fenouil séché pour adoucir leur traitement si dur à supporter et aguerrir leur organisme, que cela soit placebo ou non, au nom de quoi rationnellement devrait-on le leur interdire ?

On a connu la guerre de l’ortie blanche, plante traitée en Rom il y a quelques années. À quand celle de la camomille ? et de la banane plantin si jamais quelqu’un s’avise de dire que c’est bon pour prévenir la croissance démesurée des oreilles. On arrête avec l’ubuisme.

Le texte qui suit est un peu paranoïaque, l’agro buisness nous persécute jusque dans nos plantes. Mais il contient un fond de vérité, la même tout le temps : démesure de la mesure, verrouillage de tout partout. C’est dangereux pour la santé.

Philippe Grauer


Il n’est pas question ici de dire qu’une médecine est meilleure qu’une
autre mais simplement que chacun puisse garder le libre choix de ses
méthodes de soins.



Disparition programmée de l’homéopathie, la phytothérapie, la
gemmothérapie, les plantes de Médecine chinoise, l’herboristerie,
l’aromathérapie, extraits de plantes, eaux florales, elixirs, macérats,
oligothérapie pour les faire rentrer dans la Pharmacie

Grande victoire pour l’industrie pharmaceutique : les plantes médicinales
bientôt interdites dans l’UE, c’est quasiment fait. Nous allons voir
disparaître les préparations à base de plante, ainsi que la possibilité pour
les herboristes de les prescrire.

L’industrie pharmaceutique, qui depuis quelques décennies tente d’éliminer
toute concurrence, a presque atteint son but. Le 1er avril 2011 toutes les
plantes médicinales seront illégales dans l’Union européenne. L’approche
adoptée aux États-Unis est un peu différente, mais a le même effet
dévastateur. Les gens sont devenus des réceptacles pour toutes les
cochonneries que l’industrie pharmaceutique et l’agro business choisit de
déposer, et nous n’avons d autre choix que de payer le prix qu’ils
demandent.

L’industrie pharmaceutique et l’agro business sont presque arrivés à
contrôler chaque aspect de notre santé, depuis la nourriture que nous
mangeons jusqu’à la façon dont nous nous soignons quand nous sommes malades. Soyez-en sûrs : cette prise de contrôle prendra tout ce qui reste de notre santé.

Poison d’avril

Dans un des pires poisson d’avril de tous les temps, la directive européenne pour les produits à base de plantes médicinales traditionnelles (THMPD) a été décrétée le 31 mars 2004.(1) Elle réglemente l’usage des produits à base de plante qui étaient auparavant librement échangés.

Cette directive demande que toutes les préparations à base de plante
soit soumises au même type de procédure que les médicaments. Peu importe si une plante est d’un usage courant depuis des milliers d années. Le coût de cette procédure, estimé à 90 000 à 140 000 euros par plante, est bien au-delà de ce que la plupart des fabricants peuvent payer, et chaque plante d’un composé doit être traitée séparément.

Peu importe si une plante utilisée depuis des milliers d’années est sans
danger et efficace. Elle sera considérée comme un médicament. Bien sûr, les
plantes sont loin d’être des médicaments. Ce sont des préparations faites à
partir de sources biologiques. Elles ne sont pas nécessairement purifiées,
car cela peut modifier leur nature et leur efficacité, comme pour tout
aliment. C est une distorsion de leur nature et de la nature de l’herboriste
de les prendre pour des médicaments. Cela, bien sûr, ne compte pas pour le
monde pharmaceutique européen contrôlé par Big Pharma, qui a gravé le
corporatisme dans le marbre de sa constitution.

Le Dr. Robert Verkerk de l‘Alliance for Natural Health International – ANH –
décrit le problème qui se pose si l’on demande à ce que les préparations à
base de plantes répondent aux mêmes normes de conformité que les médicaments.

Faire passer un remède classique à base de plante provenant d’une culture
médicale traditionnelle non-européenne au travers du système d’autorisation
de mise sur le marché de l’UE s apparente à faire passer une cheville carrée
dans un trou rond. Le système de régulation ignore les traditions
spécifiques et n est donc pas adapté. Une adaptation est requise de toute
urgence si la directive est discriminatoire à l égard des cultures
non-européennes et viole par conséquent les droits de l homme.(2)

Droit commercial / droits de l’homme

Pour mieux comprendre comment cela peut se produire, il faut savoir que les
lois du commerce ont été au centre des initiatives visant à mettre tous les
aspects de l alimentation et la médecine sous le contrôle de l industrie
pharmaceutique et de l’agro business.

Si vous avez suivi ce qu il s est passé aux États-Unis concernant le lait
cru et la Food and Drug Administration (FDA) qui déclare que les aliments se transforment par magie en médicaments quand on affirme qu ils sont bons pour la santé, vous avez pu remarquer que la Federal Trade Commission (FTC) a pris part au processus.

Les aliments et les médecines traditionnelles sont considérés comme des
questions commerciales plutôt que comme une question de droits de l’homme. Cela place les désirs des grandes corporations, plutôt que les besoins et désirs des gens, au centre des lois sur les aliments et plantes. C est cette distorsion qui transparaît dans les déclarations outrageusement absurdes de la FDA, affirmant par exemple que les Cheerios (des céréales de
petit-déjeuner) et les noix sont presque des médicaments simplement parce qu’on dit que c est bon pour la santé.

Le but de tout cela est de sécuriser le monde pour le libre-échange des
multinationales. Les besoins et la santé des gens ne rentrent tout
simplement pas en considération.

Comment combattre cette intrusion sur notre santé et notre bien-être

Ce n’est pas chose faite, du moins, pas tout à fait. Si vous tenez aux
plantes, et si vous vous souciez des vitamines et autres suppléments,
agissez s il vous plait. Même si ces questions vous semblent sans
importance, pensez aux gens pour qui ça l est. Doit-on leur interdire le
droit au traitement médical et aux soins de santé de leur choix ?

L’ANH lutte activement contre ces intrusions. Ils vont actuellement devant
les tribunaux pour tenter de stopper la mise en application de la THMPD.
Nous ne pouvons qu’espérer qu’ils réussiront, mais l histoire récente montre
qu’aucune manœuvre légale ne peut s’opposer à ce rouleau compresseur. Nous ne pouvons pas nous asseoir et attendre les résultats de leurs efforts. Nous devons voir leurs efforts comme faisant partie d un tout, dans lequel chacun de nous joue un rôle.

C’est à vous à chacun d’entre vous d agir. Envoyez une lettre ou un message
à votre député Européen en déclarant, en termes non équivoques, que vous
soutenez fortement l’action de l’ANH pour stopper la mise en application de
la THMPD et que vous espérez qu’ils vont aussi prendre position pour les
droits des gens à choisir leurs remèdes médicinaux.

Imaginez-vous devant vos enfants ou petits-enfants vous demandant pourquoi vous ne l’avez pas fait. Comment allez-vous leur dire que leur bien-être ne vous intéressait pas ? Comment allez-vous leur dire que regarder la dernière émission de télé-réalité importait plus que de consacrer quelques instants à écrire une simple lettre ?

C est seulement en luttant activement que cette farce contre votre bien-être
peut être stoppée. Notre droit à protéger notre santé et celle de nos
enfants est sur la balance. Si vous vous souciez du bien-être de vos enfants
et petits-enfants, vous devez agir. Exprimez-vous, car maintenant, c est le
moment de vérité. Vous pouvez rester assis et ne rien faire, ou vous pouvez
vous exprimer.

Et après l’avoir fait, parlez-en à toutes les personnes que vous connaissez.
Dites-leur qu’il est temps d’agir. Il n’y a vraiment pas de temps à perdre.


Adresse de retour : pétition medecine Sujet : Pétition pour la médecine de demain

*Pétition : Pour la liberté en matière de thérapeutique des malades et des
médecins*

*Lien pour signer la Pétition
*
A signer et diffuser… il y a urgence…


NewsOfTomorrow

Transmis par le Dr Hervieux

30.09.2010

(Source : Gaia-health, par Heidi Stevenson, trad. NewsOfTomorrow.org, 12
sept. 2010)

L’information arrive de toute part. Si vous aussi y êtes sensible je vous encourage à aller signer la pétition et à faire suivre cet Email à vos contacts. Adresse de la pétition : http://www.lapetition.be/petition.php?petid=8350 Pétition : Pour la liberté en matière de thérapeutique des malades et des
médecins

Droit et psychothérapie

Par Geneviève Mattei

Le Cifp proposera très bientôt une journée du même type avec la même distribution, peut-être agravée de la présence de votre serviteur.

Vous pouvez déjà fréquenter celle-ci bien entendu : mieux vaut tenir que courir. Comme on sait, la majorité de nos ci-devant psychothérapeutes ancienne norme est en passe de devenir psychopraticiens relationnels. Ceux qui sortiront de notre École titulaires du diplôme de psychopraticien multiréférentiel se verront à l’issue d’une période stagaire encadrée, titularisés par le SNPPsy (1“). Exercice dans un cadre auto réglementé par la profession.

Ce système de garantie s’affinera au cours de l’année. Tout cela ne fait qu’aiguiser les questions relatives au statut, au mode de présentation, au nom adopté, aux garanties proposées par l’auto réglementation de notre profession. Se dessinent ainsi plus nettement les contours d’une profession à présent émergée et non plus émergeante, institutionnellement renforcée par le GLPR qu’elle a su constituer unitairement, se désignant sous un nom de métier et de discipline clair, distinct, source de fierté professionnelle.

Geneviève Mattei conseille le SNPPsy auquel elle appartient et l’Affop depuis le tout début de la crise due à la mainmise médicale sur le titre de psychothérapeute. Sa double qualité de juriste de haut niveau et de psychopraticienne relationnelle lui confère une autorité et pertinence précieuses en les matières.

Philippe Grauer


Après un long parcours de formation et de travail sur soi confrontant à la Loi symbolique, le choix de faire de la psychothérapie son activité professionnelle se traduit par une description dans le social qui confronte, cette fois, à la loi juridique, aux règles de droit, au possible, à l’interdit.

– S’inscrire et donc se rendre visible : mais sous quel titre, compte tenu notamment de la réglementation récente du titre de psychothérapeute ?

– Quel mode d’exercice, quel statut social, fiscal ?

– Le statut que vous avez choisi est-il le plus judicieux pour votre cas personnel ?

– Quels sont vos droit et devoirs en matière de responsabilité civile et pénale ?

Tels seront les thèmes abordés au cours de cette journée, avec ajustement aux question et besoins des participants.


Geneviève Mattei est psycho-analyste, membre titulaires du SNPPsy, ancien Avocat au Conseil d’État et à la Cour de Cassation.


Mardi 23 novembre 2010 de 9:30 à 17:30

à SAVOIR PSY, 233 rue Saint-Martin 75003 Paris

Ouvert aux psychothérapeutes, psychopraticiens relationnels et professionnels de la relation

participation : 160 € la journée (456 € pour 3 journées – 874€ pour 6 journées – il s’agit d’autres journées sur des thèmes différents. NdlR –)

Contacter Savoir Psy pour connaître les modalités d’inscription au
01 48 87 27 87

Courriel : savoirpsy@orange.fr

Site www.savoirpsy.com

  • 1 Le plus souvent. Ils pourront également choisir de s’inscrire au psy’G, ou de se faire titulariser par un organisme instituant de l’Affop.