Une psychothérapeute a été retrouvée étranglée hier dans son cabinet à Paris, et son pronostic vital est engagé. L’agresseur présumé, un de ses patients, a été placé en garde à vue.
par Benoit Hasse et Céline Carez
Le Parisien le 30.08.2012, 07h30
Les faits se sont produits d’un cabinet paramédical au 1er étage d’un immeuble de la rue du Mont-Doré à proximité de la place de Clichy (Paris XVIIe). Le drame s’est joué hier à 15 heures hier dans le secret d’un cabinet paramédical au 1er étage d’un immeuble de la rue du Mont-Doré à proximité de la place de Clichy (Paris XVIIe). Un homme de 28 ans a étranglé sa psychothérapeute chez qui il venait de suivre une séance, avant de prendre la fuite en la laissant pour morte. Alerté par des bruits suspects, l’un des deux fils de la spécialiste, qui exerce à son domicile, s’est précipité dans le cabinet. Il a découvert sa mère inanimée au sol, à moitié dénudée, le corps couvert de marques et le cou de traces de strangulation. Le jeune homme s’est lancé à la poursuite de l’agresseur présumé qui dévalait les escaliers. « Ils se sont battus dans la rue, » indique la gardienne d’un immeuble voisin.
Des témoins ont alerté la police qui a interpellé le fuyard quelques minutes plus tard. « Le type hurlait c’est pas ma faute, c’est pas ma faute ! rapporte Léo, aux premières loges dans l’immeuble en face. L’agresseur a été placé en garde à vue dans les locaux du premier district de police judiciaire. Selon une source policière, le jeune homme, très agité, n’aurait pas pu être entendu tout de suite par les enquêteurs. Il n’aurait cependant pas été transféré à l’institut psychiatrique de la préfecture de police. Dans la soirée, l’agresseur, connu des services de police pour un seul fait qualifié de mineur se trouvait toujours dans les locaux de la PJ.
Sa victime, âgée d’une cinquantaine d’années, a perdu connaissance après l’agression. Elle aurait fait un arrêt cardio- respiratoire. Les secours qui l’ont d’abord soignée sur place sont parvenus à la réanimer. Elle a été conduite à l’hôpital Saint-Louis dans un état jugé critique. Hier soir, une source proche du dossier indiquait que son pronostic vital restait engagé.
« C’est une très belle dame brune élégante et aimable qui vit avec ses deux fils », commentait, encore sous le choc, une habitante de la petite rue calme du quartier des Batignolles où la psychothérapeute exerçait. Hier soir, sur la porte de son cabinet, dépourvu de plaque, un message manuscrit indiquait : « Mme D. est absente en raison d’un contretemps. »
On a appris entre temps que Madame D. est décédée.