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24 décembre 2019

abominable poème votif en l’honneur des temps à venir

par Philippe Grauer, hélas

Il faut aux vœux de l’an qui vient

sacrifier le rituel.

Souhaitons-nous qu’à force de ramer contre le courant, au moins nous ayons gagné en musculature. Côté littérature, d’après ce que vous allez lire, la situation reste improbable en ce qui concerne la contribution de l’auteur de ces lignes, qui tiennent davantage du barbelé en plastique que du ruban à cadeau.

Quoi qu’il en soit bons vœux bon vent à votre navire !


 

Le Céhièfpéère attentif vous dédie

Cet exécrable poème en forme de poire

Votive en l’honneur de l’avènement de l’an

Qui vient

 

Pleuvent les vœux et pleurent les fontaines

Jamais passé le temps que les amours reviennent

Il nous faudra vers demain revenir

Et bousculés dans quelque mauvais train

Pendant qu’aux vitres on voit le temps qui traîne

Dire à son cœur la possible rengaine

Que devant vous bondisse

La colline des rires

Et cascadent les perles du collier des heures

Au cou doux de la vie dont la peau tendre vibre

Finissez ce poème aux lâches anaphores

Raccrochez leur guirlande aux clous de votre histoire

Et qu’on n’en parle plus d’ici l’année prochaine


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