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11 décembre 2018

GILETS JAUNES, RESPECT, RELATION, PLANÈTE

par Philippe Grauer

Plus ça fait semblant de changer et moins ça change. Alors, acte V ?


Rassurez-vous bonnes gens, le serviteur de Goldman Sachs continuera d’administrer le pays en ayant pris soin cette fois-ci de mettre un peu d’eau dans son vin et une poignée d’euros dans la poche des gilets jaunes. L’Europe continuera de poursuivre sa politique libérale dévastatrice et d’étrangler la Grèce. Goldman Sachs continue de régir le monde. Les gilets jaunes n’auront été qu’une secousse. La planète continue de préparer sa prochaine extinction. Empochez votre prime, dialoguons et rouvrons le dossier de l’immigration (le XIXè siècle redoutait le spectre du communisme, celui-ci celui du grand remplacement, rien à faire il faut un spectre). Le règne des écocidaires n’est pas remis en question, il va falloir en enfiler des gilets pour mettre un terme au ravage en cours. Mais l’histoire vient de nous montrer que, depuis les profondeurs de ce que soudain on voit paraître sous la forme le peuple, les humains restent créatifs en démocratie face aux situations désespérées. Il va lui rester, à l’histoire, à nous dévoiler comment elle compte s’y prendre pour produire des formes qui ne dégénèrent pas (enfin pas tout de suite) en structures propres à se couper de leur base populaire. La progression vers la mythique VIème république se fait d’un lent ! après tout la démocratie ne saurait vivre que d’invention permanente. Ne lâchons rien du principe espérance.

Nous autres psychopraticiens de la relation, savons que le principe relationnel, actif dans notre psychothérapie, appliqué à la marche de l’histoire, représente un axe utopique, un projet de société et de rapport enfin juste (et efficace) à la planète et à nous-mêmes (le respect réclamé par les GJ), à cultiver et maintenir, un projet qui nourrit la vitale espérance. Nous voici bien placés pour contribuer au mouvement, et nous mettre à notre tour, sans rapport avec ce que cela peut signifier de commis aux intérêts des faiseurs d’argent et de misère, en marche. Marchera bien qui marchera le dernier. Face à un avenir prévisiblement tragique, reste à savoir si au bout du compte ça aura marché pour l’humanité que porte la planète. Vous le saurez en lisant le prochain épisode. C’est à nous, ensemble, qu’échoit la responsabilité de l’écrire. PHG