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Est multiréférentiel le psychopraticien relationnel formé conjointement à plusieurs disciplines (1), sachant qu’elles peuvent être théoriquement et méthodologiquement contradictoires (et non contraires, on peut toujours s’arranger avec les subcontraires, plus propices à l’intégration, ainsi l’analyse bioénergétique et la psychanalyse, le psychodrame analytique), donc non mettables en œuvre simultanément. L’éthique de la multiréférentialité ouvre à la critique d’une discipline par une autre, ruinant les tendances hégémonistes et idolâtres sectaires, développant l’ouverture d’esprit, incitant à l’humilité scientifique et psychothérapique.

Paradigme

pluralisme, côtoiement de méthodes et disciplines diverses, mais pas dans une même tête, le SNPPsy est un syndicat pluraliste.

intégrativisme, montage d’au moins deux champs disciplinaires (exemple, gestalt et thérapie existentielle (2) psychanalyse et psychocorporel dans le cadre de la psychanalyse intégrative).

Dans les cas d’intégration l’un des deux champs théoriques et méthodologiques constituants (il peut y en avoir plus de deux) régit l’autre. Déterminer lequel. Déterminer s’il n’y a pas dénaturation de l’un des deux ou des deux ensemble. Ça n’est pas grave en soi, ni interdit, mais il vaut mieux savoir où on est et le prix épistémologique et théorique qu’on a payé pour obtenir le nouveau modèle intégratif.

éclectisme, juxtaposition sans principe indifférente à la théorisation.


Principes logiques

Les théories croisées sont

– soit contraires : les sub-contraires peuvent fournir des complémentaires et se constituer en système, cela conduit à une psychothérapie intégrative

– soit contradictoires, relevant de systèmes mutuellement exclusifs : incompatibles. Il ne s’agit plus alors de combinaison mais d’alternance. C’est la psychothérapie multiréférentielle


La multiréférentialité permet d’atteindre le non atteignable de chaque discipline en particulier, depuis une ou plusieurs autres. Elle s’appuie sur le maintient dynamique de contradictions irréductibles, reconnues comme telles, entre disciplines, refusant de laminer les différences gênantes, les amalgamer, réduire ou ramener à l’hégémonisme de l’une d’entre elles.

Elle s’intéresse à la pratique complexe ménageant le jeu nécessaire des tensions entre éléments hétérogènes incompatibles. Elle s’appuie sur le concept d’ambiguïté de Paul-Louis Racamier, générateur de recherche et d’invention. Elle permet d’articuler ce qui peut l’être en évitant les délices de la vérité unique et de l’esprit de chapelle.

Ses praticiens travailleront à partir de plusieurs pôles disciplinaires, et se montreront capables de stratégies multifocales, à tout le moins de tenir compte de l’existence de dimensions différentes de celle qu’ils auront choisi d’engager. Attention, fantasme de toute-puissance à l’horizon.


Admettre plusieurs systèmes contradictoires relève de la tâche impossible et d’une position méta. Il y faut de la consistance, de solides bases philosophiques, et une capacité d’orientation rigoureuse dans un univers conceptuel ménageant sa place à l’hétérogène. Le recensement d’universaux du psychothérapique pourrait aider.

Le psychopraticien relationnel multiréférentiel dispose de savoirs psys irréductibles les uns aux autres, et ne se réfugie pas dans un seul système théorique et disciplinaire lui assurant confort maximal, risque d’enfermement et de dogmatisme.

Il s’expose à connaître plusieurs systèmes dans le cadre d’une même discipline, par exemple à savoir la gestalt-thérapie, la psychanalyse et l’analyse bioénergétique, conscient du fait que ces entités ne sont pas compatibles, peuvent être partiellement complémentaires mais seulement partiellement, et que passé un certain seuil chacun contredit l’autre du point de vue théorique (et pratique par voie de conséquence).

Il s’expose à ne pas s’embrouiller théoriquement et méthodologiquement pour noyer les contradictions dans le flou artistique d’une confusion commode. Cela nécessite de la rigueur.

Cela comporte également un avantage. Celui de ne pas tomber facilement dans l’idolâtrie d’un système, d’un maître, d’une Société, susceptible de virer à l’esprit sectaire, d’une chapelle dont on deviendrait le zélateur dépendant, aliéné et fier de l’être.

Autre avantage, la richesse et variété des points de vue, et la conviction qu’aucun système, pourtant bien utile à certains moments pour s’orienter, ne doit jamais se voir préféré à la singularité clinique présente, ne doit jamais présider à la fermeture de l’invention dans le moment même de l’ouverture à ce qui est en train de survenir dans l’entre-deux psychothérapique.

Être multiréférentiel est un travail d’artiste : multiplicité, rigueur et création.


Antonymes : monoréférentiel, pluraliste, éclectique, intégratif.

Autres références

Alain Gourhant ; analyse critique à venir de cette contribution (dans laquelle la FF2P est qualifiée de syndicat). Repérer également qu’à son article ASTROLOGIE l’auteur dévie clairement de la scientificité en donnant la main (main dans la main avec Stanislas Grof) à une fausse science. }

mises à jour 3 octobre 2011 – 21 janvier 2012 – 14 novembre 2015 –

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